‹ Le Collége des médecins de Rouen, ou documents pour servir à l'histoire des institutions médicales en NormandieChapitre 43 sur 61 · ET 29 JUILLET · texte numérisé non relu

ET 29 JUILLET

Ce qui a été fait, ( De La Rocur. )

1% OcToBrE 1747,

Élection de Boisduval comme conseiller-médecin du Roi. (DE La Rocnr, BARDET, Pinarp, RoQuErTE , Ninerzz, médecin consultant du ÆRoë de la Grande-Bretagne, (Boispuvar. )

26 OcToBrE 1747.

De La Roche et Pinard sont chargés de soutenir les intérêts dans le procès intenté au Collége par Deslongchamps. Tous ont signé au registre, moins Fleury, absent.

10 Avriz 1748.

Boisduval , conseiller-médecin du Roi, fait connaître au Collége un hommage, sous forme de dissertation , de MM. Morand et Geoffroy, ayant pour titre : Formules de pharmacie pour les hô-

pitaux militaires du royaume, avec une lettre d’Helvétius, conseiller aux Conseils du Roi et médecin de la Reine, inspecteur général des hôpitaux militaires de Belgique , de l’Académie royale des sciences, et docteur régent de la varllante Faculté de Paris. Le Collége, consulté pour donnersonavis sur cet ouvrage et les annotations d’'Helvétius, trouve cet ouvrage bien pensé; toutefois, il blâme la multiplicité des formules, déclare qu’à ses yeux il n’y a pas de remède spécifique , qu’il faut en user avec beaucoup de circonspection, et que les circonstances de temps , de climat, de localité, de tempérament et de génie morbifique , en modifient complètement l’usage dans la pratique médicale ; or, suivant lui, l'ouvrage en question doit être rejeté comme inutile aux malades des hôpitaux militaires". ( Borspuvar. )

17 Ocrogre 1748.

Pinard est élu conseiller médecin du Roi.

13 DécemBre 1748.

Pour éviter les querelles et les haines entre Îles

confrères, il est décidé qu’à l'avenir le scrutin

1 Il y avait, certes, de l'indépendance à parler ainsi d’un livre sous la protection d’un homme comme Helvétius.

secret aura lieu pour l'élection du médecin du Roi.

On décrète ce même jour que, désormais, le conseiller-médecin du Roi et son assesseur auront la haute surveillance sur les pharmacies, médicaments simples ou composés, leur bonne ou mauvaise préparation, leur mélange, etc., et que ces visites devront être faites en robes (PINarD.)

15 DécemBre 1748.

Aux termes de l’article 2 des Statuts, on élit un membre pour diriger les affaires du Collége en cas d'absence du président, qui devra faire avec lui la visite des pharmacies. M° Bardet est désigné pour remplir cette fonction.

Le sieur Deslongchamps n’ayant pas été élu médecin du Roi en 1747, au moisd’octobre, donna au Collége un exploit le 20 du même mois, pour voir dire et juger que l'élection qu’on a faite du sieur Boisduval, serait cassée et annullée comme contre, et au préjudice dudit sieurs Deslongchamps, en ce que chacun des Collègues devant exercer cette charge, suivant le rang de sa ré-

ception , comme il a toujours été observé, personne ne devait lui être préféré.

Le 14 février 1748 , le sieur Deslongchamps forma une demande incidente, tendant à faire juger que celui qui serait médecin du Roi en rapporterait, suivant le 3° article des Statuts, tous les honoraires, et qu’il ne garderait pas pour lui, comme on le faisait , les honoraires des rapports faits par ordonnance de justice.

Le Collége à répondu que la charge de médecin du Roi étant élective, comme il le parait par l'arrêt du Conseil-d’État du Roi, du 2 septembre 1692 , par la délibération du Collége du 9 octobre 1714, et par le 1°” article de.ses Statuts, le sieur Deslongchamps a eu d’autant plus tort de se plaindre, qu'il sait qu'aucun médecin n’a occupé cette charge, qu'il n'ait été réélu à la pluralité des suffrages.

