‹ Le collége de mon filsChapitre 14 sur 34 · CHAPITRE Vin · texte numérisé non relu

CHAPITRE Vin

Petit entretien avec les honnêtes gens qui n'ont pas le tenips de lire ni d'étudier le procès des jésuites.

Quand il s'agit de lirer la vérité du fond de son puits, où elle est comme écrasée sous le poids de mille volumes diffamatoires, il devrait être permis de n'être pas trop laconique. Mais nous écrivons pour les honnêtes gens qui la cherchent de bonne foi, surtout pour cette classe de royalistes paresseux qui trouvent plus commode de recevoir des erreurs toutes faites, que d'aller chercher des informations exactes chez les voyageurs, chez les historiens, et dans la poudre des bibliothèques.

L'esprit d'innovation, les schismes et les guerres civiles commençaient à déchirer le sein de l'Eglise , lorsque les jésuites se présentèrent pour former une milice sainte autour de l'autel. Un nouveau monde d'ailleurs venait d'éclore devant la boussole de Christophe Colomb. Le zèle religieux de ces

temps-là se sentit naturellement enflammé par ridée de coTnquéiir à Jésus-Christ tant de millions d'âmes, qui apparaissaient tout à coup sur la terre pour augmenter h famille du genre humain. On dut vouloir qu'elles augmentassent également la société des fidèles. Cette création nouvelle appelait un nouvel apostolat.

Pour remplir cette double mission, il fallait des hommes éclairés et laborieux. Il s'agissait de combattre, de tous côtés, avec les armes de la parole et l'énergie de la foi. Des travaux ordinaires et des talens communs n'auraient promis que des succès médiocres. Une milice d'élite, uniquement destinée aux exercices polémiques , à la prédication et à l'enseignement spirituel, ne pouvait donc réussir dans de si vastes et si difficiles entreprises, sans se fortifier par des études solides et par la puissance des lumières.

De là, ces passions jalouses, ces rivalités envieuses, ces haines clairvoyantes qui se réunirent avec tant de fracas pour l'assaillir dans son berceau. Mais déjà la force de ses appuis, le choix des ouvriers évangéliques qu'elle avait formés, et cette supériorité morale qui, en tout, décide des affaires, la

mettaient en état de répondre, par de grands talens et de grandes œuvres, aux clameurs inquiètes de ses envieux. Tous les ordres monastiques se trouvèrent comme noyés sous celle large éclipse qui les submergeait. Et aussi, avec quel plaisir ne se virent ils pas, dans la suite, débarrassés du poids d'une telle supériorité ! Avec quelle joie , en particulier, les dominicains de l'Inquisition ne brûlèrent-ils pas cette robe funeste qui leur avait causé tant d'insomnies !

Dans la carrière que sa vocation l'avait appelée à parcourir, on sait de quel éclat a brillé, pendant deux siècles, la religieuse Société des jésuites, et quels flots de lumière sont restés partout répandus derrière elle. La connaissance du christianisme portée aux extrémités du monde ; la morale établie au milieu des anlropophages et des stupides troupeaux de la barbarie ; le don de la parole et des langues communiqué aux brutes peuplades des deux Indes ; la science des choses divines et humaines introduite au sein. des ténèbres; l'agriculture et les arts i\c la civilisation enseignés dans des régions jusqu'alors inaccessibles ; tels furent les fruits précieux de son zèle, de sa patienco

L't de ses courageux travaux. Elle devança, pour ainsi dire, dans le Nouveau-Monde, cette nourrice comn^mne, celte première institutrice des hommes, que Virgile croyait ne pouvoir être surpassée en sollicitudes ;

Prima Ceres Jerro mortalcs vertere terram InsUiiut.

M Pendant que les jésuites acquéraient une

gloire immortelle, la philosophie antl- religieuse faisait des progrès bien difierens. Cette puissance du mal , cette alliée naturelle de l'innovation, de l'esprit de schisme et des révolutions sanglantes, avait préparé, par la ruine des mœurs, toutes les autres démolitions de l'ordre social ; et l'ouvrage de l erreur était prêt à sortir de ses mains.

