CHAPITRE CINQUIÈME. lAl
sans chefs appartiendra aux évéques diocésains. Dans les monastères, soit d'hommes, soit de femmes, la règle devra être ramenée à son ancienne sévérité.
Le septième décret oblige les abbés commendataires et les prieurs conventuels d'entrer dans les ordres six mois après avoir reçu leurs provisions, et de se faire ordonner prêtres à vingt-quatre ans révolus, lis résideront six mois au moins dans leurs bénéfices, s'y appliqueront à la lecture des livres saints, à la prière, aux œuvres de charité et à la prédication; s'ils ne peuvent prêcher eux-mêmes, ils sont tenus de déléguer cette fonction à un autre et de fournir à son entretien. L'élection des chefs d'abbayes est maintenue pour les ordres primats , tels que ceux de Cluny, de Citeaux, de Saint-Antoine et autres, et dans chacun de ces ordres quatre abbayes doivent êlre réservées pour les chefs réguliers, sans jamais appartenir à des abbés commendataires,
Le huitième décret est relatif au cuite et défend les messes particuhères pendant que Ion célèbre ia messe solennelle ou qu'un prédicateur parle au peuple, de peur que ce dernier ne soit distrait et ne sache où porter son attention. Avant de s'approcher de l'autel, le prêtre s'examinera avec grand soin et, par une confession sacramentelle, se déciiargera de ses péchés; il prononcera exactement les paroles du saint sacrifice et le célébrera avec la gravité qui convient à un si grand mystère. Le règlement du concile de Bàle, sur l'ofiice divin, doit être de point on point suivi. Non-seulement le prêtre qui officie, mais les diacres et autres prêtres de rang inférieur doivent communier le dimanche et les jours de fête, quand
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se célèbre la messe : telle était rancicnne coutume de lÉglise, qu'il convient de remettre en vigueur pour le plus grand bien des fidèles, car l'exemple de leurs prêtres les engagera à s'approcher fréquemment de la sainte table. Les clercs accompagneront l'office par un chant d'une gravité religieuse et ils y apporteront l'attention qui convient, de manière qu'on ne puisse pas dire que leur corps est à l'église et leur esprit ailleurs. Sur les orgues on ne pourra jouer que des hymnes et des cantiques spirituels et la même défense regarde tous les autres instruments de musique admis dans l'ÉgUse. Un examen des bréviaires, missels, manuels, antiphonaux, aura lieu et Ton en retranchera ou y ajoutera tout ce que les anciens des chapitres auront jugé nécessaire. Les pratiques superstitieuses qui peuvent s'être glissées dans les exercices des confréries sont abolies; l'on supprime également les repas de ces mêmes confréries. La coutume des pèlerinages est louable par elle-même ; mais on avertit le peuple de ne point se laisser abuser par de faux miracles, et les évéques veilleront à ce que de pareils abus ne puissent se produire. Les curés auront soin également de répéter aux fidèles ([lie les images n'ont, par elles-mêmes, aucune vertu et quon ne les expose dans les éghses qu'en souvenir de Jésus-Christ, mort pour nous, ou des saints dont elles retracent l'histoire, afin de nous engager à suivre leurs exemples : toute image ou ridicule ou indécente doit être bannie des églises.
Knlin , le neuvième et dernier règlement ordonne de ne point faire usage pour des causes légères des censures ecclésiastiques , surtout de l'excommunica-