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térique inférieure. Ce mésocôlon primitif placé de champ, traverse la cavité abdominale, de haut en bas, dans une grande étendue ; il représente le segment inférieur du mésentère primitif, qui unissait le tube digestif sous-diaphragmatique à la paroï abdominale postérieure. En haut il se continue avec le mésentère commun de l'intestin grêle et du segment droit du côlon. Ve
En bas il s'arrête à l'entrée de la cavité pelvienne. Son bord intestinal est dirigé en avant ou légèrement à gauche, suivant l’âge de l'embryon étudié. Son bord pariétal s’insère sur la ligne médiane de la paroi abdominale postérieure, et constitue la racine du mésentère terminal ou ligne d’insertion. |
De ses deux faces : l’une regarde à gauche, et aura une grande tendance à devenir postérieure, en s’accolant de plus en plus à la moilié gauche de la paroi abdominale postérieure, et aux organes qui la tapissent; face droite, en contact avec le paquet de l'intestin grêle, tend à devenir, au contraire, de plus en plus antérieure.
En somme : pendant toute cette première période de la vie embryonnaire, qui va jusque vers la fin du 4° mois, le segment gauche du gros intestin (intestin terminal), depuis le point où il se continue avec le segment droit du gros intestin jusqu'à l'entrée du bassin, sera mobile dans la cavité abdominale, grâce à la disposition de son mésentère. D; Pendant cette première période la direction de l'intestin terminal subira des modifications importantes. Pendant un certain temps cet intestin présente une direction uniforme, presque rectiligne, entre le bassin et l'angle de réflexion dans la portion droite du gros intestin (futur angle splénique du côlon). Aussi, sur les embryons de cet âge, est-il impossible de différencier les divers segments intestinaux en lesquelles se décomposera ultérieurement l'intestin terminal. J’appelle cette première*disposition de l'intestin terminal : le stade indifférent, il va jusque vers la 1° moitié du 3° mois embryonnaire. Plus tard, vers la fin du troisième mois, l'intestin terminal présente des flexuosités, des anses se forment sur son trajet, et alors on peut déjà voir dans celles-ci, les rudiments de futurs côlons gauches (descendant, iliaque, pelvien) ; j'appellerai cette disposition : le stade de segmentation ou de différenciation de l'intestin terminal.
Voyons qu'elle est la disposition de l'intestin terminal et de son mésentère dans les deux stades.
abdominale postérieure ».
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a) Stade indifférent. — Nous pouvons prendre pour exemple typique de ce stade, la description de l'embryon de deux mois et demi de Toldt (embryon de 4,8 centim.). « Suivi de bas en haut, nous dit Toldt, le gros intestin (intestin terminal) remonte directement sur la ligne médiane, depuis la cavité du bassin, sans indication d'S iliaque ;
- puis s'incline à gauche, de façon à s’accoler plus haut au bord médial
(interne) du rein gauche. Ensuite il décrit un are aplati qui se dirige en haut et vers la ligne médiane derrière la grande courbure de l’estomac, où il est en contact immédiat avec le bord inférieur du corps
du pancréas. De là il se recourbe brusquement (flexura coli lienalis - future), pour se diriger en avant et en bas vers l’ombilic, en passant
en avant et au-dessus du paquet intestinal grêle... Dans toute cette étendue, l'intestin terminal présente un méso libre qui monte de l’entrée du bassin jusqu’au mésentère de l'intestin grêle avec lequel il se continue. Ce méso s'’insère le long de la ligne médiane de la paroi
En somme, à ce stade l'intestin terminal ne présente presque pas de flexuosités ; il va de l'entrée du bassin vers l’angle splénique du côlon, en suivant une ligne légèrement oblique de bas en haut et de droite à gauche, et cela parce que l'angle splénique du côlon se trouve : déjeté vers le flanc gauche de l'abdomen. Quand à son méso, encore assez court, il prend racine sur la ligne médiane de la paroi abdomi= nale postérieure, et se trouve par le fait même du trajet légèrement oblique de l'instestin terminal, couché par une de ses faces, la gauche, sur la paroi abdominale postérieure. Cette disposition existe surtout dans sa portion supérieure celle qui avoisine l’angle splénique du côlon. |
N'ayant pas eu d’embryon de cet âge je n’ai pas pu contrôler la disposition décrite par Toldt, pourtant je n'hésite pas à la donner comme vraie. ,
b) Stade de segmentation ou de différenciation de l'intestin terminal. — C'est encore à Toldt que je dois emprunter la description d'un embryon au début de ce stade. Toldt a, en effet, décrit et fait représenter un embryon de 5,6 centim., chez lequel la différenciation des divers segments futurs de l’intestin terminal avait commencé, (Loc. cit., pl. I, fig. 3). Sur cet embryon, l'intestin terminal a la disposition suivante : le rectum sort du bassin sur la ligne médiane de celui-ci entre
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les deux glandes g cénitales. A ce niveau même l'intestin oblique vers la
gauche, se dirige en dehors en passant en avant de la glande génitale
gauche et, au-dessus et à gauche de cette dernière, change de nouveau
de direction pour se porter obliquement en haut et en dedans vers la ligne médiane de la paroi abdominale à laquelle elle s'accole plus inti-
mement. Arrivé au niveau du bord interne de l'extrémité inférieure du . rein gauche, l'intestin longe un peu le bord interne pour croiser ensuite
légèrement la face antérieure du rein. Un peu au-dessus du hile du rein,
l'intestin terminal quitte la paroi abdominale postérieure, se réfléchit
en avant et décrit une courbure, angle splénique du côlon.
