‹ Le collége de mon filsChapitre 19 sur 34 · CHAPITRE XIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIII

Les jésuites peuvent-ils être admis en France sur le même pied que les musulmans , sans que tous les fondemens de l'ordre social et du droit public en soient e'branlës ?

De même qu'un sujet du roi de France peut aller offrir ses services au pacha d'Egypte , un sujet de l'empereur de Turquie peut venir offrir les siens au gouvernement français. Rien ne s'oppose à ce qu'ils soient acceptés ; rien n'empêche qu'il ne soit nommé capitaine de vaisseau , conseiller d'Etat ou maréchal -de- camp. Seulement, après avoir vérifié et reconnu sa capacité, on l'avertira que faute par lui de se soumettre à notre droit commun, il sera renvoyé à Smyrne, peut-être même traduit en police correctionnelle , ou livré , dans un bagne , au pouvoir exécutif des gardechiourmes.

Cependant cet étranger sera maître de conserver ses mœurs nationales, ses habitudes domestiques , sa foi au Coran et sa

vénération pour le prophète. Toute permission lui sera laissée d'observer le ramadan et d'entretenir des chapelains pour le service de Mahomet. Rien enfin ne l'empêchera de faire plaider par les avocats du Constitulionnel que le Saint-Siège de la Mèque est fort au-dessus du Saint-Siège de Rome , et que les croyans du Coran valent mieux que les fidèles de la communion catholique.

Mais si cet étranger arrive du pays ultramontain , c'est-à-dire de la suspecte Italie; s'il professe la même religion que le roi très -chrétien ; s'il vient offrir des services qui aient pour objet d'améliorer l'instruction publique, de combattre l'esprit d'émancipation de la jeunesse, de remettre les saines doctrines en honneur, de travailler à rétablir les principes de fidélité envers Dieu et envers le Prince: en un mot, si cet étranger appartient à une classe d'ecclésiastiques particulièrement consacrée aux travaux apostoliques et à l'enseignement de la morale, alors il n'y aura plus pour lui de droit commun en France ; il sera impitoyablement repoussé et comme mis hors de la loi. On ranimera contre lui la poussière des morts; on

fera revivre tout ce qui pourra s'exhumer des codes révolutionnaires anciens et nouveaux , tout ce qui pourra se trouver dans les violens arrêts de la philosophie , dans les honteuses archives de la proscription. On lui opposei-a des incompatibilités de mœurs et de caractre s, d'anciennes querelles, la marche du siècle, la découverte de l'enseignement mutuel, des fins de non recevoir de tous côtés.

En vain dira-t-il, comme son divin maître, qu'il ne vient point transgresser la loi , mais s'y conformer; et qu'au surplus, s'il lui arrive de l'enfreindre, elle sera là pour le punir. On lui répondra qu'en France il y a des lois, du feu et de l'eau pour tout le monde, excepté pour lui ; que la chose serait bien différente s'il avait le bonheur d'être Arabe, Turc, Africain, sauvage; mais qu'étant de la religion catholique, apostolique et romaine, il est impossible de l'admettre dans le royaume avec la même faveur que s'il était juif, mahométan, adorateur du grand Lama, du dieu Foe ou du serpent Boa.

Or, convenons que, sur ce pied, la position des jésuites est la chose la plus étrange qui se puisse imaginer. On les enferme dans

un cercle de difficultés où ils ne peuvent se mouvoir, et qui se resserre sur eux à mesure qu'il en sort une plainte ou un raisonnement. Pour débrouiller un peu les reproches qu'on leur adresse, les satisfactions qu'on leur demande , les fins de non recevoir qu'on leur oppose , nous allons employer la forme du dialogue, comuic étant la plus propre à dissiper la confusion que les nuances des passions politiques et les divergences de l'esprit de parti ont introduites dans cette question.

