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PHILOSOPHIE

testante, et, pondant.de n&Hd(>re«6€s années, aueuae réfaributiou ne lui fut accordée pour son déplacemenk Nous aurons roccasion de rendre hommage au désintéressement et au zèle du pasteur Poulain.

Plillosopbie. ~ a Le cours de philosophie, dans les collèges, sera regardé cpmme le complément de la rhétorique ; en conséquence, les professeurs s^abstiendront d'occuper leurs élèves de théories qui doivent être réservées pour les Cours des Facultés. Ils les exerceront surtout à argumenter et à écrire sur les questions les plus importantes et les plus utiles de la logique, de la métaphysique et de la morale. » Cet arrêté du 31 Octobre 1820 resta longtemps en vigueur daps runiversité. Le programme des études philosophiques servant de base à Texamen du baccalauréat es lettres, il ne pouvait donc être modifié que par Tautorité universitaire. Ferrus se borna simplement à désirer Tadjonction au programme offlciel de quelques études accessoires. Ainsi à 1,'histpirç de la philosophie il aurait voulu rattacher celle des systèmes religieux, de tous le$ .temps et de tous les pays, comparés au christianisme^ puis une histoire sommaire de toutes les littérature^ étiangères anciennes et modernes en indiquant bien leurs rapports avec la nôtre. On initierait ainsi les collégiens à Thistoire de Tesprit humain. Ferrus souhaitait, encore pour les élèves « commerciaux » des éléments de droit commercial que tout le monde ne peut aller acquérir dans une Faculté de Droit, et quelques notions claires et précises d'Economie politique, suffisantes ^u moins pour mettre les jeunes gens sur la voie d'une scieucei si utile et pourtant si peu répandue en France. Somme toute, d'après Ferrus, le programmerde la claaae de philmophie. devait emtH'asser \% métîiphysique, la morale, l'hiî^toire de la philosophie, l'histoire comparée des littéi-atures, les éléments d'Economie politique et de Dioit commercial.

La chaire de philosophie fut occupée en 18^7-1838 par le Principal lui-même, Ferrus, avec un seul élève Emile Levieux ; Tannée suivante, pai* Ansieaiix, titulaire de la Quatrième et suppléant de philosophie, avec doux écoliers. En Avril 1842, le Bureau d'administration, demanda la tilularisation de cette chaire. Les pro* fesseurs délégués furent Leuillier en 1843, et Dequen en 1844. C'est le Principal, /de Lacombe, qui le 18 Novembre 1845 reçut la nomination offtcielle de chargé de cours de philosophie au Collège du Havre.

^ LE coLUtoE m Havre

Gtaflses de toUes^leltrM «t de grammaire. — La littérature, et surtout la littérature ancienne, renferme un fonds de morale très capable d'émouvoir et de former le cœur, d^élever Tâme en polissant l'esprit. L'amour de la patrie qui respire dans les orateurs de Tantiquité, le respect des devoirs de Thomme enseigné par ses philosophes, le récit des actions héroïques chantées par ses poètes, la censure du vice si énergiquement flétri par ses historiens, toutes ces hautes pensées, si éloquemment exprimées dans les plus beaux langages du monde, en touchant Tesprit, sonfrellds sans profit pour le cœur ? Non certes, répondait Perrus, et, ne fût-ce que pour l'honneur de la morale, conservons le feu sacré de Tantiquité. I/instruction littéraire aura donc toujours pour base Tétude des langues anciennes qu'il est superflu de défendre devant des hommes éclairés ; il s'agira seulement de les mieux combiner avec les langues modernes, et surtout avec la nôtre, pour que les élèves trouvent dans cette étude comparative un exercice capable de développer puissamment leur intelligence ; car c'est là le but principal deé études classiques. Ce n'est point pour parler grec ou latin qu'on apprend ces langues, mais pour donner à l'esprit, par les efforts constants qu'il doit faire, cette netteté, cette clarté, cette précision et cette souplesse qui le mettent en mesure de tout apprendre et dé tout exprimer.

Perrus, dont nous traduisons ici la pensée intime, était donc favorable au maintien et même à un plus large développement des études classiques au Collège du Havre. Son programme d'enseignement, que nous allons transcrire pour chaque classe, précisera mieux encore ses idées sur ce point.

Caesee de Rhétorique tm de critique littéraire. — Programme d'études. — Langue française : principes de l'art d'écrire, règles de la critique Uttéraire, lecture et analyse de nos meilleurs orateurs, discours, etc. — Langue latine : lecture et analyse oratoire de quelques discours latins, en prose et en vers ; compositions dans tous les genres. — Langue grecque : explication et analyse des auteurs grecs les plus difficiles en prose et en v^*s, étude de la littérature dramatique des Grecs.— Exercices généraux : application des règleis de la critique littéraire aux auteurs des trois langues comparées ; histoire littérairo.

