‹ Le collectionneur de monnaiesChapitre 15 sur 66 · ig. 94. S. C. en exergue · texte numérisé non relu

ig. 94. S. C. en exergue

est censée représenter le souverain même qui a fait battre la pièce; elle est à elle seule l'indication essentielle. Le nom du souverain est remplacé également par l'écu, le

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casque, les armoiries. Ainsi la lî>;ure en pied d'un évêque sur des bractéates anépigraphiques indique Tévèque de Constance ; le buste d'un évèque signifie que la bractéate a été trappée par l'autorité souveraine de Bâle, etc.

Fig. 95. Monnaie d'argent de Déniétrius I""^ dit Poliorcète. Xom du roi au génitif = Demetrios Poliorcetes.

Syntaxe du nom du souverain. — Les Grecs mettaient le nom du souverain au génitif; ils complétaient mentalement : « Monnaie de tel ou de telle.... » Cette règle s'appliquait aussi bien aux monnaies frappées par les villes qu'à l'argent royal. Les Romains appliquaient le nominatif au nom du consul ou de l'empereur; ils complétaient par la pensée : « Un tel ou telle a ifrappé cette monnaie.... « Exemples : Hadrianus Augustus, Nero, Caesar, Julia Augusta, etc. Pour le pluriel, même règle. Exemple : Lnpp. Tetrici Pii Augg., etc. Tout à côté apparaît le nom souverain au datif. Pour des monnaies commémoratives, on comprend que les Romains aient pu compléter ainsi : « Dédié ou consacré à un tel, à telle ; » mais nous ne comprenons pas bien ce que signifie le datif, lorsqu'il s'agit d'un vivant qui frappe pour lui, qui use lui-même de son droit de frappe. Fréquemment on trouve ceci : Imp(eratori ) C(aesarj Volusiano, etc. ; ou, par exemple : Plotinae Aug(ustae), etc. ; ou le pluriel : Impp. Tetricis Augg. Au

moven âge, le nom du souverain s'écrit au nominatif. Par exemple : Carolus Rex Fr(ancorum); Henricus Eps, etc. Certaines villes, par contre, certaines abbayes prennent le génitif à l'époque mérovingienne, par exemple : Civitatis Massilie, ^'indonisse, Sancti Maurici, Sancti MeJardi (argent de la ville de Marseille, de Vindisch, de Saint-Maurice, de Saint-Médard), etc. L'ablatif n'est pas rare ; ce qui implique l'idée que la légende répondrait à cette question : « Où l'argent a-t-il été frappé ? » (réponse : « A tel ou tel endroit » = à l'ablatif) ; exemple : Castro, Campo, Pago, Wco, Aventeco, etc. Dès l'époque des Carolingiens, le nominatit devient la règle pour les noms des souverains et des villes. Exemples : Mediolanum, Arelatum, Quentovicus, Basilia, etc.

Titres souverains. — A l'origine, le droit de battre monnaie constituait une prérogative exclusive du pouvoir royal, mais dans l'antiquité déjà de petits dynastes se mirent — avec ou sans permission du monarque — à monnayer pour leur compte. A Rome, le droit de frappe appartenait aux consuls, aux proconsuls, aux dictateurs, aux préteurs et autres hauts fonctionnaires de la république, jusqu'à ce qu'Auguste le départit définitivement et exclusivement au Sénat et à l'empereur.

Liste des titres les plus importants qui figurent sur les monnaies anciennes :

Basilcus (roi) dès 500 av. J.-C environ. Melck (roi).

Basilcus iNIcgas (grand roi), 111'"= siècle av. J.-C. Basilcus Basilcon (roi des rois), 11""= siècle av. J.-C. Malkin Malka (roi des rois).

Autocrator = Imperator. Emp. rom. exceptionnellement en Syrie, chez les Parthcs et aux Indes.

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