Il semble qne le Ciel voulut alors récompenser l'innocence et les pieux travaux des jésuites, en ne permettant pas qu'ils fussent enveloppés dans le déluge de maux qui allait inonder la France. Il les retira de ce foyer d'embrasement, comme pour les mettre à l'abri des sanglantes proscriptions dont ils eussent été frappés un peu plus tard , et dans lesquelles de-vaient pé/ii ces mêmes

ss

Pariemcns qui avaient donné le signal des vengeances révoliUionnaires.

Quoi qu'il en soit, montrons, en peu de mots, renchaînement des faits qui se rattachent à la destruction de l'ordre des jésuites.

Il y avait en Portugal un premier ministre présomptueux, tranchant et hautain, dont le caractère ne pouvait supporter aucune conlradiclion. C'était le marquis de Pomhal, grand rêveur d'améliorations et de perfectibilité,, Son nom était inscrit en lettres d'or dans le livre de vie des philosophes réformateurs. Les jésuites se méfiaient de lui à cause de son esprit d'innovation, et il les haïssait à cause de leur esprit de relig^ion. Ils avaient du crédit, et lui du pouvoir.

Or, il arriva qu'un traité d'échange convenu entre les cours de Lisbonne et de Madrid, déplut souverainement aux peuples du Paraguay, qui se voyaient menacés, par-là, de quitter la vie heureuse et le lit de repos (pi'ils devaient aux jésuites, pour être condanfinés aux travaux des mines par la trcshumainc philosophie du marquis de Pomhal. Ils s'agitèrent, firent du bruit, et fina-

«9 lement refusèrent le beau sort qu'il leur promettait. Il s'en prit aux jésuites, en les accusant de fomenter cet esprit de résistance. A daler de ce moment, leur perte fut jurée par le fier ministre. Il commença par faire répandre en Europe les bruits les plus extravagans ; il prétendit que le Paraguay s'était donné un roi nommé Nicolas , dans la personne d'un pauvre jésuite, qui n'y songeait guère apparemment ; car il fut bien étonné d'apprendre, par les gazettes de Hollande , qui lui en portèrent la nouvelle quatre mois après, qu'il était prince souverain, qu'il avait un beau trône d'or massif, et que tout cela lui était venu à la suite d'une grande bataille qu il n'avait jamais ni vue ni connue (i).

Pour ceux qui cherchent la vérité de bonne foi, il ne reste qu'une chose précise au fond de cette affaire : c'est que les jésuites , qui ont toujours eu le tact monarchique à un degré très- supérieur, avaient fa-

(i) Les gazettes, pour ne pas se rendre trop ridicules en gagnant l'argent du marquis de Pombal , eurent soin de faire observer que, dans cette bataille, le bon roi Nicolas avait eu trois capucins tues sous lui.

9" çonné les habitans dn Paraguay au régime doux et patriarcal des premiers âges ; que la soumission absolue en était la principale base, et une paix profonde le principal fruit. Ils ne voulaient point changer de condition; et la preuve qu'ils s'en trouvaient bien, c'est que, de nos jours encore, ils n'en veulent point changer. Ils ont comme forcé im de ces hommes de bien (i) que nos révolutionnaires apj^ellent jésuites de robe courte, à les maintenir dans le régime politique et religieux qu'ils ont originairement reçu des missionnaires. Cette espèce de monarque malgré lui , sans toucher ni aux mœurs ni aux institutions qu'il a trouvées faites par les jésuites, dispose des cœurs, des volontés et de l'obéissance filiale du peuple qui s'est mis sous sa direction, au point d'offrir, dans sa personne , le modèle des gouvernemens paternels, et de faire craindre aux républiques qui l'entourent, la force de séduction d'un tel exemple.