Ferrus enseigna lui-même la rhétorique avant la nomination d'un régent en titro. Au mois de Mai 1840, il sollicita du Bureau d'administration la création d'une chaire de rhétorique ; mais on

mSBlQNEMIENT LlTTéRAIRE 849

ne donna pour Tinstant aucune suite à sa requdte. Deux ans phis tard, le Bureau était revenu à d'autres sentiments ; mais, à son exemple, le Conseil municipal déclara une première fois que la nécessité de cette chaire n'était pas suffisamment démontrée, et dans une seconde délibération, le 10 Décembre 1842, il vota un avis favorable.

En 1843, le premier titulaire, LeniBier, admit avec ses rbétorieiens, mais seulement trois fois par semaine, les meilleurs élèves de la première classe commerciale ; tous concouraient ensemble pour le français. Cette combinaison, qui était surtout à l'avantage des élèves commerciaux, fut généralement critiquée, et d'ailleurs Texpérience en montra bientôt le défaut, les élèves latinistes étant sans conteste plus avancés que les élèves commerciaux. On sépara alors Ie6 latinistes des commerciaux ; tant pis pour le professeur qui vit doubler ses heures de service.

Leuillier regut du Recteur un blâme offlciel, pour avoir tenu, en Janvier 1844, dans un café a certains propos incohérents ». Le fait était peu grave ; néanmoins Leuillier fut déplacé. .

Ce professeur a «écrit un Eloge de Casimir Delavigne (1), et un travail intitulé Dieu prouvé par la poésie (2).

Le successeur de Leuillier eut la faculté d'enseigner au besoin la philosophie. Il se nommait Adolphe Dequen, né à Amiens, le 5 Avril 1814, et était licencié es lettres. Avant de venir au Havre, il avait occupé divers postes dans les Collèges de Compiègne, de Beauvais et d'Abbeville. Sa nomination de professeur de rhétorique à notre Collège était signée du 17 Février 1844.

Classe de Seconde ou de Uttératm'e. — Programme d*études. — Langue française : étude des divers genres de littérature, lecture et analyse des meilleurs auteurs français, compositions diverses en prose et en vers, narrations latines et vers latins. — Langue grecque ; prosodie grecque, étude des dialectes, traduction et analyse de quelques poètes faciles, thèmes grecs. — Exercices généraux : étude comparative des trois langues sous le rapport de la philologie et de la littérature, éléments d'histoire littéraire.

La classe de Seconde n'eut de professeur titulaire qu'en 1841. Jusque-là, elle fut tenue en 1836-1837 par Perrus, et, en Décembre 1839, sur la demande du Bureau d'administration, par

(1) Saini^uentin, Ad. Moreau, 1844, in-8* de 32 p.

(2) Cf. Recueil de la Société havraise d'Etudes diverses, 1844, p. 88.

Napoléon Ansieaux, déjà titulaire de la Quatriëme. Deux fois eu i840, au cocnmenoement de Tannée et pendant le mots de Mai, le Bureau, malgré les instancee du Recteur et du Principal, se prononça contre Topportunité de la nomination d'un professeur de Seconde. Enfin Ansieaux, en Septembre 1841, fut appelé à cette chaire.

Hélas I la bonne harmonie ne fut pas de longue durée entre le Principal et son fonctionnaire. Il devint de notoriété publique qu'en toute occasion Ansieaux faisait de l'opposition à l'administrar tion de Ferrue, et qu'il y avait incontestablement entre le régent et lé chef du Goillège une telle incompatibilité de caractère que Tun ne pouvait vivre à c6té de Tautre.

Après enquête menée par Tlnspecteur d'Académie, il fut avéré que les torts étaient imputables à Ansieaux. Ce dernier professait sur l'utilité des études professionnelles des idées tout à fail'opposées à celles de rAdmlnistmtion municipale, et son aversion bien connue pour ces études était certainement de nature â porter préjudice au Collège. En Février 1843, on demanda lé déplacement de An«ieaux, et quelques jours plus lard son successeur était désigné.

Ansieaux, qui était licencié es lettres, fût pendant un certain temps chargé aussi de la sous-direction de TEcole primaire supérieure. Il à laissé un volume intitulé : Satires et poésies diverses (1).

Louis Boucheron, né à Orléans le 15 Janvier 1808, était bachelier es lettres. Api-ès avoir été maître de pension, pendant six ans, à Orléans, il fut nommé au Collège du Havre régent de Quatrième le 25 Septembre 1841, puis régent de Troisième et de Seconde le 2 Nfars 1843.

.. Après Boucheron, la chaire de Seconde passa, le 20 Septembre 1845, à Jacques-Antoine Crevel, né à Neufchàlel (Seine- Inférieure) le ?2 août 1803, bachelier es lettres et licencié en droit. Voici ifiuels étaient .s^s états de service dans l'Université :. maître d'études au Collège de Cambrai (Octobre 1832), régent de Quatirième à. Valenciennes (Décembre 1833), régent, de Rhétorique et de Seconde à Béthune (Février 1835), régent de Seconde à Tourcoing (octobre 1838), , et enfin régent de Troisième à Lille (Novembre 1841). .

Crevel était flls d'un procureur impérial.