À l'égard de la demande incidente, on a répondu que le sieur Deslongchamps demandait à tort que le médecin du Roi rapportât au Collége les honoraires des rapports, parce que ces honoraires lui avaient été attribués par une délibération de 1709, pour le récompenser des frais qu'il est obligé de faire, quand il va faire des rapports dans la campagne; qu’il est vrai que l’article 3 des Statuts porte le contraire, mais que le Collège pour éviter tout compte de dé-

penses, et toutes occasions d’altercations, y avait dérogé par la susdite délibération qui avait toujours été observée depuis; qu'il était en outre fort étonnant que le sieur Deslongchamps fit cette mauvaise chicane, puisqu'ayant été lui-même élu au mois d'octobre 1734 et 1742, pour remplir les fonctions de conseiller-médecin du Roi, il n'avait pas rapporté ces mêmes honoraires au Collége.

Sur ces raisons et autres, est intervenu le r2 de ce mois, sentence au Bailliage, par laquelle ledit sieur Deslongchamps a été débouté de son action, tant principal qu’incident, avec dépens (PinARD.)

30 AvRiL 1749.

M Paul-Thomas Simon, docteur en médecine, demande l'agrégation. Les pièces seront examinées par De La Roche et Pinard qui devront faire leur rapport à la prochaine séance (PINARD.)

Le Collége étant assemblé, s’est présenté le sieur Deslongchamps qui, dansle dessein de vivre en bonne intelligence avec ses confrères , reconnaît la sentence rendue contre lui au Baïlliage de

Rouen, le 12 décembre 1748, bien prononcée ; pourquoi, il renonce à toute poursuite en appel. En conséquence, le Collége lui remet tous les frais qu’il a faits pour obtenir ladite sentence, et qu’il a signé : Deslongchamps, et, pour la remise des frais, le médecin du Roi a signé pour le Collége (PrvARD. )

Élection de Fleury, médecin du Roi, idem, de Roquette, syndic.

On reprend les cours d'anatomie qui ne sont interrompus que par /e temps contraire.

On persiste à continuer les leçons et démonstrations d’anatomie qui sont professées par Fleury, médecin du Roi, comme chose éminemment utile ( Frrury. )

Election de Bardet, comme médecin du Roi.

Election de Nihell.

7 Janvier 1752.

Nihell prend le titre d’écuyer et de médecin consultant honoraire et extraordinaire du Rot de la Grande-Bretagne.

Après s’être occupé des Ed régnantes qui

sont : La fièvre intermittente à types variés, les péripneumonies , diverses aussi, suivant les tempéraments, on délibere sur la santé des malades, et, ensuite , sur la réponse à faire à une question proposée par M. le premier président du Parlement de Normandie.

M. De la Roche est élu médecin du Roi, et /a Province est confiée à sa dir ction.T\devra serendre auprès de M. le premier président, protecteur du Collége, des littérateurs et des lettres.

On fait la proposition de s'entendre avec les chirurgiens pour faire tous les huit jours une communication à des feuilles de commerce pour tout ce qui concerne la Normandie, dans laquelle on ferait porter dans tous les points de la province, en cas d’épidémie, les instructions données par le Collége à tous les novices en médecine, les remèdes de saine pratique. On s’occupera de cette proposition.

Elle est suivie d’une autre ayant pour but tous les deux mois, outre les séances ordinaires, de se réunir, pour resserrer les liens de la confraternité dans un banquet modeste et philosophique (NIxELL. )

Erection d’un Collége de médecine à Nancy.

A" Lettre.

« Le 21 février, J'ai reçu la lettre suivante, écrite de Nancy, le 17 du courant, et signée

par M. Gormand, médecin de ladite ville (de Nancy.)

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