Demande. Etes -vous ou n'êtes -vous pas des jésuites? Appartenez - vous à l'ancien ordre religieux que l'on a connu en France sous ce même nom?

Réponse. Nous ne sommes point obligés de satisfaire là-dessus votre curiosité. Notre conscience ne vous doit rien; il n'y a que notre conduite, nos écrits et nos paroles qui soient justiciables de votre législation. Mais nous voulons bien convenir que nous sommes de l'ordre religieux rétabli en i8i4 par le souverain pontife.

jD. Avez -vous des engagemens particuliers qui vous lient à des autorités étrangères au préjudice de l'autorité française et des libertés de l'Eglise gallicane?

R. Une question à peu près semblable fut autrefois adressée au confesseur de Henri IV, au célèbre Père Cotton, Il répondit que la Société de Jésus avait pour principe de reconnaître partout les droits de la puissance temporelle, et de s'y conformer; qu'elle avait des règles de conduite variables, autres pour Rome que pour la France. Nous sommes fâchés que vos beaux-esprits regardent cette explication comme une réponse à deux tranchans ; car elle est en quelque sorte la monnaie de la parole divine : Rendez à César ce qui est à César. Nous professons toujours les mêmes doctrines; et tant que les libertés de l'Eglise gallicane seront reconnues par les papes, il y aura contradiction et absurdité à nous accuser de les méconnaître.

D. Si vous n'êtes pas plus jésuites que vous ne le dites, quel inconvénient trouveriez-vous à nous rassurer par une protestation formelle, qui constaterait que vous ne l'êtes pas ou que vous ne voulez plus l'être ? Ce qu'on vous demande là n'est pas nouveau, puisqu'une déclaration pareille fut exigée de ceux de vos anciens qui voulurent, dans le temps, obtenir la grâce de ne point subir le fameux arrêt. Ainsi, dites seulement

,74 que vous n'êtes point jésuites, et nous sommes amis(i).

R. Au moins vous reconnaissez que les jésuites sont des hommes bien inoffensifs , bien ressemblans à ceux dont la vie est irréprochable , puisque vous êtes réduits à nous demander si nous le sommes pour le Savoir. Mais si vous nous trouvez innocens, à cela près, quel mal voyez-vous dans le reste? Quelle singulière exigence! quel bizarre caprice! Quoi! si nous n'avions pas de nom du tout, notre conduite vous paraîtrait exempte de blâme; vous avoueriez que nous avons le droit de vivre comme nous vivons, d'acheter des foyers domestiques pour nous y renfermer, de passer nos jours dans les exercices de l'étude et de la religion, de

(i) Voici comment s'exprime l'historien Anquetil sur la déclaration dont il s'agit :

« Ce qu'on doit regarder comme le dernier excès de la a persécution , c'est qu'on mit leur subsistance an prix de « l'infamie, qu'on les força de mentir à leur propre cons- « cience , en leiu* prescrivant une formule de serment par « lequel ils déclaraient, sous peine d'être pîivcs de leur « ()ension , qu'ils abjuraient comme un institut abominable « un ordre qu'iU avaient embrasse' comme saint, et qu'ils « regardaient toujours comme tel. »

ne prendre aucune part aux agitations du monde (i) ; et parce que nous porterions un ancien nom religieux qui a le malheur de dc'plaire aux souvenirs de la philosophie révolutionnaire, votre tolérance ne pourrait plus aller jusque-là! En vérité, on vous prendrait presque pour des enfans.

Quant à l'espèce d'abjuration que vous nous demandez pour votre tranquillité, nous n'avons que trop vu de sermcns de prêtres qui ont dégradé le sacerdoce et affligé la religion. Seriez-vous donc plus difficiles à contenter là-dessus que cet ancien Parlement lui-même, qui venait de proscrire les jésuites ?