(1) Le Havre, imp. de F. Hue, 1840, in-8* de XH75 p. Voir une critique de cet ouvrage dans le Furei du 83 Aoat 1S40.

ENSBiOMEMBNT LITTÉRMAE 251

CElasBe de Troteièmei ou de Style et prosodie. -- Programme d'Mudes. — Langtie française : étude des divers genres de style, exercices de Tierration, règles et exercices de versiflcation. — Langue latine : prosodie et versifieation latine, traduction et analyse des poèteis latins les plus faciles, thèmes et vers latins. — Langue grecque : grafnmaire et dialectes grecs, trMvc^oa et ajialyse grecque, thèmes et versions, explicaticm d'un ouvrage en prose. — Exercices généraux : étude comparative des trois langues sous le rapport de leur génie, des inversions et licences poétiques, des élégances et du style en général.

La cla'sse de troisième fut successivement faite par Meissennier, dont le déplacement fut demandé par le Bureau d'administration, par Ansieaux, régent provisoire en Octobre 1840 et titulaire en Septembre 1841, et par Boucheron, nommé le 2 Mars 1843.

daise de (taatriëme eu de Grammaire générale. — Programme d'études. — Langue française : grammaire générale (inversions, langage figuré), exercices de style épistolaire. — Lagague latine : grammaire raisonnée (difflcultés et exceptions), thèmes et versions dictés, explication et analyse logique. -- Langue grecque : grammaire raisonnée, syntaxe et construction, dictées de thèmes et versions^ explication d'un auteur. — Exercices généraux : étude comparative de la construction des trois langues, étymologips, inversions, style figuré et style épistolaire, essais de composition.

•La classe de Quatrième eut pour régents Meissùnnier^ AnsikatAx, Boucheron (25 Septembre 1841), Cbémendoi (provisoire en Octobre 1840 et titulaire le 2 Mars 1843), et Calbris,

Malgré le Bureau d'administration, qui, en plusieurs circonstances, demanda le remplacement de Clémendot, ce régent resta au Collège et fut même promu de la chaire de Cinquième h celle de Quatrième. En Août 1847, soti état de santé ne lui permettant plus 'de continuer ses fonctions, Clémendot, qui comptait vingtsept années de service, demanda la liquidation de sa pension de retraite. Le Bureau, oubliant que dix ans pltis tôt il avait porté plainte contre ce régent, certifia que pendant son séjour au Collège il s'était « constamment » «distingué « par une conduite excellente et par un profond dévouement à ses devoirs n ; il soutint la requête de Clémendot au Ministre, et témoigna le désir qu'elle fût « incessamment accueille » et que la pension de ce père de famille pût' <f être élevée aux proportions les plus favorables n.

2Si UB COLLÈGE DU HAVRE

Auguste Calfcris, né à Rouen, le 8 Mare 18B0, et l>Mii6Uer es lettres, fut chargé de la classe inrimaire annexée au Collège d'Evreux (Octobre 1838), maître élémentaire au Collège de Rouen (1840), et régent de Quatrième au Havre, le 28 Septemtee 1847.

Oasse de Cinquième ou de Grammaire comparée. — Programmé d*études. — Langue française : grammaire raisonnée (difflcultés €t exceptions), analyse logique. — Langue latine : grammaire raisonnée, méthode et analyse, dictées et thèmes, exi>lication d'un auteur. — Langue grecque : racines grecques, déclinaisons et conjugaisons irnégulières, dictée et traduction d'un auteur facile. — Exercices généraux : nomenclature, étymok>gies, comparaison des trois langues sous le rapport des mots et sous le rapport de la construction^ principes de la- traduction.

La classe de Cinquième fut faite par Clémendot jusqu'en 1843, et ensuite par AousraHe. T^aot suppléa Clémendot penësoM un certain temps à partir d'Oct(rf)re 1840.

Arsène Rousselle, né à Bruyères (Aisne) le 29 Juillet 1802, était bachelier es lettres. Il avait occupé les postes suivants : maître d'études au Collège de Boissons (23 Septembre 1822), régent de Sixième (20 Septembre 1823) à Vex-Collège de Guise (Aisne), régent de Cinquième (28 Septembre 1828) au Collège de Péronne (Somme), régent de Cinquième au Collège d*Abbevillc (23 Septembre 1831), régent de Cinquième au Collège d'Eu (3 Octobre 1835), puis au Collège du Havre régent de Huitième (13 Octobre 1838), régent de Sixième (20 Septempre 1841), et régmt de Cinquième (2 Mars 1843).

Glaaie de Sbdème ou de Syntaxe. — Programme d'études. — Langue française : grammaire raisonnée (syntaxe), analyse grammaticale et logique. — Langue latine : grammaire raisonnée, syntaxe et analyse, dictée et traduction d'un auteur facile. — Langue grecque : racines grecques, déclinaisons, conjugaisons, dictée et traduction de phrases faciles. — Exercices généraux : Bomenclaiure, étymologies latines et grecques, élude des formes des mots, analyse comparative des trois langues, thèmes oraux.