La Société des Pères, si faussement accusée d'usurpation de souveraineté, par le

't) Le docteur Francia.

marquis de Pombai, serait facilement sortie victorieuse de cette imputation ; mais il survint un événement qui servit mieux la haine du ministre absolu que ses absurdes inventions. Le roi de Portugal fut assassiné par l'ambitieux duc d'Aveiro , dont la famille se rendit complice de cet attentat. Comme les jésuites étaient en possession de confesser presque tout le monde, il était bien difficile que , dans le nombre de douze coupables, il ne se trouvât aucun de leurs pénitens. Il n'en fallut pas davantage au marquis de Pombai pour achever sur ses ennemis de Lisbonne ce qu'il avait commencé avec ceux du Paraguay. Le Père Malagrida fut choisi pour victime : on le mit en prison. C'était un de ces esprits malades, nourris de mysticités, et qui donnent toujours prise sur eux par quelque côté. Malgré toute la puissance et toute la bonne volonté de son persécuteur, on ne put, il est vrai, l'attaquer sur rien qui eût rapport à l'assassinat du roi. Mais , à force de chercher , on découvrit qu'il était faux prophète, parce qu'il avait pris une salve d'artillerie pour un signe de tristesse, au lieu de la prendre pour un signe de joie. Ajoute/ qu'on retrouva deux

propositions mal sonnantes qu'il avait soutenues dans sa jeunesse. Là-dessus , les dominicains de Tinquisition ne se firent pas prier pour le condamner au feu. Ils avaient trop à cœur de prouver, par cette bonne raison , que les jésuites avaient tort de les mépriser. Apres avoir un peu embrouillé l'affaire, et mêlé quelques grains de conspiration à ce trait de vengeance, on obtint facilement du roi qu'il fît le sacrifice de la Société au bon [)laisir de son premier ministre.

En France , les ennemis de la religion n'attendaient qu'un prétexte ou un signal pour éclater contre les jésuites. Haines, jalousies, passions de l'esprit de corps, amours-propres irrités, tout y était préparé. M""' de Pompadour était premier ministre de Louis XV, et le duc de Choiseul premier ministre de M"'^ de Pompadour. Pour comble de malheur, Voltaire était auprès d'eux le grand-prélre de l'impiété. On sait avec quelle sensualité ils respiraient l'encens qu'il leur distribuait. Par ses hautes liaisons, et par les agcns accrédités qu'il entretenait auprès d'eux, il élait comme le secrétaire de leur conseil privé. En un mol , il avait

9> vsu se faire aimer de la dame régnante , moitié par goût, moitié par crainte. Mais pourtant, la qualité àiÇ^ faux prophète du Père Malagrida ne paraissait pas suffire pour motiver la proscription de quatre mille religieux innocens. Il fallait chercher un autre prétexte : le mauvais génie de la France se chargea de le fournir.

Un supérieur des missions de la Martinique, le Père la Valette , fit des spéculations de commerce qui se terminèrent par une banqueroute. Une banqueroute ! s'écrièrent tous les initiés de la philosophie. Une banqueroute ! répétèrent les mille échos de l'impiété.

Manger l'herbe d'autrui ! quel crime abominable !

A bas les jésuites! à bas les jésuites! Et sans y regarder de plus près, les jésuites furent rais à bas par un Parlement qui n'avait peut être pas moins à cœur que les dominicains de Lisbonne de prouver à la Société de Jésus qu'elle avait tort de mépriser les jansénistes et les miracles du diacre Paris.

