‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 41 sur 61 · MERCREDI 4 OCTOBRE · texte numérisé non relu

MERCREDI 4 OCTOBRE

On s'occupe des maladies régnantes, principalement des fievres varioleuses, miliaires, et

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diversement pétéchiales, du génie de ces maladies, et des remèdes, appropriés à chacune d'elles. Chacun des membres donne son avis; on fait ensuite lecture d’une requête de M° Antoine Fleury, de Caen, qui demande l'agrégation. Ses lettres sont accompagnées d’un certificat de pratique et d’une autre attestant qu'il a suivi des cours de chirurgie. Mais cette requête n'étant pas présentée en termes convenables, elle lui est renvoyée pour y faire les changements nécessaires (DE La Rocue. )

Noël Antoine Fleury, après avoir opéré les changements indiqués, obtient pour sujet de thèse cette question : Dans les fièvres continues compliquées de dysenterie, la section de la saphène est-elle indiquée ?

M. Aimable-Guide-Bertrand Pinard, docteur en médecine de l’Académie de Caen qui, le 28 juillet dernier, avait eu pour sa thèse d’agrégation, cette question : Dans les fièvres miliaires, doit-on pratiquer la saignée ? déclare qu’elle est terminée. M° De La Roche est commis pour lexaminer.

Me De La Roche rend compte de l’examen dela thèse de Pinard. Attendu qu’elle ne contient rien d’irrégulier, on lui indique les 29 et 30 de ce mois pour la soutenir ( De La Rocxr. )

Pinard soutient sa thèse, et tire pour question au hasard : ’A4ngine Arthritique. M est inscrit comme agrégé au Collége (DE ra Rocne.)

Noël-Antoine Fleury a soutenu sa thèse et tiré la question suivante : Des abcès ulcéreux de la vessie communiquant à l'intestin colon (DE La RocxE. )

17 OCToRrE 1742.

Nicolas-Gervais Deslongchamps est élu médecin du Roi.

Le Collége assemblé en la maison de Boisduval, en labsence de Deslongchamps, pour

délibérer si le Collége interviendra au procès que les gardes apothicaires ont intenté devant M. le lieutenant-général de police de Rouen, contre un nommé Lermérot, se disant médecin à l'urine, il a été unanimement résolu d'intervenir audit procès pour obtenir, dans la sentence qui en résultera, qu'il soit fait défense audit Lermerot et à tous autres de donner dorénavant aucuns avis,

et de faire aucunes fonctions qui concernent la médecine, ni de distribuer aucuns médicaments, sous les peines portées par les règlements, pour lequel effet, ledit sieur de Boisduval présentera , pour le Collége, et en son nom, une requête d’intervention à mondit sieur le lieutenant-général de police, et poursuivra l'instance jusqu'au jugement ( Boispuvar,, De LA RocnE )

Convocation. extraordinaire pour convenir de la célébration d’une messe de 7e Deum pour la convalescence du Roi Louis XV, qui sera célébrée le 24 dans l’église des Carmes.

Le même jour, 21 septembre, M° Pinard est élu conseiller-médecin du Roi.

Pas de maladies régnantes particulières dans la ville. l

15 Mars 1745.

Séance extraordinaire pour statuer sur le jugement du Parlement contre Guillaume Lermerot, médecin à l’urine, et sur l'intervention du Collége à lui faire notifier ; les frais de la levée du jugement seront payés par Deslongchamps, auquel le Collége les remboursera (DEsLonc- CHAMPS, Pivarp, Guillaume DE LA Rocxe, Ad. LARCHEVESQUE , Boispu var.)

Ce même Jour, il est arrêté à l’unanimité qu'on intentera un procès au nommé Peithon, qui prend la qualité de médecin.

1% OCcTOBRE 1745.

Le Collége convoqué en la manière accoutunée, élit M° Fleury, conseiller-médecin du Roi (PINARD.)

6 NovemMBrE 1745.

Séance dans laquelle on s’entretient du renouvellement des cours d'anatomie, interrompus déjà depuis long-temps par suite du proces intenté aux chirurgiens, et de leur amour-propre (superbiam.) Il est décidé qu’à l'avenir, pour conserver les droits du Collége, les cours d’ana-

tomie et de chirurgie seront rétablis et professés, à tour de rôle et gratuitement, par le médecin du Roi, pour la plus grande gloire du Collége et dans l'intérêt de la chose publique, et que, dès cette année même, ces cours seront commencés (FLEURY. )

11 NovemMBrE 1745.

La Communauté des chirurgiens ayant fait demander par le sieur de Moyencourt, lieutenant du premier chirurgien du Roi, un extrait de la délibération, le conseiller-médecin du Roi, du consentement du Collége, a écrit la lettre suivante:

« Voici, Monsieur, le précis de la délibération du Collége, que je vous envoie suivant la demande que vous m’en avez faite:

« À été représenté au Collége, que le public était fort intéressé à ce qu’il soit fait tous les ans des cours d’anatomie et d'opérations de chirurgie, comme ils le pratiquaient autrefois : On dit que la cause de cette interruption , qui dure depuis long-temps, est provenue de ce que MM. les chirurgiens n’ont plus voulu payer au Collége 60 liv. destinées à cet usage. On convient unanimement que le bien public devant l'emporter sur l'intérêt particulier du Collége, M. le mé-

decin du Roi se preterait à faire, dans la suite, les leçons d'anatomie et de chirurgie, c’est-àdire que, dans une année, il y aurait un cours d'anatomie, l’année suivante un cours d’opérations de chirurgie, et ainsi d'année en année alternativement.

« Le Collége pense trop bien de votre Communauté, Monsieur, pour croire qu’elle ne voulût pas profiter d’un pareil avantage. Le zèle qu’elle a toujours témoigné pour le bien public, et la perfection des jeunes élèves en chirurgie, l’a déterminé à faire ce cours-là gratis, dans la persuasion où elle est que si les fonds qu’on lui a déjà payés pour ces actes publics venaient à rentrer dans votre Communauté, elle se porterait volontiers à les lui remettre, et qu’elle ne voudrait en rien préjudicier le Collége dans ses droits et ses prérogatives.

« J'ai l'honneur d’être avec l'estime et la considération la plus parfaite, Monsieur, votre très humble et tres obéissant serviteur ,

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