‹ Le cœur et l'estomacChapitre 10 sur 28 · LI-: C 0.1 K · texte numérisé non relu

LI-: C 0.1 K

La blonde a joué dans un petit draine.

Et son sein battait sous son corset noir Aussi le publie, bon juge, a pu voir,

A travers ses pleurs, qu’elle avait de l ame.

A l’heure qui n’est ni soir, ni matin,

On les voit, en wurst, dans de molles poses. Au bois faire assaut de toilettes roses.

Et de pieds mignons chaussés de satin.

Passe un coupé bas : — magnat de Hongrie Ou pair d’Angleterre, ou premier boyard.

11 a le plus doux, le plus fin regard ..

C’est lui qui paiera les frais d'écurie.

Mais à quel moment des nuits ou des jours L’amant qui les suit dans la verte allée.

Et règle à leurs pas sa marche isolée.

Entend-il sonner l’heure des amour- 'i

Les tapis sont sourds, l’alcôve est muette: Les Anges bouffis peints sur les plafond-

ET L’ESTOMAC

Ont pu seuls compter sous ses plis profonds Les tendres baisers de l’amant poète.

En vain tu te tais, jeune homme amoureux !

Tes grands yeux cernés, ta démarche lente,

Ta joue empourprée et ta voix absente,

Na, tout nous apprend que tu fus heureux...

Car, pour se venger de leur folle ivresse,

Quand de l'une à l’autre il ouvre ses bras,

Brune et blonde ont dit : .. Enfant, tu mourras,

• Tu mourras d’amour, sous une caresse! »

Tu ris cependant... et tu meurs aussi !

Louis-Quinze, à Metz, ivre d’espérance,

Disait comme toi. — parlant de la France : —

Mon Dieu, qu’ai-je fait pour qu’on m’aime ainsi ! >•

LE CŒ15K

ttrrs îic ftogfr î)f OfûUüoir.

A MON AMI A. ASSEL1NE En lui offrant une épingle cic perles et turquoises.

Pavé de lis, de pierreries.

Puisse, Asseliue, ton chemin S’étoiler en routes fleuries...

Vis sans songer au lendemain.

Le lendemain! e’est la sagesse.

C’est la note d’un créancier.

F. T L'ESTOMAC

C’est le cœur fade après l’ivresse,

C’est la sonnette d’un huissier !

Le jour, c’est l’ivresse, la fête :

C’est don Juan, ce roi des cœurs,

C’est la guitare du poète,

C’est Judith aux grands yeux vainqueurs!...

Le lendemain, — comme un fantôme La morale à votre chevet S’assied, — adieu votre royaume,

Adieu l’Eden que l’on rêvait !

Aussi, comme le grave Horace,

Ornons de pampre nos cheveux ;

Tous les plaisirs sont fils des dieux :

Les poètes sont de leur race !

Ufponôr.

A ces perles qu’il a choisies J’ai reconnu son goût charmant...

A ce bouquet de poésies.

Qui n’eût reconnu son talent !

Entre nous tous (la bande folle ’.i C’est le plus fou, mais le meilleur.

Fossin n’a pas, — sur nia parole!

De perle qui vaille son cœur '.

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