UE
tion de moëlle de casse aiguisée d'un grain ou deux de kermes minéral. Dans les états d’accablement , lorsque les premières voies paraissent moins chargées, on peut joindre le kermès minéral à la potion cordiale ci-dessus.
« Il est important de bien distinguer la nature des hémorrhagies du nez ou d’autres parties qui surviennent dans ces maladies, il faut connaitre si elles sont critiques ou symptômatiques pour se déterminer aux saignées révulsives ou aux potions absorbantes ou adoucissantes. Dans les tempéraments pituiteux , l'abondance de la sérosité donne quelquefois lieu aux embarras du cerveau, dans les temps même où les éruptions miliaires sont le plus copieuses; en ces circonstances, l’emplâtre vésicatoire, appliqué aux gras des jambes, dégage le cerveau et ranime les esprits
« On ne doit pas oublier de soutenir les forces par de légers cordiaux tempérés tant que l’éruption miliaire ou les sueurs continuent, puisqu’on est dans la nécessité de les entretenir.
« Le régime de vivre ne doit être que de bouillons faits avec le veau, le bœuf et la volaille; on augmente ou on diminue le veau suivant la liberté ou la constipation du ventre. On a lieu d'espérer que, par cette méthode, on rendra plus efficace la plupart des remèdes usités qui n’ont
nn
été discrédités que parce que souvent on les a placés au hasard, ou parce qu’ils ont été employés trop tard.
« C’est le sentiment du Collége des médecins de Rouen, qui se sent porté volontiers en cette Occasion à réitérer les marques de son attention pour le bien public, quoique le Collége n'ait actuellement aucun membre qui porte le titre de médecin du danger, dont une des fonctions était de faire part au Collége des maladies épidémiques des environs de cette ville qui résistaient aux remédes, le Collége, dans ces circonstances,
ne manquant pas de lPaider de ses avis» ( DE HÉNAUT.)
30 Avril 1739.
On donne lecture d’un écrit de défense fourni le 29 par le sieur Lecat, sur l’action contre lui intentée au Bailliage de Rouen, dans lequel on ne remarque rien qui puisse empécher le Collége de soutenir son action. Le Collége est résolu à remettre lesdites défenses, avec des mémoires de suppliques, entre les mains de M. de Jore, son avocat {DE HÉNAUT.)
13 OcToBrE 1739.
On s'occupe de lépidémie régnante : fièvres intermittentes anomales, fièvres continues pu-
= YÈ =
trides et miliaires, petites véroles meurtrières déterminées par linclémence de la saison , lesquelles maladies ont enlevé 200 malades.
Adrien Larchevesque estélu conseiller-médecin du Roi.
De Hénaut présente ses comptes de dépenses pendant l’année courante de sa gestion (Dr HÉNAUT. )
1% OcrToBrEe 1740.
Jacques Lange est élu médecin du Roi.
13 Février 1741.
On règle la distribution des arrérages dus aux héritiers de M° de Houppeville. Chacun des membres est appelé à payer sa quote-part des arrérages échus depuis sa réception ; à légard des mauvais deniers dus par plusieurs membres du Collége, et du défaut de M£ Roquette, ils seront pris sur une somme de 24 liv. 8 sols, qui reste au Collége, et le surplus sera réparti également par tète. Par ce compte arrêté, il résulte que M‘ Éstard , Néel, de Hénaut , Larchevesque et Lange doivent payer chacun 19 liv. 14 sols 11 deniers. M° De La Roche, 9 liv. 4 sols 2 deniers, Me Deslongchamps , 8 liv., M° Boisduval, 5 liv. 8 sols 9 deniers, lesquelles sommes jointes en-
semble, ety comprise celle de 24 liv.8 sols restée au Collége, font celle de 148 liv. 11 deniers, lesquelles sommes seront payées par les membres du Collége , ainsi qu’il a été arrêté ci-dessus. 11 a été de plus résolu que lorsque le médecin du Roi aura rassemblé les deniers ci-dessus mentionnés, en fera le paiement aux héritiers dudit sieur de Houppeville, en mentionnant la réduction de ladite rente au denier 40 , depuis la mort dudit sieur Houppeville, en la marge de leur contrat, dont ils donneront communication pour en prendre copie, et en outre, lesdits sieurs héritiers passeront une réduction de ladite rente sur le registre du Collége, ainsi qu'ils l'ont promis. ( Desrowccnamps, Boispuvaz, DE La Rocue, DE Henaur, Lawcr); et plus bas:
Nous soussignés héritiers de M. de Houppeville, consentons la réduction de la rente cidessus au denier 40.
À Rouen, le 18 février 1741, et ledit jour avons porté en marge ladite réduction sur le contrat original :
(Signé : J. HouPPEVILLE, DE HOUPPEVILLE DE SEMILLY. )
VENDREDI 28 Avril 1741.
Est présent , Bertrand Pinard, docteur médecin qui, apres avoir déposé sa requête et ses
lettrestestimoniales, demandel'agrégation. M°Deslongchamps est chargé d'en prendre connaissance, et d'en donner son avis à la prochaine séance. |
Le même Jour, sur la proposition qui a été adressée au Collége de faire un billet de reconnaissance à MM. de Houppeville, de la rente de 7 liv. 10 sous, qu’on leur doit, a été conclu que le Collége différerait de leur donner jusqu’à ce qu'on ait pris éclaircissement touchant l’affranchissement qui a dû être fait d’une moitié de cette rente appartenant aux représentants de Me Noël, afin que cette reconnaissance ne porte point de préjudice audit Collége pour cette autre moitié ( LANGE.)
Lange est mort avant l'expiration de ses fonctions de conseiller-médecin du Roï. Guillaume De La Roche est nommé pour lui succéder provisoirement jusqu’à la fin de l’année , et définitivement pour l'année 1742, c’est-à-dire de Saint-Luc 1741 à Saint-Luc 1742.