Justin Tissot avait quitté le Collège on 1833 pour diriger en ville une école primaire. Pendant Tannée scolaire 1836-1837, il rendit au Collège des services qui furent très appréciés du Bureau d'administration, lequel « ayant reconnu sa capacité et son zèle » pria la Municipalité de « réintégrer Tissot »> au Collège en lui ren-

ENSEIÛiœMBNT LITTÉRAIRE 2SSS

dant sa chaire, a II importe », disaitran, « que Ton ait égard au vœu exprimé par le Bureau, qui n*est dirigé par aucun motif personnel, mais seulement par le désir de voir prospérer le Ck>llège. » Tissoi rentra en 1837 comme régent de Sixième, et mourut dans Tei^ercice de ses fonctions, le 26 Novembre 1840. Ronsselle^ nommé provisoirement à sa place en Octobre 1840, devint titulaire de la Sixième le 20 Septembre 1841. Il eut pour successeur, en 1843, Pi-ançois-Pierre-Adrien Hue, né à Epinay-sur-Odon, le 5 Décembre 1807 et bachelier es lettres. Après avoir été, de 1828 à 1833, professeur et maître d*études dans diverses pensions de Caen et de Rouen, Hue vint au Collège du Havre, en Octobre 1833, où il fut pendant dix ans maître d^études et régent, soit de Huitième, soit de Septième. C'est le 2 Mars 1843 qu'il fut nommé à la chaire de Sixième.

Classe 4e Septième, classe élémentaire pu préparatoire. — Programme des études. ~ Langue française : éléments de grammaire, exercices fréquents de dictée et d'orthographe usuelle. — Langue latine : racines latines, déclinaisons, conjugaisons, dictée et traduction de phrases. — Exercices généraux : nomenclature, étymologies latines des mots français, orthographe, mémoire.

Les régents de Septième furent Hue jusqu'en 1842, Foulon (1842-1843), Charrier (1843-1845), et Boissel Ce dernier fut nommé le 20 Septembre 1845.

Classe de Huittème. — Le programme des études correspondait h peu près à celui des écoles primaires.

Les professeurs de cette classe furent : Boissel (1837-1838), Hue (1838-1839), Rùusselle (1839-1840), Foulon (1840-1842), Boissel (1844-1845), Jacquet (1846), Gore (quelques mois), et Baron (1846-1848).

Tous ces maîtres élémentaires, outre la classe dont ils avaient la charge, surveillaient une division d'élèves externes pendant environ trois heures et demie par jour, y compris le Jeudi matin.

De 1837 à 1848, la Huitième fut plusieurs fois supprimée et rétablie. Ainsi en 1840, elle fut réunie à la Septième dont elle forma une seconde division. Le 0 Avril 1842, le Bureau d'administration se prononça encore pour la suppression. Même délibération fut prise en 1848.

Joseph-Armand Foulon, né à Paris le 3 Novembre 1819, fut reçu k la licence es lettres en 1844. Maître d'études au Collège

royal de Rouen (7 Mars 1840), il vint au Havre en Octobre 1840 comme maître d'études au Collège, puis comme régent de Huitième, de Septième et d^Histoire.

Boissel fut pendant plusieurs années chargé d'une classe de français au cours commercial.

Joseph Jacquet, né à Gepoix (Loiret) le 24 Août 1817, était bachelier es sciences physiques. Nommé maître d'études au Collège du Havre le 1*' Juillet 1845, il y fut chargé du cours de Huitième le 1" février 1846.

Louis-Antoine Baron, né à Rabot (Calvados) le 4 Juin 1812, était bachelier es lettres. De 1831 à 1833, il professa au Collège de Bernay les classes de Quatrième et de Troisième, puis celles de Rhétorique et de Seconde. Maître d'études au Collège royal de Caen (1833), il s'établit maître de pension à Louviers (fln 1833-1838) et fut membre du Comité supérieur. Entré au Collège du Havre en 1841, il démissionna le 7 Février 1843 pour rentrer eh 1845. La classe de Huitième ayant été supprimée à la rentrée d'octobre 1848, Baron se trouvant disponible quitta le Collège.

Classe primaire élémentaire. — Il y eut une classe primaire annexée au Collège et dirigée par un instituteur breveté du degré élémentaire. Ces instituteurs furent successivement Buys^ Chandelier, Revel, Sponza (1840), Foulon (1840-1841, 1" division), Baron (1840-1843),Z)uc/iesnc (1843-1847) et Lucas (1847-1848).

Alexandre^Jules-César Buys, né à Dunkerque le 1'' Mars 1813, était bachelier es lettres et es sciences, et instituteur du degré supérieur. Ce fut en Novembre 1837 qu'il fut officiellement nommé iastituteur de 1^ classe primaire, « vu tes bons renseignements obtenus tant sur la capacité que sur la moralité de ce professeur, qui, depuis près de quatre ans qu'il est chargé de diriger cette classe, l'a toujours fait avec beaucoup de zèle (1). » Buys quitta soudain ses f<(;>nctions au Collège au mois d'Avril suivant, et, quand il revint le 1*' mai 1844, on lui confia la Seconde et la Troisième classe commerciale. Il enseigna simultanément dans ces classes le français, l'histoire, la géographie et les mathématiques.

