ÉCRITURE
manda à la bienveillance du Conseil municipal pour une pension de retraite.
Chandelier mourut au Havre le 12 Décembre 1865.
11 a publié quelques brochures (.1), parmi lesquelles on remarque surtout un Résumé de VHisioire du Commerce et de r Industrie de la France. Pour répondre aux satires lancées contre lui par les Journaux de l'époque, il fonda Le Havrais, journal politique, commercial et littéraire, dont il fut le directeur-gérant ; mais cette feuille ne vit qu'un numéro, le 13 Mai 1848 (2).
Le successeur de Chandelier au Collège fut Adrien-Evariste Gilles, né au Havre et ancien élève du Collège, qui ouvrit son Cours de comptabilité le i*' Avril 1845.
Ecriture. — Jusqu'en 1842, il y eut au Collège deux maîtres d'écriture. Fontaine et Philippe. Fontaine ayant été destitué, le 1*' Mars 1842, par le Principal, Philippe resta seul chargé de l'enseignement de l'écriture. Cette branche d'instruction était alors obligatoire pour tous les élèves, les plus grands comme les plus petits.
En Novembre 1846, les professeurs des hautes classes réclamèrent la dispense de la leçon d'écriture pour ceux de leurs élèves ayant une bonne main. Cette leçon, qui avait lieu de dix à onee heures, enlevait aux jeunes gens un temps jugé précieux pour la préparation de la classe de l'après-midi. Le Bureau, consulté sur cette dispense, estima qu'il fallait maintenir la leçon d'écriture pour tous les élèves depuis les basses classes jusqu'à la Cinquième inclusivement. Pour les classes supérieures, voici ce qu'on décida : l-a leçon d'écriture resta obligataire pour les élèves écrivant mal. Ceux, dont récriture était bien formée, furent autorisés à écrire leurs devoirs pendant l'heure de la leçon, mais sous la survetUancje môme du maître d'écriture, qui eut le droit de leur supprimer cette faveur « s'ils venaient à se relâcher d'une manière répréheiisible » dans la transcription de leurs devoirs.
Retenues subies par les régents du Collège pour leur pension de retraite. — Les régents du Collège du Havre subissaient une double retenue sur leur traitement : une retenue du vingtième qui était versé dans la caisse de TUniversilé, et une retenue de deux et
(1) Cf. Lechcvalier. Bibliographie méthodique de V Arrondissement du Havre,
(2) Colleciion B, Seguki.
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demi pour cent, qui était faite au profit de la caisse des retraites créée depuis fort longtemps au Havre en faveur des salariés de h mairie et de Toctroi.
La retenue sur les tintements des fonctionnaires de Tlnstruction publique, qui primitivement ne devait pas dépasser le vingtième de ces traitements (i), avait été Axé au vingtrcinquième par le décret du 15 Brumaire an XII, puis au vingtième le 1**' Avril 1820. Mais les fonctionnaires des établissements supérieurs de Tlnstruction publique et des Collèges royaux étaient seuls à participer aux avantages des pensions de retraite. Ce fut, à compter du 1*' Octobre 1823, que les traitements des Principaux et des régents des Collèges communaux furent soumis à la retenue du vingtième. Le produit de cette retenue forma un fonds de retraite, séparé et distinct du budg^ de TUniversité (2).
La retenue du vingtième s'exerçait seulement sur les régents qui avaient obtenu du Ministre, soit une nomination définitive, soit môme une autorisation provisoire.
On demanda, en 1840, au Recteur son avis sur la double retenue imposée aux régents du Collège du Havre. Il répondit que la retenue de deux et demi pour cent ne devait pas être supportée par les régents pourvus d'une nomination ministérielle, parce que, sans cesse exposés à un déplacement, il ne seront probablement Jamais appelés à jouir de la pension municipale. Le Bureau d'administration, se rangeant à ces observations fort justes, décida, le 90 Juillet 1840, qu'à Tavenir les professeurs nommés par le Ministre seraient dispensés de verser à la Caisse municipale la retenue de deux et demi pour cent. Cette retenue ne frappa plus q^ic les traitements des fonctionnaires désignés par la Municipalité, et même il semble qu'elle fut totalement supprimée au 31 Janvier 1849.
La retenue du vingtième existe encore dans l'Université.
Prix. — Le Palmarès du Collège, pour l'année scolaire 1837- 1838, nous apprend qu'il y eut cette année-là un Cours de Mathématiques spéciales et qu\ïne mention honorable fut accordée à rélève Laurent Péligry, natif de Perpignan. En mathématiques élémentaires, les succès furent partagés entre Emile
(1) Loi du 11 Floréal an X, (1" Mal 1802), art. XLU.
(2) Héglemént général sur la comptabilité, 11 Novembre 1826.