‹ Le collége de mon filsChapitre 27 sur 34 · CONSEIL VIII · texte numérisé non relu

CONSEIL VIII

Od demande aux je'suites une de'claration de principes qui puisse servir de base à un concordat avec le parti révolutionnaire.

Tant que le parti révolutionnaire ne saura point le fond de votre pensée, mes révérends Pères , il est naturel qu'il vous attribue la manière de voir et les intentions qu'il aurait à votre place. D'après celte règle de jugement, il doit vous supposer des idées complètes en fait de réparation , parce qu'il ne connaît, lui, que les idées complètes en fait de destruction. Quand il s'est vu maître du trône, vous savez s'il en a laissé quelque vestige; quand il s'est vu maître de l'autel, vous savez s'il l'a renversé à demi. En un mot , tous les actes de son règne prouvent qu'il est d'un naturel ennemi des termes moyens et des œuvres imparfaites. Par conséquent, il doit avoir quelque peine à concevoir une royauté qui ne tue point complètement les révolutions, comme aussi une religion qui ne tue point

complètement l'impiété. Voilà pourquoi il restera toujours en méfiance contre l'une et contre l'autre, sans pouvoir se figurer l'excès de modération dont elles usent à son égard. Etonné du repos dont elles le laissent jouir, il en croit à peine ses yeux, parce qu'il se souvient, comme malgré lui , du temps où. il savait autrement faire valoir les droits du plus fort et de la victoire.

D'après cette considération , mes révérends Pères, il serait peut être à désirer que vous en vinssiez, avec lui, à des explications franches et catégoriques, qui fussent de nature à lui tranquilliser l'esprit. Pourquoi , par exemple , ne lui annonceriez-vous pas sans difficulté, que, vu l'état déplorable où il a mis tous les intérêts de la morale et de la religion , vous renoncez , pour deux siècles , à en rétablir plus de la moitié? En ne lui disant làdessus que la vérité , vous le soulageriez du poids d'inquiétudes qui l'accable; vous ménageriez ses idées sur le point de destruction qu'il a le plus à cœur. Son désespoir se calmerait en proportion du mal que vous lui laisseriez pour consolation.

A votre place donc, mes révérends Pères, je n'hésiterais point à faire la part du feu; et

79' je transigerais avec une certaine générosité. Assurément, je craindrais de trop efifaroucher les ennemis du trône en redemandant la moitié du bon ordre, de la paix publique et de la sécurité d'autrefois; mais je tâcherais d'en obtenir un quart bien assuré; et, à mon avis, ce serait un marché d'or. Quant aux choses qui regardent l'autel , je n'ose pas m'y connaître assez pour déterminer la part de sacrifices qii'il peut accorder. Seulement , je comprends très-bien qu'il ne saurait en faire aucun aux dépens des doctrines éternelles et des principes fondamentaux de la religion. De même, relativement à son temporel , je ne vois guère non plus ce qu'il pourrait en abandonner. La révolution y a mis bon ordre, et son excuse là-dessus est toute trouvée. Dieu merci; mais il est d'autres points susceptibles d'accommodement et de transaction. Tels sont ceux qui ne louchent qu'à la pratique, qu'au plus ou moins de devoirs à maintenir en vigueur, qu'au plus ou moins de débris à sauver du naufrage : c'est cette partie que je voudrais voir régler par une sorte de concordat dont je vais vous indiquer la forme.

Art. i". Le parti révolutionnaire conservera la pleine et entière jouissance de son

8à irréligion et de son impiété. Nul ne pourra le troubler dans la tranquille possession de sa matière animale. De son côlé, il renonce à pervertir les cœurs et les esprits qui ne le sont pas; à corrompre la jeunesse par ses conseils anarchiques, par son entreprise d'ouvrages anti-religieux , et par son débit général de poisons. Moyennant quoi , il demeure libre de garder pour son usage propre ses mauvais livres , son incrédulité , sa licence et toute la corruption de ses pensées.