Louis-Charles Duohesne, né à Rouen le 18 Août 1822, fut nommé instituteur primaire au Collège du Havre le l*' Février 1843. C'était le plus occupé de tous les maîtres du Collège ; car, à ses vingtr-

(1) Archives municipales. — Délibérations, Reg. X, 22 Novembre 1837.

ENSKKÏNEMENT SClEimFIQUE 255

deux heures de classe par semaine, il joignait dix-huit heures de surveillance exclusivement consacrées aux mêmes enfants.

Sclenees. -^ Si Ton peut, sans inconvénient et même avec avantage, initiet* de bonne heure Técolier à la pratique du calcul, qui repose principalement sur la mémoire, il faut nécessairement attendre que son esprit ait acquis Thabitude de la réflexion et une certaine maturité pour lui en enseigner la théorie. Ce n'est que vers le milieu des éludes classiques, c'est-à-dire à T&ge de. treize ou quatorze ans, et après plusieurs années d'exercices pratiques, qu'il convient au collégien de commencer son cours de Mathénmtiques proprement dites.

Le programme scientiAque, alors suivi dans les Colièges, exigeait quatre années d'études, la première correspondant à la classe de Qualrième et la dernière à la Rhétorique.

En première année de Mathématiques, on expliquait à l'élève rarithmétique jusqu'aux proportions inclusivement et la géométrie à deux dimensions (lignes et plans). Cette combinaison de l'arithmétique et de la géométrie est fort rationnelle, la théorie des proportions y trouvant son application immédiate. L'année suivante, le complément de l'arithmétique s'alliait très bien ave:^ les éléa;ients de l'algèbre. Toutefois, dans l'intérêt de l'instruction commerciale, Ferrus proposait une modiflcation au progran\me universitaire. L'arithmétique, disait-il, est surtout la science du commerce, lequel n'a guère besoin de la géométrie, et comme il est urgent de terminer très tôt les études commerciales, il vaut mieux que les enfants consacrent leur première, et. peut-être leur seule année de mathématiques à Fétude théorique et pratique de l'arithmétique, complétée par les progressions, les logarithmes avec l'usage fréquent des tables, et l'application à toutes les opérations commerciales et financières. A ce cours de première année, Perrus annexait la comptabilité commerciale ou tenue des livres en partie double.

Le programme de la seconde année de mathématiques embrassait la géométrie élémentaire complète et l'algèbre jusqu'à la résolution des équations du second degré, puis l'arpentage, le lever des plans, etc.

L'année suivante, Ferrus adoptait les matières, non encore étudiées, du programme d'admission à l'Ecole navale de Brest, comme les deux trigonométries, les préliminaires de la géométrie

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descrifitive et les éléments de statique. II y joignait un cours d'hydrographie comprenant les premiers éléments d'Astronomie, c'est-à-dire Télude de la terre considérée, soit comme planète, soit dans ses rapports avec le reste de rUnivers, l'exposition du système solaire, la projection et la construction des cartes, l'expUcalioa des mouvements de la mer et des principaux phénomènes de l'atmosphère, la description et l'usage des instruments de mesure et d'observation le plus fréquemment employés en mer.

Enfin, dans la quatrième et dernière année, destinée à préparer des candidats à l'Ecole Polytechnique, on devait se conformer au programme en étudiant le complément de Talgèbre, la géométrie analytique, la géométrie descriptive avec tous les travaux graphiques (épures, lavis, etc.) qui s'y rattachent, et aussi les éléments de mécanique.

Le programme des sciences physiques, chimiques et naturelles était moins détaillé.

Perrus priait le professeur de prendre dans ces sciences les notions les plus utiles pour l'instruction industrielle et commerciale des Collégiens. En première année de sciences, le programme spéciflait l'histoire naturelle commerciale et l'étude des productions exotiques importées en France ; en deuxième année^ l'histoire naturelle (zoologie) et les principes d'hygiène ; en troisième année, la physique expérimentale et Fhistoire naturelle (botanique et minéralogie) ; en quatrième année, la physique mathématique, les éléments de chimie et la géologie.

Disons de suite que le programme de Perrus ne fut que très imparfaitement rempli, surtout dans les classes supérieures, faute d'élèves poursuivant jusqu'au bout leurs études commerciales.

Le régent de mathématiques, Robert flls, vint très irrégulièrement, vers la Hn de Tannée 1838, faire sa classe au Collège. Plusieurs fois il lui arriva de s'absenter sans en informer son Principal et sans motiver ses absences. En outre, il apporta dans son enseignement une coupable insouciance. Ayant d'ailleurs l'intention de quitter l'Instruction publique pour se livrer entièrement aux affaires, et possédant même déjà des intérêts dans une maison de commerce, il eût dû éviter au Bureau d'administration le désagrément de demander, le 10 Janvier 1839, son remplacement. Le 6 février suivant, le Recteur de l'Académie de Rouen signait l'arrêté qui suspendait provisoirement Robert de ses fonctions.