Personne, parmi les siens, n'a défendu le

Père la Valette ; et pour justifier l'ordre des jésuites, nous n'avons pas besoin de le défendre non plus. Mais en le laissant pour ce qu'il est, livré aux clameurs révolutionnaires , qu'il soit permis d'observer qu'une fausse opération de commerce, même de la part d'un religieux, n'est pas un de ces crimes atroces qui saisissent d'horreur, et qui étonnent le monde par leur énormité. Les jésuites, d'ailleurs , ne possédaient aucune dotation ni du côté de TÉtat ni du côté de l'Eglise. Toutes les conquêtes spirituelles du Nouveau -Monde se faisaient à leurs frais. Les produits de leurs travaux individuels s'accumulaient en une masse commune, qui servait principalement à étendre leurs missions. De nos jours, on n'a pas trouvé mauvais que , par des opérations inconnues , Buonaparte eût amassé 4oo millions dans les caves des Tuileries, pour étendre sa domination jusqu'à Moscou, et pour faire ensevelir quatre cent mille hommes dans les neiges de la Russie. Quand donc un religieux consacré aux missions eût également cherché deux millions pour étendre le domaine du christianisme, en réalité, son action et son but seraient-ils beaucoup moins

9^ pardonnables que l'action et le but de l'autre conquérant? Mais, encore nne fois, nous abandonnons le Père la Valette à toutes les sévérités de l'opinion publique, en nous réservant simplement d'observer qu'il paraît bien dur d'anéantir, pour expier une faute comme la sienne, non seulement tous les jésuites de son temps, mais encore tous ceux du nôtre. Réellement, on ne connaît que le péché d'Adam qui ait eu de pareilles suites. Quant aux adversaires qui reprochent aux proscrits de la Société d'être sortis des missions du Nouveau -Monde avec d'énormes charges d'or, nous n'avons qu'un petit fait historique à leur opposer : c'est qu'en débarquant à Ostende, du bord des navires qui les ramenaient, ils se trouvaient dans un tel état de misère, que la charité publique fut obligée de se cotiser pour leur procurer des souliers et des chapeaux. Si un Irait aussi touchant ne suffisait pas pour confondre d'aussi misérables détracteurs, voici un passage que nous emprunterions à l'historien du dernier siècle qui les a le mieux connus (i) :

(i) Cérulti.

«< On accuse, dit-il, les missionnaires de « la Société de n'avoir porté leur zèle que « dans des pays riches et commodes. Paie raissez pour justifier vos apôtres, Ganni- « baies, Hurons, Iroquois, Canadiens, J^aw pons, Tartares, qui les avez vus au milieu « de vos déserts stériles, de vos neiges éter- « nelles, sur vos charriots, sur vos barques M flottantes , réduits à se nourrir d'herbes M sauvages et de racines amères. Dites si « vos missionnaires trouvèrent jamais parmi « vous d'autres biens que le salut des âmes, « d'autres productions que la palme du mar- " tyre ? »

Mais cette fureur de persécution envers les jésuites, cette soif de haine et d'injustice se retrouve partout. Jacques Clément, à coup -sûr, fut bien l'assassin direct et immédiat d'un roi de France. Nous convenons qu'il serait monstrueux d'avoir pensé à rendre solidaire de son crime tout l'ordre des jacobins, auquel il appartenait. Mais pourquoi donc, lorsqu'il s'agit d'un jésuite qui n'a fait qu'enfreindre une règle de discipline en se livrant au commerce, n'hésite-ton pas a creuser auprès de sa tombe celle de plusieurs milliers d'hommes innocens, illustrés

au service de Jésus-Christ? Quelle est celle balance? quelle est celte justice?

Un autre scélérat commet un parricide sur la personne de Louis XV. Il ne désigne point d'instigateurs qui l'aient dirigé ni conseillé ; mais il déclare que sa tête s'est allumée par des discours tenus à table chez plusieurs magistrats où il a servi. A qui estil venu dans la pensée de rechercher làdessus un seul membre de la magistrature ? Et celte même magistrature cependant, n'a pas dédaigné de recueillir, au bout de cent cinquante ans, de vagues rumeurs et d'absurdes inductions, pour les faire servir aux plus odieuses flétrissures contre les jésuites de 1763 ! Encore une fois, quelle balance et quelle justice !