(i) Les jésuites s'en tiennent tellement sépares, qu'une seule feuille politique n'approche pas de leurs solitudes. Aussi , ont-ils le bonheur d'ignorer les violens anathêmes des journaux ennemis, les volumes de diffamations et les fureurs révolutionnaires qui les poursuivent. Seulement ils paraissent deviner, à travers les afflictions ge'nerales de la religion , qu'il se passe au-dehors quelque chose de mauvais pronoslic. On cite une occasion de réjouissance publique où le bruit répète' des coups de canon fut pris par quelques-uns d'entre eux pour un signe de commotion po- Htique. «Non, non, répondit un de leurs vieillards; ce n'est pas le bruit du canon qui nous avertirait en pareil cas : les révolutionnaires seraient ici avant lui. »

Lisez deux petites anecdotes historiques de ce temps-là, et craignez que votre jugement ne se trouve altéré par un esprit de vertige encore plus violent que les passions alors régnantes.

Dans le petit nombre des âmes chancelantes qui, à cette époque, consentirent à se racheter de la proscription par un acte de faiblesse et d'infidélité, il se rencontra un jésuite qui, depuis, est tombé de chute en chute dans le sein de la révolution (i). Il se rendit chez un conseiller du Parlement pour se soumettre à la formule d'abjuration. Quand il eutfini il demanda, dans le trouble de ses idées, s'il n'y avait plus rien à signer. « Pardonnez-moi, lui répondit brusquement le conseiller : puisque vous avez si bonne volonté, voici l'Alcoran; achevez. »

Louis XV lui-même, après avoir cédé comme roi au torrent du fanatisme parlementaire, ainsi qualifié par. Voltaire , ne put se défendre de manifester son opinion privée sur l'acte d'abjuration dont il s'agit, et son

(i) Le fameux Ce'ruttî, que Mirabeau échauffa si bien du feu de son enUiousiabnie.

rslime particulière pour ceux qui refusaient de le souscrire. Le savant Père Broltier lui fit parvenir de Bruxelles, où il était exile', sa belle e'dition de Tacite. Le roi, qui avait urr goût particulier pour les beaux livres, montre le plus vif de'sir de voir paraître la suite de l'ouvrage, et veut qu'on porte de sa part des paroles d'encouragement à l'éditeur. On le lui nomme tout bas, et sur le champ il le rappelle tout haut, avec dispense du serment qui faisait l'objection.

Au surplus, quand nous pourrions consentir à vous donner la satisfaction à laquelle vous faites semblant d'attacher vos bonnes grâces , convenez franchement que ce n'est là qu'une faible partie de ce que vous avez à demander. Et en effet, vous ne cessez de déclarer que non seulement vous ne voulez point de la robe longue, mais que vous ne voulez pas non plus de la robe courte. Or, vous prétendez que les jésuites du second ordre sont innombrables, qu'ils remplissent tous les espaces, envahissent toutes les fonctions, occupent toutes les hiérarchies de Tordre social. Vous dites qu'ils sont ministres, députés, ])réfets, magistrats, dispensateurs d'emplois et de faveurs , échevins et

'78 baillis, maîtres tl'ëcole , gardes champêtres, agens visibles et invisibles de tout ce qui se meut dans le royaume, depuis le prince jusqu'au charbonnier, depuis l'évêque jusqu'au sacristain. Enfin, à vous entendre, on ne peut mettre un pied devant l'autre sans les rencontrer partout. Gela étant, à quoi servirait-il que deux cents jésuites vinssent vous rassurer pour leurcompte, et vous promettre le sacrifice de la robe longue ? Quel poids retireraient-ils de la balance de vos inquiétudes? Cela réellement ne ferait que vous mettre en goût, sans vous mener à rien d'important, à moins qu'il n'y ait une suite à votre pensée , et que ce prélude ne vous conduise à la robe courte : mais, dans ce cas, vous voyez bien que c'est un prétexte de guerre, un signal de proscription que vous nous demandez, et que, nous autres pauvres jésuites, nous ne sommes là que comme des espèces de figurans. Quand il n'y aurait que cette raison , vous sentez bien qu'il est impossible de répondre à vos désirs. Du reste, sondez là-dessus le fond de votre pensée, et elle vous dira sûrement que vous cherchez d'autres jésuites que nous.

