‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 68 sur 306 · LE GAVE SG JÉSUS · texte numérisé non relu

LE GAVE SG JÉSUS

tielle de notre adoption divine sur les fonds du baptême , et qui sera le gage de notye persévérance dans son amour.

FLEURS SPIRITUELLES

« Il ne faut regarder ce monde que comme un pays étranger, où nous n'avons rien en propre que la foi et la religion. a

(S. Justin, Lett. à Zénon. )

a Celui qui est crucifié avec Jésus-Christ par le baptême doit se séparer de tous ceux qui vivent selon le monde et s’élever en esprit à une vie toute céleste, en sorte qu’il puisse dire véritablement et avec une sainte confiance : Nous vivons déjà dans le ciel. » (S. Basile, ffom. 29 cont, la Calamn.)

« Si vous ne pouvez quitter toutes les choses du monde, prenez garde au moins de ne pas y attacher votre cœur de telle sorte que le monde, par leur moyen, vous tienne attachés à lui. » (8. Grégoire le Grand, Hom, 36 tur les Évangü.)

« Ce monde est bien plus dangereux quand il nous est favorable que quand il nous est contraire, et nous devons le craindre davantage lorsqu’il recherche notre amour en nous présentant des charmes, que lorsqu’il nous rebute par des disgrâces et qu’il nous oblige à le mépriser. »

(S. Augustin, Lett. A Anastase.)

«Celui qui dédaigne de prendre part aux plaisirs du monde, et qui ne recherche pas ses délices, n’est pas mort ainsi que se l’imaginent les personnes mondaines , mais plutôt c’est alors véritablement qu’il vit en Dieu. »

(S. Jean db la Croix, Erp. duCantiq. xxi.)

PREMIÈRE PARTI*. 407

d Tout le miel que l’on peut recueillir sur les fleurs de ce monde , n’a pas pour nous autant de douceur que le fiel et le vinaigre dont fut abreuvé Notro-Seigneur Jésus. »

(S. Ignace de Loyola, apud BarioH. )

« Nous devons être pour le monde comme des voyageurs et des pèlerins : et de même que ceux-ci n’attachent pas tellement leur cœur aux hôtelleries où ils s'arrêtent, et aux objets qu'ils rencontrent, qu’ils en oublient le terme de leur voyage, ainsi tout homme doit régler et mesurer ici-bas ses affections d’après le terme de ses espérances. »

(S. François Xavier, 1. III, Lett. 43.)

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