ENSBtQNEMSarr SCIENTIFIQUE fiS7

Auguste Robert, dit « Roberlin », qui était né à Boulogne-sur- Mer le 17 Décembre 1814, s'établit marchand de lin à OoderviUe, où il est décédé le 25 Octobre 1898. Il a publié quelques travaux sur ragriculture (1).

Son successeur AUuard, né le 5 Décembre 1815, sortait de l*Ecoie Normale supérieure. Il quitta le Havre le 1' Octobre 1840, pour aller à Paris occuper le poste de maître-surveillant à TEcole Normale. En Septembre 1844, très désireux de devenir Principal du Collège du Havre^ AUuard sollicita la succession de Fernis. Il pria le maire du Havre d'appuyer sa demande. On lui avait d'ailleurs promis à Paris de le présenter au choix du Ministre, sinon seul, au moins concurremment avec un ou deux candidats. 11 espérait que la protection du maire provoquerait en sa faveur la décision ministérielle. On sait qu'il échoua dans ses démarches.

Le 21 Février 1845, Alluard fut nommé censeur au Collège royal de Reims, puis censeur au Collège royal de Rodez (10 Septembre 1846), chargé du Cours de physique au Collège royal de Clermont (21 Septembre 1846). Bientôt agrégé des sciences, et docteur es sciences physiques, il obtint la chaire de physique à la Faculté des Sciences de Clermont. C'est dans ces dernières fonctions qu'il reçut la croix de la Légion d'honneur.

Alluard adressa plusieurs envois à la Société havraise d'études diverses, dpnt il était membre. Citons notamment :

Rapport sur le Mémoire de M. Meu, intitulé Questions sociales^ 1840.

Développement SéleciricUé dans le jet de vapeur d'une ohaudière, 1844.

Traduction d'un article des Phiiosophical transactions of the royal Society ai London sur un Mémoire de M. Faraday au sujet de l'électricité développée par le frottement de l'eau et de la vapeur d'eau, 1846.

En 1877, Alluard était doyen de la Faculté des Sciences de Clermont, et Directeur de l'Observatoire météorologique du Puyde-Dôme.

Hippolyte-Jean-Baptiste fietcron, né à Caen, le 29 Mai 1814, licencié es sciences mathématiques et physiques, élève de TEcole Normale de 1837 à 1840, fut d*abord chargé du cours de phy^que au Collège royal de Bourges ; mais, ayant refusé ce poste, il fut

(Tj Cf. A. Lechevalier. Bio-bibliographie des écrivains de Varrondieeement éa Havre, p. 157. — Copie de Lettres, reg. XL, «tux arclUves municipales.

envoyé aa Havre, le 17 Octobre 1840, pour remplacer AUuard comme régent de mathématiques.

Les sciences physiques, chimiques et naturelles eurent comme premier titulaire au Collège du Havre, un normalien, Fleury, qui y arriva le 30 Octobi^ 1887. On lui remit en outre une partie du Cours de Mathématiques élémentaires. Le 7 Octobre 1840, un arrêté Ministériel nomma Pleury professeur de physique au Collège royal de Limoges, mais sur sa demande il lut maintenu au Havre, il fut suspendu le 25 Janvier 1844 avec suppression de traitement.

Son successeur ne fut désigné que le 16 Mars suivant ; il è^appielait Chariès-Henry Af ichaud, né le 13 Février 181» à Champagnole (Jura), bachelier es sciences et ancien Elève de TEcole Normale.

Au mois d^Avril 1842, il avait été stipulé que le professeur de mathématiques serait uniquement chargé de renseignement des mathématiques pures, élémentaires et spéciales, et qu'au professeur de physique seraient confiés les cours de mathématiques appliquées, d'arpentage, de cosmographie.

Mais, dès Tannée suivante, on fut bien obligé de reconnaître qu'il n'y avait pas au Collège assez d'élèves scientifiques pour occuper deux professeurs, et à défaut d'élèves inscrits aux cours supérieurs, on distribua à ces deux régents l'enseignement du calcul élémentaire dans les basses classes.

Histoire et Géographie. — Ferrus avait sur l'enseignement de l'histoire et de la géographie des idées bien nettes et bien arrêtées, que nous allons analyser brièvement.

L'importance et l'utilité incontestables dé l'histoire et de la géographie leur assignent, disait-il, un rang distingué dans notre système d'études. Le programme publié par l'Université pour renseignement de ces deux sciences que Ton ne doit point séparer, est assurément un cadre magnifique où viennent peu à peu se classer avec méthode les détails historiques, épars dans une foule d*aaleurs et résumés avec talent dans des Précis imprimés à l'usage des Collégiens.

