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auparavant; défendons aux médecins dudit Collége, en cas de vacances du décanat d’icelui , d’y admettre aucun d’entr'eux qui ne fasse profession de la religion catholique, apostolique et romaine. Si donnons en mandement à nos amés et féaux les gens tenant notre Cour de Parlement de Rouen, bailli dudit lieu, ou son lieutenant et autres qu’il appartiendra, que ces présentes ils fassent registrer, et de leur contenu jouir et user lesdits exposants pleinement, paisiblement et perpétuellement, à ce faire obéir et contraindre ceux qu’il appartiendra , et cesser tous troubles et empéchements contraires, car tel est notre plaisir; et afin que ce soit chose ferme et stable à toujours, nous avons fait mettre notre scel à cesdites présentes, sauf en autres choses notre droit et l’autrui en toutes, nonobstant clameur de haro, charte normande et lettres à ce contraires. Donné à Saint-Germain-en-Laye au inois de juin, l’an de grâce 1670, et de notre règne le 28°. Signé Lours. À côté est écrit : registré au greffe des expéditions de la chancellerie de France, par moi conseiller secrétaire du roi, greffier des expéditions à Paris, ce 28 Juin 1670. Signé Bouchot, avec un paraphe, et sur le repli est écrit : par le roi, signé Philippeaux, avec un paraphe. Visa Séguier, pour servir aux lettres de confirmation des priviléges des médecins de Rouen , et scellé en marge d’un granc sceau de cire verte.
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Manor 1° JuiLcer 1670.
Les maladies graves ne pressant les médecins de trop de travail, on invite aux séances les chirurgiens et les apothicaires, pour rétablir la concorde, relativement à l’affaire de Questier contre Grouchy et Delagrange.
On invite les assistants à ne jamais laisser échapper lPoccasion d’être charitables envers les pauvres, et de les traiter gratuitement aussi bien que les malades payants.
Mar: 8 Juizzer 1670.
Les chirurgiens et apothicaires, convoqués par le vétéran Lepigny, se rendent à la séance , et déclarent qu'ils ne transgresseront jamais les ordres des médecins , qu’ils désirent voir déférer au doyen ceux qui, sous le voile de l’anonyme, dénoncent leurs collègues, que leur faute soit discutée devant lui doyen, signalée au procureur du roi, punie d'une amende pécuniaire , et que le membre convaincu de ce délit soit privé de sa charge.
Ensuite, le même Lepigny demande que, pendant la suspension de ses fonctions, le syndicat soit prorogé Jusqu'à une autre élection.
= ide SAMEDI 19 JuILLET 1670.
Convocation du Collége pour examiner la thèse de Ferdinand Mendez; après avoir corrigé les fautes d'impression , on demande qu’il plaise à M. le premier président, à qui est dédiée cette thèse, de fixer un jour pour quelle soit soutenue. Les propositions défendues par Mendez sont celles-ci : La guérison des écrouelles par une main royale est naturelle. — La semence de l’homme peut former la mole aussi bien que le germe vital. — Il faut réformer cette assertion d'Hippocrate et Galien : que le feu, l'air, l'eau, la terre, sont des éléments, attendu qu'ils sont des composés chimiques comme le sel, le soufre et le mercure. Il est inutile de dire que le Collége condamne ces propositions.
Luonpi 4 Aout 1670.
Le Collége décide que, désormais, les membres agrégés devront, avant de soutenir leur thèse, payer un droit de 6o livres tournois , à quoi est astreint, le premier, Ferdinand Mendez.