D. Maisenfm, êtes-vousbannisduroyaume,

oui ou non ? et prétendez- vous pouvoir vous y rétablir sans faire re'voquer les arrêts de parlement qui ont prononce 1^ dissolution de votre Société? f.-, ;»

R. Quand nous aurions cette espérance , la chose serait-elle donc si étonnante? On ne connaît guère de parties de l'ordre social qui n'aient été dissoutes par d'autres arrêts révolutionnaires; cependant, voyez.

D. Pourquoi ne pas attendre comme elles qu'on vous rétablisse légalement?

R. Si nous avons le droit de nous présenter comme personnellement innocens, comme personnellement étrangers aux causes qui ont soulevé une tempête de colère fanatique contre les anciens jésuites, nous sentons qu'il est juste aussi de ne point revendiquer à notre profit le mérite de leurs vertus, de leurs talens et de leurs services. Chacun doit être jugé selon ses œuvres : conséquemmenl, il faut que nous commencions par apporter, dans l'ordre civil et religieux, des œuvres sur lesquelles on puisse nous juger. Nous nous considérons comme des ouvriers pris à l'essai , qui sont obligés de montrer le travail de leurs mains avant qu'on se décide à les conserver. Si nos mains ne sa-

i8o vent rien produire de bon et d'utile, il va ;lc soi qu'elles ne doivent point être employées. Ainsi donc, puisque nous ne sommes personnellement connus ni par d'anciens griefs qu'on puisse nous reprocher, ni par des travaux suffisans pour nous faire apprécier, qu'on nous donne du moins le temps de préparer le tribut que nous devons à l'ordre social.

D. A la bonne heure ; mais vous commencez par enfreindre les règleméns de l'Université , en vous occupant de l'enseignement sans son autorisation, sans vous légitimer auprès d'elle par la rétribution imposée aux autres établissemens d'instruction publique. Voiis qui parliez tout à l'heure de rendre à César ce qui est à César, que ne rendez-vous à l'Université ce qui est à l'Université,''

72. Nous ne demanderions pas mieux; elle n'a qu'à parler. Mais elle fait probablement une réflexion toute simple, que vous-mêmes vous auriez pu faire : c'est qu'en recevant notre tribut, elle prendrait sur elle l'initiative de nous reconnaître, et de décider ce qui est en question. Puisque nous ne sommes que des ouvriers pris à l'essai, il faudra bien sans doute qu'un jugement légal finisse par pro-

Doncer sur le mérite de nos travaux; il faudra que l'autorité puMiquc en vienne à nous débarrasser des poursuites de la révolution, ou que la révolution se débarrasse de nous. Mais outre que l'Université se trouve là comme partie intéressée , elle n'a point la bautcpolice de l'Etat dans ses attributions ; elle ne dispose ni de la volonté souveraine ni de la législation. Ainsi, vraisemblablement, elle fera comme nous, elle attendra.

D. Les raisons que vous alléguez ne vous étant pas plus applicables qu'aux autres branches du corps enseignant que la révolution , a coupées, comment ne sentez-vous pas que celles-ci pourraient tout aussi bien renaître que la branche des jésuites, et que les oratoriens , par exemple, ne s'en feraient pas faute , si l'envie leur en venait un peu ?