Les honnêtes gens auxquels nous parlons n'exigent pas heureusement que nous allions exhumer ce fatras de controverse et de décisions théologiques que deux siècles avaient entassées dans les bibliothèques des ordres religieux. De courtes réflexions à ce sujet suffiront pour satisfaire leur raison : il s'agit d'un temps où les disputes sur les matières de religion étaient presque les seules occupations des ecclésiastiques et des gens du

monde qui les fréquentaient. On écrivait généralement en latin ; on écrivait pour les savans de celte époque . pour les connaisseurs en théologie et en controverse. Dire que, dans la chaleur de ces disputes, il ne soit pas souvent échappé des choses misérables, des subtilités choquantes, des assertions absurdes, ce serait trop favorablement présumer de l'organisation des têtes humaines. Mais il faut prendre les anciens jésuites dans l'ordre du temps où ils ont vécu, et attendre ceux de nos jours à l'époque où ils ont à vivre. Remarquez bien, au surplus , qu'on a toujours épuré , censuré et repoussé tout ce qui devait Têlre du corps général des doctrines , et que mille condamnations se trouvent là pour en faire foi.

A force de chercher cependant, nous nous rappelons une sottise dont le sort nous est inconnu : c'est cette décision d'un ancien casuiste de la Société, qui, en considérant séparément les trcs-petits vols comme des péchés véniels, a prononcé qu'ils ne pouvaient jamais ensemble composer un péché mortel. Ce qui étonne le plus, c'est de voir que les écrivains révolutionnaires soient ceux qui supportent le moins patiemment le

scandale de cette proposition. Il est impossible, en effet, qu'il ne se rencontre pas, dans le nombre de leurs connaissances, quelques-uns de ces petits dëlinquans qui , à force de commettre des péchés véniels sur les bottes de paille, les pains de munition et les souliers de nos troupes, arrivent à plusieurs millions. Or, tous ces gens-là devraient être enchantés de savoir qu'ils ne sont point en état de péché morte!.

Enfin , nous ne pouvons quitter ce chapitre sans faire, de toutes les remarques,' celle qui prouve îe mieux combien les jésuites ont de malheur : que les cœurs de la révolution ne soient point touchés de l'injustice et des haines imméritées qui atteignent une société religieuse , la chose se conçoit assez facilement; que chez une nation frivole et peu habituée à réfléchir, le commun des gens de bien laisse passer avec indifférence des victimes qui ne sont connues de lui que comme le Sauveur du monde le fut de Pilate, par les cris féroces de l'aveugle multitude, cela se comprend encore; mais que des hommes de la classe élevée, qui se disent royalistes ; que d'anciens proscrits de la cause de Dieu et du Roi ; que des

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prêtres et des gentilshommes, qui ont longtemps porté les nobles cicatrices de la persécution, viennent s'associer à l'impiété du siècle, aux clameurs révolutionnaires, à la haine et aux passions qui en veulent encore plus à la vie de la religion qu'à celle des jésuites, c'est là une de ces singularités, un de ces reviremens de raison qui sortent de la classe des idées reçues. Oh ! que Je voudrais bien savoir ce qu'en pense l'ennemi, et en quelle monnaie il se promet de solder un jour les étranges auxiliaires que la discorde lui envoie ! Qu'il doit être impatient de s'en défaire! Qu'il doit souffrir de voir dans son camp des écrivains gentilshommes qui , après avoir proclamé Louis XVIII dès le temps du Directoire , ont appelé depuis Buonaparte Jupiter-Scapin! d'autres, qui ont publié de gros volumes , en 1817, pour prouver qu'il ne peut y avoir de légal en France que le régime de la féodalité, et que tout le tiers -état, tous les hommes nouveaux ne sont bons qu'à être renvoyés à la glèbe !

Pour le moment, les pressans besoins de la guerre contre la religion font taire le souvenir de l'ancienne injure, et l'on n'ose pas

lor

y regarder de trop près avec ses alliés. Mais ceux-ci ont affaire à une famille qui veut plus de sûretés dans ses pactes, et qui, plus tard, saura bien dégager l'or pur de ses principes, du vil plomb qui s'y est introduit.

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