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LA PIHCE DE MONNAIE. SON ASPECT

Formes. — Le premier progrès que réalisèrent les peuples Je l'antiquité dans leurs procédés de monnayage fut de transformer le lingot de métal brut en une matière ouvragée ; le second consista à donner au bloc de métal façonné un poids déterminé et exact. La forme donnée au produit travaillé fut d'abord celle de Vanneau. On retrouve sur les monuments de l'ancienne Egypte des dessins représentant des anneaux d'or et d'argent servant aux échanges et fabriqués suivant les cotes d'une échelle pondérale fixe. L'usage de pareils anneaux, mais en bronze et probablement d'origine assvrienne, s'est perpétué en Arménie et dans certaines contrées du Caucase. Les Caffres se servent encore d'anneaux en laiton en guise de monnaies.

Les lingots anciens, comme ceux qu'on a continué à couler depuis et jusqu'à nos jours, affecLaient la forme en barre et variaient quant à la longueur, à la largeur et au poids ; ces barres étaient toujours plus ou moins longues et coniques, aussi les barres de fer en usage à Argos et qui y représentaient la monnaie primitive du pays, avaient-elles reçu le nom d'obélisques (olîz?J.a'/.oi).

Fig. I et 2. Barre d'or du Brésil, de 1817. (Fig. i =2 droit; rig. 2 := revers.)

La première pièce de monnaie proprement dite ne représentait guère qu'un flan circulaire ou ovoïde et un peu aplati sur ses côtés. Disons tout de suite ce qu'est le flan ; c'est ce morceau de métal (soit un petit lingot) préparé par la fonte, qui est destiné à être frappé, c'est-à-dire à recevoir l'empreinte qui en fera une monnaie. Les premiers flans d'électron, d'or et d'argent, affectaient la forme ronde ou ovale, elliptique le plus souvent, et représentaient comme tels la monnaie de l'époque. Très vite on les revêtit d'une empreinte ou d'une marque, qui en fit de vraies monnaies, ce qu'ils n'étaient pas auparavant, dans le sens strict du mot, puisque c'est l'empreinte, le poinçon ou la marque dont on la charge qui donne à la pièce de métal le caractère propre d'une monnaie. Se substituant aux dattes, objets d'échange en Perse, la monnaie-métal y apparut tout d'abord sous la forme de ce fruit; on coulait ces pièces dattiformes en argent. Dans la Chine ancienne, on donna à la monnaie la forme d'un glaive, qui indiquait sans doute ainsi une valeur équivalente à celle d'une épée ou d'un

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