Art. 2. Les ennemis actuels de l'Eglise romaine sont dispensés , pour eux et leurs enfans, jusqu'à la troisième génération, de toute espèce de croyance et de devoirs religieux; mais ils laisseront aux autres le libre exercice de la foi chrétienne, sans travailler à les convertir aux doctrines révolutionnaires et à l'impiété. Renoncent aussi lesdiis ennemis de l'Eglise romaine à inquiéter ni molester les vrais fidèles dans les pratiques du culte catholique , et dans la jouissance des consolations qu'ils cherchent aux pieds des autels.

Art. 3. Les élèves des arts et métiers de Châlons, ceux des écoles de droit et de médecine, des collèges de Paris, de Versailles et autres lieux, ne seront jamais recherchés

3i par les jésuites an sujet de leurs fréquens essais d'anarchie ni de leur caractère prononcé d'émancipation. Réciproquement, les écoliers de Saint-Acheul ne seront plus poursuivis et tournés en dérision par les écrivains révolutionnaires, à raison de leur esprit de subordination, de leur bonne conduite et de leur peu de dispositions à l'insurrection.

Art. 4- Jusqu'à ce que la religion et la morale aient reconquis un quart de l'influencé dont elles ont joui par le passé, pour le bonheur des peuples, il sera permis de travailler à leur rétablissement, sans être traduit au tribunal révolutionnaire du Constitutionnel ^ comme accusé d'envahir tous les droits de la puissance publique , et d'aspirer à la domination universelle.

Art. 5. Tant que le clergé de tout un diocèse ne réunira pas ensemble aulaat de rêve-' nus que deux journaux révolutionnaires de la capitale, il sera expressément défendu de se récrier sur ses richesses , sur sa tendance à redevenir grand propriétaire, et à ressaisir le temporel dont la révolution l'a dessaisi.

Art. 6. La recherche du passé étant interdite en France par rapport aux mauvaises actions qui sont consommées, la recherche de

l'avenir l'est également par raf)porl aux bonnes Internions dont on peut être soupçonné; de sorte que les jésuites aciiicUement vivans sont dispensés de rendre compte aujourd'hui de ce qu'ils feront en i863, comme leurs ennemis de ce qu'ils oui fait eu 1793. De même, si le clergé de France consent à oublier la manière dont ses biefts sont tombés au pouvoir des conquérans de la révolution, ceux-ci reconnuis&ent, de leur côté, qu'ils ont perdu le dfpit de chicaner les autres sur la manière d'en acquérir.

.Du reste, mes révérends Pères, je ne prétends point dicter ce concordat; vous saurez mieux que moi en régler les conditions : je me borne à vous en suggérer l'idée et la forme. Un pareil accord, au surplus, ne serait point noviveau. J'eus occasion , il y a quelques trente ans, d'en proposer un semblable dans une affaire qui faisait alors grand bruit : il s'agissait de savoir si l'on rendrait aux églises la permission de sonner leurs cloches.. La dispute était chaude à ce sujet. Les royaliste? voulaient bien; mais déjà les révolutionnaires commençaient à sentir le prix du silence, et ils pe voulaient point. Or, voici la transaction que je proposai pour en finir;

vS5 et je ne crains pas de la donner comme un modèle de tous les bons concordats présens ei à venir :

Ain des Fraises.

Plus ni cloches ni battans , C'est le vœu d'une horde Qui sait que , dans rancieu temps , Les cloches n'allaient pas sans La corde. (Ter.)

Ces jacobins que j'entends Crier : Miséricorde I Seraient moins rëcalcitrans, S'ils ne voyaient là-dedans La corde.

Sur les cloches maintenant Pour que chacun s'accorde , Partageons le différend. •., Rétablissons seulement La corde.