Histoire. — Si l'on considère quel est le but ordinaire des éludes historiques, on reconnaît facilement les défauts du programme Universitaire. Comme il est impossible et même inutile de parcourir au CoUègtî l'histoire universelle, on doit se contenter

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(l'abord d'une vue d'ensemble sur les mœurs et le caractère de chaque peuple avec Texplicalion des faits généraux par lesquels son histoire se lie à celle de Thumanité. L'histoire nationale comporte seule plus de détails, surtout dans la période des temps modernes où se sont préparés les grands événements contempor rains. Voilà, selon Ferrus, ce qu'il importe au plus grand nombre de connaître le mieux. £h bien, les programmes offlciels présument que les jeunes gens ne quitteront pas le Oollège sans le grade de bachelier. Mais en est-il toujours ainsi ? non. 11 faut donc s'attacher à rendre profitables à. tous les élèves des études même incomplètes, car au Havre c'est le cas le plus ordinaire. Sans doute, dans les classes inférieures, l'enseignement doit être calculé de manière à préparer à celles qui suivent ; mais en même temps il doit former un tout assez substantiel pour être utile quand même Venfant s'en tiendrait là. 11 faut, du moins, qu'il ne soit pas obligé de désapprendre plus tard ce qu'il aura mal appris trop tôt. Or^ F^^rus prétendait que cet inconvénient se trouvait dans le système d'études des Collèges royaux. On y enseigne aux plus jeunes bien des choses à peu près inutiles à ceux qui ne doivent pas pousser bien loin leurs études. En Cinquième et en Quatrième par exemple, on étudie l'histoire grecque et l'histoire romaine. Si donc un élève quitte le Collège avant la Troisième, ce qui n'est pas rare, il n'aura aucune idée de l'histoire générale de l'humanité ni même de l'his-* toire nationale, et en revanche il saura mal les histoires grecque et romaine, dont la connaissance approfondie ne lui est pas nécessaire, connaissance qu'il ne pourrait d'ailleurs acquérir que par la lecture suivie des auteurs grecs et latins ; or, ces historiens ne sont étudiés que dans les classes supérieures, et seulement par extraits.

Géographie. — Aucune science n'offre à la jeunesse un intérêt aussi varié, aussi soutenu que la géographie. Mal enseignée, elle n'est qu'une étude de mots, pix>pre seulement à exercer la mémoire et nullement la raison. Elle peut cependant être envisagée sous un si grand nombre d'aspects qu'elle présente un aliment toujours nouveau à la curiosité de tous les âges. Les plus jeunes enfants y prennent souvent le goût le plus vif, lorsqu'on sait leur en faciUter l'étude par une forme attrayante, telle que des voyages simulés sur la carte, et semés de détails curieux ou piquants sur l'aspect des divers pays et les mœurs de leurs habitants.

On peut donc commencer le Cours 4e géographie dans les

classes élémentaires et le conduire jusque dans les classes supérieures, en étudiant chaque année cette science à un point de vue différent.

Le secours qu'elle prête constamment à l'histoire ne permet pas de Ton séparer, car le récit des grands événements entraîne avec lui la description, ou du moins l'indication des lieux qui en furent le théâtre, et il est impossible de faire bien connaître un peuple sans donner une idée de retendue, de la division, du climat et de. la position du pays qu'il occupe.

Pour rinstruction moyenne et ordinaire, Ferrus conseillaiU après les notions indispensables sur Tensemble et les grandes divisions de la terre, Tétude rapide de TEurope et détaillée de la France. Puis, sous le nom de géographie commerciale, il prcq)osalt les divisione physiques, politiques et ethnographiques de chaque contrée, avec les renseignements statistiques les plus intéressants ponr le commerce : le climat, la nature du sd, ses productions considérées surtout sous le rapport de leur usage et de leur importance commerciale, plutôt que sous celui de leur classification scientifique. Ne conviendrait-il pas de former une petite collection des principales producUcHis exotiques qui sont transportées par le commerce maritime ? La vue de ces échantillons, Tindication de leurs propriétés et de leur usage ne peut qu'ajouter à rintérét de la géographie des pays d'où ils sont venus, et tourner ainsi au profit des élèves. On peut rattacher à ce Cours des notions sur les moyens d'échange praticables avec chaque peuple étranger, sur son système monétaire, sur ses poids et mesures, sur son tarif de douanes, etc.

Ferrus composa, d'après ces vues, pour le Collège du Havre, un programme d'études historiques et géographiques. Le voici en résumé :

En Septième. — Histoire Sainte et géographie sacrée ; mœurs et géographie des peuples primitifs de l'Asie. — Eléments de géographie physique, et introduction à la géographie moderne.

En Sixième. — Vue générale et division de l'histoire universelle ancienne et romaine. — Etude abrégée de la géographie universelle ancienne et moderne comparée.

En Cinquième. — Vue générale et division de Thisloire universelle du Moyen-Age et des temps modernes. — Géographie du Moyen-Age et géographie moderne. Voyages de découvertes.

En Quatrième. — Cours abrégé de l'histoire de France jusqu'à nos jours. — Géographie de la France et géographie commerciale ; éléments de statistique.

RÉGENTS d'histoire ET DE GÉOGRAPHIE 261

En Troisième. — Histoire et géographie du Moyen-Age. Bar» bai-es, féodalité, croisades, etc. — Géographie physique et cosinog^raphie.

