‹ Le Colleg̀e du HavreChapitre 19 sur 54 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

U ColMge 80116 ta ëndioB 4e l'abbé HonUtir (HMM-inS)

Parmi les personnages qui, au Havre, ont le plus foitemeiU soutenu la cause de l'insirucUon {Miblique, il (aiat tout spécialement mentionnor te maire Sery. Dès qu'il oonnut )es termes de la loi de FkM^éal an X, qui rétablissait les Collèges sous la nom d'Ecoles Secondaires, il déploya toute son activité et tout son zèle à préparer la réouverture de notre vieille maison d'éducation ; car U y avait longtempsi disait-il, qu*on gémissait de « Tabandon où était rédmte Tinstruction en cette ville » du Havre. Puissamment seccHidé par son Conseil, Sery n'attendit même pas la fin de Tan X pour fixer son choix sur la Direoteur et les professeurs de la aouveUe Ecole.

Le Directeur proposé lut Tafcbé Jeafii*-Pi«Te Houlier, né le 28 Mars 1755 à Virville (1), doyenné de Saint-Romain-de-CoIbosc, du mariage de Jean Houlier, laboureur, et de Marguerite Vasse (2). C'étaft, d'après Sery (3), « un de nos bons Caudiois

(1) Virville dépend aujourd'hui des canton et doyenné de Goderville

(2) Registres paroissiaux de Virvilk.

(^ Arobives muaicipaies. -^Lstlre au fMtet 11 Pluviâse aa XU. — Copie de Lettres et Section N.

des environs de Bolbec, élève de Saint-Nicaise (1), et c'est tout dire pour Tbabileté. » De plus^ il était « très doux et très instruit. » Il avait reçu, étant au Séminaire de Joyeuse, à Rouen, la tonsure et les Ordres mineurs, le .4 Avril 1778. La liste des élèves théologiens de ce Séminaire le désigne, cette année-là, sous cette rubrique : « Primi anni et magister (2) » ; ce qui autorise à affirmer qu'il était répétiteur d'humanités ou de philosophie, en même temps qu'il faisait sa première année de théologie.

J.-P. Houlier fut appelé au sous-diaconat, en Septembre 1799, avec des notes satisfaisantes pour la science et pour le caractère : « Videtur bofiaji \vfjn s^i^tM tirm Indole. ». Xj^afinée suivante, il reçut la prêtrise, à Tordination de Septembre, avec ce certiflcat : (( Scientift bonus, ingenio fticilis, pietate et indole commendabilis, » science bonne, heureuses aptitudes, piété et caractère recommandables (3).

Le Séminaire de Joyeuse n'était pus un établissement diocésain, c'était une maison particulière, réservée aux nobles. Par testament daté de 1615, le Dar<ltoal de Joyeuse avait stipulé qu'après son décès ses héritiers fonderaient, à Rouen, un Séminaire, dont la direction serait conflée à trois Jésuites, et où l'on instruirait trente jeunes écoliers nobles, désirant entrer dans le sacerdoce. Ces boursiers, qui devaient « être français, de légitime mariage, ni bossus, ni contrefaits, ni notés d'infamie, » et avoir, à' l'époque de leur nomination, « au moins quatorze ans et être capables de te Troisième au Collège' de Rouen (4), » étaient désignés par les' héritiers du Cardinal fondateur. Ced héritiers furent successivement la duchesse de Ouise, Mademoiselle de Guîse, Mademoiselle de Montpensier, Monsieur Prôre du Roi, et, pendant le XVIll* siècle, le diM^ d'Orléans. Le nombre des bourses diminua peu à peu; et, en 1780, par exemple, au lieu de trente, il n'en existait que douze.

Eu égai*d aux longs services rendus par le Supérieur, rà6bé Lepicard, qui avait remplacé les Jésuites àpnès leur expulsion, le duc d'Oriéans établit, en 1781, un quatrième mattre-eeclé-

(1) Le S^inalre de âafnt-Nicaise, éftabli à Rouen, recevait surtout fea eafania pauvres ^1 m (teatinaieni à Tétai ecclésiastique. On y enseignait les humanités, la logique, la physique el la théologie.

(2) Papiers du Séminaire de Joyeuse. — Bibliothèque du Petit Séminaire de Rouen.

(3) Archives de l'Archevêché de Rouen.

(4) Rapport adressé au I*. Jouvency, h Rome, en 1714 et conservé aux Archives du Gciu.

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