‹ Le Collier des heuresChapitre 17 sur 57 · SUR LA MORT D'UN PETIT CHIEN · texte numérisé non relu

SUR LA MORT D'UN PETIT CHIEN

Jn peu d'écume blanche aux deux coins de la bouche

it tout le frêle corps qui s'étend sur la couche

Dour chercher à fixer en lui la vie qui meurt,

;t ce regard peut-être, hélas! trouble de peur,

nais surtout si plaintif, si caressant encore,

'ombre de ce reg-ard qui pleure et qui implore !

^es pattes allongées se crispent, battent l'air,

ît la poitrine étroite où le souffle se perd

lalète par sursauts pressés. Une souffrance

cherche à s'éteindre au bord suprême du silence;

m peu d'ombre éternelle à la clarté s'unit. ..

Quelques spasmes d'ang-oisse encore... tout finit..,

Le petit corps léger garde sa pose triste,

et les veux grands ouverts où le regard persiste

disent toujours un rêve ami du rêve humain.

Petite chose inerte, ô cadavre enfantin,

en qui meurt un reflet de l ame universelle,

morceau de chair où l'infini se renouvelle,

je me penche sur toi et j'écoute en mon cœur

Técho mystérieux de ton humble douleur

dire l'immensité de la douleur humaine.

Les yeux semblent chercher la clarté souveraine.

en les fermant, mon geste hésite à la tarir :

peut-être ce regard qui ne veut pas mourir,

au delà de l'espace, au delà des secondes,

rejoint-il lentement l'âme éparsedu monde?. .

AU JARÎJIN Uli VIK

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