Croyez moi, mes révérends Pères; cherchez aussi quelque terme moyen pour en finir avec le parti révolutionnaire. Surtout, ménagez son goût pour les biens d'Eglise : il n'aime que cela de toute la religion ; mais il y est fort attaché. Passez-lui donc le temporel, et peutêtre vous passera-t-il le spirituel. Car, observez bien qije le refrain de toutes ses inquié-

ludes sur le rétablissement du culte, est toujours l'amour des richesses dont il croit le sacerdoce tourmenté. C'était la même chose avec les émigrés : aussi long-temps qu'il a eu sur l'esprit sa fâcheuse insomnie de restitution , il n'a cessé de leur chercher des querelles de mauvais débiteur, et de leur montrer les dents, comme le loup de la fable, sous prétexte qu'ils troublaient son eau. Mais , depuis que nous avons soldé son compte avec eux et ^ayé pour lui, voyez comme il les laisse tranquilles î Certainement il vous accorderait la paix au même prix 5 et peut-être même serait-il bien aise que l'Eglise lui amassât encore quelque chose. Tout en la grondant sur ce que son royaume n'est pas de ce monde , je suis sûr qu'il ne mettrait aucun scrupule à en doter le sien, à lui, qui est tout à fait terrestre ou territorial , et un peu semblable au ciel matériel de la vieille physique. Mais malheureusement je ne vois plus rien qu'on puisse offrir à ces messieurs, de la part du clergé de France, si ce n'est une bonne renonciation aux biens de ce monde, au moyen de laquelle ils consentiront peutêtre à ne plus troubler personne dans ia recherche des bicins de l'autre.

COJNSEIL IX.

Comment on fait voir aux révérends Pères que le voisinage de Paris ne leur est point favorable , et que leur maison de Mont-Rouge en est trop près d'une vingtaine de lieues.

Mes révérends Pères , lorsque la peste règne dans une ville, vous savez qtt'il est d'usage de tracer au dehors un grand cercle nommé cordon sanitaire. Il me semble que la même précaution devrait être prise avec plus de raison encore contre la peste des idées et des mauvais principes. C'est dans ce sens que je crois vous donner un excellent conseil en vous engageant à transporter voire communauté de Mont-Rouge au-delà du cordon sanitaire de la capitale.

Ce n'est pas, mes révérends Pères, que je craigne pour vous personnellement le voisinage de la contagion. Il y a dans votre esprit et dans vos mœurs religieuses de quoi vous mettre en sûreté j mais c'est que vous n'avez rien de bon à espérer de votre mission divine

dans une atmosphère Je corruption où tout se réunit pour lui résister et la repousser. Ainsi , le séjour de Paris , dans lequel je comprends un rayon de vingt lieues, à cause delà portée des exhalaisons, ne vous convient nullement. Votre zèle apostolique s'y exercerait ei> pure perte; vos pieux efforts, vos vertus et vos salutaires doctrines n'y peuvent produire que trouble et scandale; enfin, la lime des jésuites ne saurait mordre sur des esprits aussi fortement trempés d'anarchie et d'irréligion. C'est tout au plus si l'on ne croit pas vous faire grâce en ne posant point de couronnes d'épines sur vos têtes. Cette pensée m'alarme si fort à votre sujet, qu'au moindre signe de commotion révolutionnaire, au premier mouvement des flots qui soulèvent une école d'étudians séditieux , je vous adresse malgré moi cette exclamation du vieil Anchise : «Fuyez, fuyez; voilà qu'ils appro- « chent; j'aperçois des boucliers qui relui- « sent, des armes qui brillent! »

Fuge — propinquant; Ardentes clypeos aique cera micantiu cerno.

