CHAPITRE CINQUIÈME
B tous ceux à qui est confié le soin des fidèles que » les livres canoniques de TAncien et du Nouveau » Testament sont inspirés de Dieu; qu'il n'y a qu'une >• seule Église catholique et apostolique sous un » pontife souverain, seul vicaire de Jésus-Christ, et » qu'il faut suivre sa doctrine, car elle ne peut errer, » guidée qu'elle est par le Saint-Esprit. Nous croyons r> qu'il faut respecter comme certaine et indubitable » l'autorité des conciles œcuméniques, sans jamais )• révoquer en doute ce qu'ils ont réglé; qu'on doit » garder les traditions ecclésiastiques comme un » dépôt sacré, transmis de main en main; suivre le « sens orthodoxe des pères , obéir aux constitutions » et aux lois de notre sainte mère FÉglise, admettre »> sept sacrements et reconnaître leur usage, leur » vertu et leur fruit, comme l'Église cathoUque les a » jusqu'à présent reconnus, et enfui retenir avec » soin ce que nos ancêtres ont religieusement et » saintement observé; fuir le poison des nouveautés ; » se garder des schismes et détester toutes hérésies, » surtout les erreurs pestilentielles de Luther, » Zwingle , Calvin et autres , ainsi que celles des « sectaires anabaptistes. » *
Ne semble-t-il pas, en lisant cette profession de foi, que rassemblée de Poissy, près de se retirer, ait voulu élever de nouvelles barrières entre les Catholiques et les Réformés qu'elle avait mission de rapprocher. Soin inutile! La séparation, hélas! n'était que trop profonde, elle était irrévocable et la France,
' Actes du synode de Potssy , à la fin (Ancien fonds français, n» 8683, p. 7, Bibl. iiirip.).
Jt»0 COLLOOIE DE POISSY.
«livisée, n'avait pas besoin de ces exhortations d'nn dergé fanatique pour sabuntlonner à hMilcs Ip-; j,ireurs des guerres civiles '