R. Aussi les a-t-on vus reprendre le chemin de leur ancien collège de JuUy sans vous en demander la permission. Assurément, nous ne songeons pas à leur souhaiter plus de mal qu'à nous-mêmes, ni à leur envier une tolérance dont tous les bons citoyens nous paraissent également dignes. Qu'il nous soit seulement permis d'observer qu'entre deux droits semblables il ne devrait pas y

avoir autant de différence qu'entre la rosée qui tombe sur eux et les orages qui crèvent sur nous. En voyant la profonde paix dont le génie révolutionnaire laisse jouir le collège de Jully, et la guerre violente par lui dirigée contre Saint-Acheul , qui croirait jamais que ce sont des établissemens d'instruction publique dirigés, l'un comme l'autre, par deux ordres que la violence et le même genre de fanatisme ont également renversés?

On voit par ce qui précède, que, loin d'affaiblir Targumentation révolutionnaire, nous avons réuni ses raisons les plus spécieuses comme en un faisceau, pour les fortifier les unes par les autres. Il est vrai que nous avons un peu négligé la partie joyeuse de ses scandales : il nous eût paru trop dégoûtant, pour nos lecteurs comme pour nousmêmes, de réchauffer tous les lieux communs qu'elle a ramassés dans ses vieux répertoires de diffamation, et sur les restrictions mentales, et sur les doctrines perverses , et sur la morale relâchée des anciens jésuites.

Nos adversaires parlent des seizième et dix-septième siècles; nous parlons du dixneuvième. Ils parlent d'un temps où le clergé gouvernait le monde par la supériorité de ses richesses et de ses lumières ; nous parlons d'un temps oii la philosophie l'écrase pour ainsi dire sous ses pieds , et le tient enfermé dans une vallée de misère. Ils parlent d'un temps où la théologie possédait une certaine surabondance de mysticités , de maximes oiseuses , de petitesses de conscience dont elle ne savait que faire, et desquelles ses casuistes abusaient pour l'exposer aux railleries de l'avenir ; nous parlons d'un temps où la religion est loin de jouir du strict nécessaire, et où les excès de l'impiété présente cherchent à la punir des ex. ces de la piété passée.

Nous ne voulons point que les vertus , la gloire littéraire et les travaux des jésuites anciens profitent aux jésuites nouveaux; mais nous regardons comme une souveraine injustice de faire supporter à ces derniers les charges que l'esprit de controverse d'alors, l'esprit d'envie, l'esprit de la ligue et l'esprit de fanatisme ont pu faire peser sur les autres pendant les phases diverses de discorde et

i«4 de crises sociales sous lesquelles ils ont passé. De bonne foi, n'est-ce pas vouloir nous prendre pour dupes et se moquer de nous à outrance, que de nous montrer quelques hommes de notre âge et de notre moderne civilisation, comme les représentans des formes gothiques, des mœurs rudes et sauvages, d;es pieuses mysticités et de tous les autres épouvantails des temps anciens? N'est-ce pas nous offrir quelque chose de comparable à ce monstre de V Art poétique d'Horace, qui est composé d'une tête de cheval, de plumes d'oiseau et d'une queue de poivsson? Eh! ne craignez rien : avant de ramener votre siècle à la perfection religieuse qui vous cause tant de frayeurs, les jésuites auront a faire, et vous aurez tout le temps d'observer leur marche. La philosophie révolutionnaire leur a donné de l'occupation pour plus d'années qu'elle n'a employé de jours à démolir le sacerdoce, à renverser les autels et à pervertir la génération qui s'est livrée à ses conseils. Il n'est donc nullement à craindre qu'ils aillent trop loin ni qu'ils remontent l'édifice de la religion trop haut ; mais, en revanche, il est fort à craindre que ni eux ni personne ne parvienne à guérir la plaie (|ue la révolu-

lion a laissée dans le cœur des peuples, et à 1 émettre Tordre social sous la protection de la morale religieuse. A coup-sûr, nous n'en sommes point au luxe des idées et des pratiques pieuses ; et jusqu'à ce que les jésuites aient à s'occuper des cas de conscience de la perfection chrétienne, ils ont tant de choses plus pressées à régler avec l'impiété révolutionnaire, ([ue ce ne sera pas la génération actuelle qui en verra la fin.

Page 1