Vil tr)alheureuseiucnt je parle ici , mes ré-

vérends Pères, d'une cause dont les effets ne paraissent point devoir cesser. La révolnhoii a fait de Pfiris une ville d'exception qui ne ressemble à rien , qui n'a plus aucune physionomie arrêiée, point de mœurs fixes, point de caractère, point d'esprit public qu'on puisse dire lui appartenir en propre. C'est une espèce de bassin dont l'eau naturelle se trouve sans cesse altérée par les canaux qui viennefit y déposer la corruption de toutes les provinces, sans compter celle des pays étrangers. Là, se réunissent et s'entassent comme fortuitement, les intérêts cosmopolites, les égoïsmes sans affection , les ambitions qui cherchent fortune, les passions que le vice remue-. C'est à Paris que se réfugie l'enfant prodigue qui a gaspillé l'héritage de ses pères ; le débiteur qui fuit la poursuite de ses créanciers; l'homme déclassé qui a perdu l'estime de son canton; le fils débauché qui secoue le joug d* l'autorité paternelle; l'intrigant qui s'échappe de sa sphère pour venir tendre des pièges plus sûrs au milieu de la confusion. En un mot, l'ardent coureur de iiasards, le banqueroutier fugitif, le spéculateur avide, l'esprit remuant, le caractère dangereux , le nom puM-du et déshonoré; tout cela vient

aboutir de mille côtés au grand réservoir du vice et de la corruption.

Je n'ai point, à justifier ici , par une exception connue de tout ie monde, ce fonds de population dont les inœurs pourraient servir de modèle aux plus honnêtes gens du royaume. Ce ne serait d'ailleurs qu'une preuve de plus de ce que j'avance : que le génie du bien se trouve comme emprisonné chez lui , sans force et sans action extérieure, tandis que le génie du mal occupe seul tous les dehors , avec une grande supériorité de vigueur et d'influence.

Il est difficile , à coup sûr, mes révérends Pères , qu'avec de tels élémens on puisse composer une ville accessible ^ la parole sainte et à la pieuse influence des jésuites. Une chose qui me paraît plus naliuelle, c'est que vous y soyez considérés uniquement comme des censeurs insupportables, comme des témoins gênans et importuns de la dépravation publique , qui ne sont bons qu'à opérer une contre révolution dans les mauvaises mœurs, dans le goût <léciclé du siècle j)our l'anarchie, et dans l'impiété, qu'on aime de passion. Voilà pourquoi vous resterez en butte aux claiiieurs, à l'injure, aux attaques de la mal-

veillance et aux soulèvemens de l'esprit irréligieux.

Pour vous prouver combien il est à craindre que les efforts de voire zèle ne produisent jamais de fruits sur 1 ingrat terrain de la capitale, je vais établir ce point jusqu'à l'évidence , par des calculs de statistique qui , dans tous les cas , vous ofifriront des renseignemens précieux à recueillir.

Nous avons un infaillible moyen de fixer les proportions de corruption et d'immoralité qui existent comparativement entre Paris et les provinces; c'est d'examiner la quantité d'ouvrages impies et de journaux révolution- !)aires que la capitale dévore pour sa part , et

a quantité qui s'en écoule vers le reste du royaume. Prenons pour exemple le Constitutionnel comme régulateur du mal en fait d'irréligion et de politique. On sait, par l'administration du timbre, combien elle lui délivre de feuilles pour l'impression , et par l'administration des postes, combien elle en expédie pour le dehors. Eh bien! déduction faite de ce qui est destiné pour les pays étrangers, la différence est de moitié; c'es<-à-dire que la moitié de la corruption du royaume, la

moitié de l'esprit révolutionnaire ,, la moitié

9^" de l'irréligion et de la malveillance, la moitié de la haine de l'autel et du trône, en un mot, toutes les mauvaises moitiés de notre dégradation sociale, se trouvent absorbées parla seule consommation du grand bourg-pourri. Les libéraux nous pardonneront cette expression j elle vient du pays de M. Canning.

Et comme si ce résultat n'était pas assez frappant, un autre moyen de contrôle vient le constater par une double preuve. Les journaux royalistes ne sont presque plus connus à Paris que de souvenir et de nom. J'en puis citer un qui n'y compie pas dix abonnés , et qui en a quatre mille dans les déparJemens. Mais, à la vérité, celui-là est inflexible sur les principes uionarchi((ues et religieux (i). Il en est un autre qui se publie à Lyon » et que les amis de la saine littérature comme ceux des saines doctrines mettent avec raison au premier rang des journaux (2). Or, il est répandu et recherché dans les provinces comme le Constitutionnel dans les bouiiques de la rue Saint-Denis. Mais il n'en pénètre pas cinquante feuilles en-deçà du, cordon sanitaire de

(i; Le Journal des Campagnes.

