‹ Le cœur de Jésus; ascétisme et littératureChapitre 94 sur 306 · CHAPITRE XXII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXII

De l’espérance , et comment l'aimable cœur de Jésus est le principe et le modèle de cette vertu.

Dens antem spet repleat vos omni gaudio.

(Rom. xv. 45.)

Que le Dieu d'espérance remplisse vos cœnrs d’nne joie abondante.

L'espérance est une vertu qui nous fait attendre, avec une confiance dépouillée de toute hésitation , les biens que Dieu nous a promis. C'est l'espérance qui nous soutient au milieu des épreuves de cette vie , c'est l'espérance qui anime notre courage dans les sacrifices que nous faisons pour Dieu , c'est l'espérance enfin qui alimente sans cesse en nous les divines flammes de l'amour. Si nous n’avons rien à espérer après le tombeau, disait saint Paul , nous sommes de tous les mortels les plus insensés et les plus misérables; mais si les promesses de la foi sont appuyées sur un fondement solide, ne sommes-nous pas les plus heureux , même au milieu des tribulations présentes? Or, telles sont nos espérances, que nos cœurs, en s’abandonnant à leur immensité, ne sauraient être confondus; spes autem non confmdit (Rom. v. 5), et que nous pouvons nous livrer aux plus vifs élans de notre allégresse à la vue de ce que le Seigneur nous réserve dans sa fidélité, $pe gaudentes. (Rom. xii. 42.)

Or, le cœur de Jésus est le principe de notre espérance, d'abord parce qu'en nous appliquant et en nous commune

Page 1