12 ET 13 AourT 1670.
Argumentation contre la thèse de Ferdinand Mendez dans la grande salle des Carmes, le pre-
mier jour en présence du premier président du Parlement, accompagné de trois autres présidents et de quelques-uns des plus importants conseillers, et un concours nornbreux des autres ordres. La discussion terminée, après l’autorisation du doyen du Collége, la proposition suivante est soumise au candidat : Un homme de trente-cinq ans, d’un tempérament bilieux et mélancolique, est affecté, depuis trois ans, d’une maladie de la terminaison du gros intestin, accompagnée fréquemment de douleurs cruelles dans les bras , et qui en paralysent le mouvement; le candidat déclare que, suivant lui, cet homme est atteint d’une maladie scorbutique , et non d’une colique des peintres, parce qu'il a souvent observé des cas semblables chez les scorbutiques. Après avoir parfaitement répondu à toutes les questions, satisfait préalablement au paiement du diplôme, souscrit aux Statuts du Collége et prêté le serment d’Hippocrate, le candidat est proclamé membre du Collége.
Mercreni 27 Aour 1670.
A la séance sont présents trois porteurs de pouvoirs des pharmaciens, et six chirurgiens appelés au même titre par le doyen, qui leur demande si beaucoup de leur ordre n’ont pas ad-
ministré des remèdes sans ordonnances de médecins , de leur autorité privée , et contre les reglements établis.
Les chirurgiens répondent que ceux qui se sont conduits ainsi, peuvent être blâmés par le Collége, traduits devant les tribunaux et frappés d’une amende pour les forcer à remplir désormais leurs devoirs, sans que l’ordre des chirurgiens prétende leur prêter secours en quoi que ce soit.
Même réponse est faite par les fondés de pouvoirs des pharmaciens; ils demandent qu'à partir de ce jour, tous les différends et conflits survenus entre les trois ordres soient complétement oubliés; mais que ceux qui, désormais, seraient repris , reçoivent Île juste châtiment indiqué par les chirurgiens ; que chacun reste dans la spécialité de son art (n'enguge pas sa faulx dans une moisson qui ne lui appartient pas. )
Lecture est donnée des Statuts par Ferdinand Mendez, et, chacun, à son tour , vient prêter serment d’y obéir avec fidélité’.
Jeu: 2 OcTogre 1670.
Le doyen entretient le Collége d’une dysenterie épidémique et de beaucoup de cours de ventre ? Ce procès-verbal, signé par Nourry et Ferd. Mendez, indique
Pimportance de ce nouveau membre déjà revêtu des fonctions de secrétaire de fait.
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qui règnent dans la ville pendant ce mois , ainsi que de nombreuses fièvres peu graves, entrainant rarement la mort contre l'ordinaire.
M° Georges Questier annonce avoir été assigné pour outrages devant la communauté des chirurgiens , par Adrien de Grouchy, mais comme François Lebaron père, témoin très digne de foi, est absent, la cause est renvoyée à une autre séance pour faire une enquête plus exacte, jusqu’à ce que le témoignage de Lebaron permette de délibérer.
Le Collége déclare qu’il est dû des honoraires aux médecins chargés d'examiner les pharmaciens et chirurgiens.
L’un des membres , Lechandelier, qui a rempli les formalités envers le Collége, demande si, suivant l’habitude de son ordre , on célébrera le banquet habituel de l’année sociétaire, attendu qu'Hénault, l’année précédente, en avait été empêché par suite d’affaires judiciaires. Le banquet aura lieu.
Lunpr 2% NovemBre 1670.
Sur un arrêté de l’intendant, le Collége est convoqué pour délibérer sur le procès de Questier et de Grouchy, et sur lPimpôt de 42 livres tournois à établir sur les chirurgiens qui désirent
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se faire recevoir. Le doyen et Lepigny sont chargés de soutenir, devant toutes les juridictions, même devant le grand Conseil, les intérêts du Collége, et de déclarer qu’agissant en vertu d’un ordre du roi, ils doivent recevoir des honoraires pour assister aux examens des chirurgiens.
VENDREDI 28 NovEMBRE 1670.
Par suite de ce procès, intervient un arrêt de l’intendant, qui, non-seulement fait défense aux médecins d'exiger aucune rétribution des chirurgiens pour leur réception, mais encore fait appel à tous les chirurgiens de la ville, recus suivant ce mode, pour les contraindre à réclamer la restitution d’un impôt arbitraire et indüment perçu.