(2) L..1 Gazette universelle de Lyon.

9' la capitale. Enfin , le croirait-on , si les éialà ofTiciels de la grande poste ne venaient pas l'attester : depuis plus de quatre ans on remarque huit ou dix de ces petits journaux anarchiqucs auxquels le champ de la politique est fermé, qui ne réunissent pas ensemble quatre cents abonnée hors de l'enceinte du bourg -pourri? Tout cela vit cependant! Et de quoi , je vous le demande , si ce n'est de ces grandes moitiés de corruption dont je viens de parler, et qui les dispensent de chercher fortune plus loin?

Je vous ai déjà dit , mes révérends Pères, que j'aime beaucoup les argumens de fait; et vous voyez que je vous en donne. Celui-là, je pense , doit vous convaincre que la peste de Paris laisse très-peu d'espérance de succès aux hommes religieux qui se présentent pour la guérir. Non seulement les malades qui en sont atteints ne veulent point des secours du Ciel, mais ils regardent comme ennemi quiconque parle de remédier au délire révolutionnaire qui les agite, ou de les troubler dans les délicieuses jouissances de l'impiété.

Croyez-moi donc, mes révérends Pères, tournez vos regards vers les autres parties du royaume; elles soniinfinimentplus saines, plus

9' suscepliblesd'amélioruiion. Là, vous trouverez encore en assez grand nombre des oreilles disposées à vous écouler, des esprits capables de comprendre voire sainte mission et d'apprécier vos nobles travaux. Là, des milliers de pères de famille accepteront avec reconnaissance les leçons de respect et de soumission que vous apporterez à leurs enfans , les mœurs et les principes de sagesse dont vous irez fortifier le gouvernement domestique. Ne craignez point de rcnconlrer par-là ces esprits forls dont les journaux révolutionnaires ont fait des fanatiques d'anarchie et d'irréligion ; ils ne sont plus dans leur pays natal ^ ils ont déserté les foyers paternels, pour apporter au siège de la corruption générale le tribut de leur corruption particulière. Au moins l'élite des hommes vicieux et déclassés ne s'y trouve plus. Elle a pris le chemin du désordre et des aventures ; elle s'est rendue au quartier-général de l'immoralité. 11 n'y a [)as jusqu'à l'écolier indocile et sédilieu.x , jusqu'au moindre apprenti des révolutions qui n'ait vidé sa province pour accourir dans la terre promise de l'indépendance politique et religieuse.

Ainsi, les principales résistances ont disparu de ce côté -là. Vos .'iernences de paix et de cha-

9^^ ilic chrélieiinc y liouveront un sol préparé à les recevoir. Vos précieux travaux seront secondés par ces fils de famille qui ont des vertus héréditaires à cuhiver, des exemples de bien public à mainienir, des noms à conserver tels qu'ils les ont reçus , sans tache et sans reproches. Vous aurez pour auxiliaire celte foule de bons citoyens dont l'âme n'est point desséchée par l'impiété philosophique, qui n'ont perdu ni le goût de la vie calme, ni la tradition des mœurs heureuses, ni les antiques principes du culte religieux et monarchique, ni i'îimour de la loi divine, ni le respect de l'autorité humaine.

J'unis donc ma voix à celle de vos ennemis , mes révérends Pères, pour vous engager aussi à vous éloigner. Oui, fuyez une terre si visiblement frappée de stérilité , où votre patience et votre courage continueraient en vain^ de s'exercer. Fuyez , vous dis-je, un foyer de contagion dont aucune parole de vie ne peut approcher sans troubler les joies de l'orgueil et soulever contre vous toutes les milices de l'impiété.

Fuge.... propinquant ; Ardentes clypeos atque œra micantia ceruo.

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