‹ Le cœur solitaireChapitre 5 sur 13 · JE VOUDRAIS ETRE UN HOMME ; OR RIEN DANS MES POEMES · texte numérisé non relu

JE VOUDRAIS ETRE UN HOMME ; OR RIEN DANS MES POEMES

C'est un enfant qui crie avant d'avoir souffert,

Peut-être un baladin qui mime les sanglots...

Que vient-il nous parler de l'amour, celui-là,

Avec sa flûte et ses sonnets à falbalas ?

Oh ! ce marbre serein des petites douleurs

Que sa piété soigneuse enguirlande de fleurs ! —

Hélas ! c'est vrai, Messieurs et Mesdames, c'est vrai !

Donnez-moi le génie âpre qu'il me faudrait

Pour labourer profondément vos cœurs secrets.

Hélas ! oui, je voudrais vous offrir en écho

Le livre où chaque amant revivrait ses baisers.

Et puisqu'au fond tout est des mots, rien que des mots,

Savoir au moins les mots divins qui font pleurer.

10 Février i8q8.

Avec le ciel doré, le vent, la voix des chênes, L'ombre qui redescend les collines et Thomme Qui redescend Tamour, j'écrirais le poème Magnifique et mourant d'un soir d'extrême automne.

Ceux qui portent le poids d'un cœur mélancolique Y viendraient dans la fin solennelle des choses, Les uns prier, rêver, d'autres pleurer, et d'autres Remplir leurs yeux pensifs du couchant de la vie.

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