SUR LA MORT D'UN PETIT CHIEN
Jn peu d'écume blanche aux deux coins de la bouche
it tout le frêle corps qui s'étend sur la couche
Dour chercher à fixer en lui la vie qui meurt,
;t ce regard peut-être, hélas! trouble de peur,
nais surtout si plaintif, si caressant encore,
'ombre de ce reg-ard qui pleure et qui implore !
^es pattes allongées se crispent, battent l'air,
ît la poitrine étroite où le souffle se perd
lalète par sursauts pressés. Une souffrance
cherche à s'éteindre au bord suprême du silence;
m peu d'ombre éternelle à la clarté s'unit. ..
Quelques spasmes d'ang-oisse encore... tout finit..,
Le petit corps léger garde sa pose triste,
et les veux grands ouverts où le regard persiste
disent toujours un rêve ami du rêve humain.
Petite chose inerte, ô cadavre enfantin,
en qui meurt un reflet de l ame universelle,
morceau de chair où l'infini se renouvelle,
je me penche sur toi et j'écoute en mon cœur
Técho mystérieux de ton humble douleur
dire l'immensité de la douleur humaine.
Les yeux semblent chercher la clarté souveraine.
en les fermant, mon geste hésite à la tarir :
peut-être ce regard qui ne veut pas mourir,
au delà de l'espace, au delà des secondes,
rejoint-il lentement l'âme éparsedu monde?. .
AU JARÎJIN Uli VIK