En Seconde. — Histoire générale des temps modernes. Réforme ; Politique européenne.

En Rhétorique. — Histoire générale de Tantiquité. Etude des sources historiques. — Géographie. Etude des races humaines ; statistique, langues, religions, gouvernements.

Régents d'Histoire et de Géographie. — Un arrêté ministériel du 16 Décembre 1837 confia à Ferrus lui-même la chaire d'histoire et de géographie. Au mois de Juillet 1839, le Principal demanda la titularisation de cette chaire, et le Bureau vota cette motion à l'unanimité ; mais nous ignorons à quelle date un professeur spécial d'histoire fut attaché au Collège.

De 1838 à 1844, les régents d'histoire ne firent guère que passer par le Collège. Nous en avons compté six : Malte-Brun, Revel (1839-1842), Bachelet (1842-1843), Plée (quelques mois), Foulon (quelques mois), et Borély, nommé en 1844.

Ce Malte-Brun était le neveu du géographe.

Revel était maître d'études chargé de/ la classe primaire élémentaire, quand il fut délégué comme régent d'histoire.

Bachelet (Théodore), né le 15 Janvier 1820, à Pissy-Pôville (Seine-Inférieure), fit ses études au Oollège royal de Rouen, y remporta en 1837 le Prix d'honneur de philosophie, et fut reçu à l'Ecole Normale. Nommé régent d'histoire au Collège du Havre, le Principal lui imposa sept Cours, exigeant chacun un long travail de préparation. Dans aucun Oollège, le régent d'histoire n'était aussi surchargé. Bachelet réclama, et ses réclamations furent agréées du Recteur, lequel pria Ferrus de diminuer sa tâche. Mais soutenu par le Bureau d'administration, Ferrus la maintint dans l'mtérêt des élèves. Bachelet alors demanda et obtint son déplacement. Reçu agrégé d'histoire en 1846, il enseigna cette science dans divers Collèges et Lycées, et notamment au Lycée de Rouen, où il mourut le 24 Septembre 1879. Bachelet a publié divers travaux historiques. Son principal ouvrage est le Dictionnaire de Biographie et d'Histoire, en deux volumes, fait en collaboration avec Ch. Dezobry.

Léon Plée, qui remplaça Bachelet au Collège du Havre, était né à Paris le 30 Juin 1815. Ayant fait ses études littéraires et son

droit à Strasbourg, il publia à 20 ans une Histoire des reUgions «f des cultes, et un Manuel encyclopédique et pittoresque des sciences et des arts. En 1839, il entra dans TUniversité, et y professa l'histoire jusqu'en 1847 dans les Collèges de Blois, du Havre, de Rennes et d'Orléans. Il fut suspendu de ses fonctions au Havre le 25 Janvier 1844. Ensuite rédacteur au Siècle, il fournit à ce journal un nombre considérable d'articles. Il se spécialisa sur les questions de philosophie, de législation politique et surtout de nationalité. C'est lui qui introduisit dans le journalisme le Bulletin politique. Plée, qui fut aussi un des rédacteurs du journal Le XIX* Siècle, était un publiciste instruit et sérieux avec un style clair et précis, mais un peu lourd. Il a laissé encore une assez grande quantité de brochures, diverses études, quelques romans et nouvelles.

Foulon remplaça Plée au Collège du Havre, mais pour quelques mois seulement. Le 4 Octobre 1844, Foulon fut nommé régent d'histoire au Collège de Lorient, puis deuxième professeur d'histoire au Collège royal de Rennes (24 Octobre 1846), professeur suppléant d'histoire au Lycée de Metz (23 Septembre 1852), censeur aux Lycées de La Rochelle, de Bordeaux et de Rouen (4 Septembre 1855 — Août 1861), proviseur du Lycée de Laval (4 Août 1861) et de Toulouse (16 Août 1865), censeur au! Lycée de Versailles (27 Mars 1867), et de Vanves (10 Septembre 1868). Il prit sa retraite le 1" Décembre 1870.

Louis-Stanislas-Edmond Borély fut désigné le 2 Octobre 1844 comme régent d'histoire au Collège du Havre. Né à Montpellier Ift 29 Septembre 1814, il était bachelier es lettres. Quand il arriva au Havre, il venait du Collège de SainUQuentin (Aisne), où il avait été successivement régent de Septième (28 Octobre 1835), régent de Sixième (13 Octobre 1836), régent de Quatrième (5 Octobre 1838), et régent d'histoire (5 Octobre 1841).

Borély trouva les Cours d'histoire au Havre dans le plus complet désarroi. Cet enseignement, paraît-il, n'avait été fait jusque-là, ni sérieusement, ni régulièrement. C'est lui qui donna à l'étude de l'histoire une impulsion fructueuse.

Langues vivantes. — L'étude de la langue anglaise entrait nécessairement dans le programme du Collège, à cause de son fréquent usage dans le commerce ; mais cette langue, selon Ferrus, a trop d'analogie avec la nôtre pour servir avec efficacité au développement de l'intelligence. L'élève n'y trouvant pas de grandes

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