Plus loin ce n’est plus l'intestin terminal, aussi ne retiendrons-nous que ce trajet du gros intestin.
Or dans ce trajet, l'intestin terminal décrit pour la première fois des anses. De bas en haut nous trouvons les suivantes : 1° La première anse est située au-devant de la glande génitale gauche, dans la fosse iliaque, sa concavité se moule sur la glande génitale qu’elle recouvre : je l'appelerai anse prégénitale; c’est le premier indice de ce qu'on appelle l'S iliaque, anse sigmoïde, c'est-à-dire d'une partie de ce que sera plus tard le côlon pelvien ; 2° une deuxième anse de l'intestin terminal se trouve couchée sur la paroi abdominale postérieure, sa concavité regarde en dedans et elle est placée juste entre la g‘ande génitale gauche et l'extrémité inférieure du rein de ce côté ; «tte anse que j'appellerai anse prépariétale, est le lieu de passage Cu futur côlon pelvien (anse sigmoïde), dans le côlon descendant; de ses deux branches l’une l'inférieure, appartient à l’anse sigmoïde (côlon pelvien futur), l’autre, la supérieure, au côlon descendant ; 3 ce dernier cussi est formé d’une anse à concavité externe et dont le sommet convexe touche presque la ligne médiane du corps. Cette anse, dirigée cn sens inverse de la précédente, présente aussi deux branches : l'infrieure n’est autre que la supérieure de la précédente, elle est située sous le rein gauche ; la supérieure est couchée sur le bord interne et rtême un peu sur la face antérieure du rein gauche. J’appellerai cette aase: anse prérénale; elle représente le côlon descendant futur ; 4° enfin, le côlon descendant va se continuer avec une dernière anse, celle-là à concavité supérieure et interne : l'angle splénique du côlon (flexura coli lienalis).
Ces flexuosités de l'intestin terminal ne se font pas seulement dans
le sens frontal (transversal), mais aussi dans le plan sagittal (antéropostérieur). | En effet, les saillies formées sur la paroi abdominale postérieure par les organes qui se développent de plus en plus, soulèvent l'intestin qui passe sur eux, ou qui les longe. C’est ainsi que l’anse prégénitale, appartenant au futur côlon pelvien, est soulevée par la glande génitale ; c'est de la même façon aussi que la troisième anse, appartenant au côlon descendant, anse prérénale, est soulevée par l’extrémité inférieure du rein gauche.
- Si j'insiste tant sur ces premières inflexuosités de l'intestin terminal, c’est parce qu’elles ont d’après moi une énorme importance. Dès cette époque en effet, on peut en examinant avec attention la disposition de l'intestin terminal, préciser aux dépens desquelles de ses anses : se formeront les divers segments du côlon gauche. Ce ne sont donc pas là de simples flexuosités irrégulières et dues au simple hasard, mais au contraire, des dispositions fixes et qu'il faut bien avoir à l'esprit pour comprendre la disposition de l'intestin terminal dans les stades futurs. Je puis affirmer que chacun des segmeuts du côlon gauche se développera, augmentera de longueur, mais toujours dans le territoire qui lui est assigné dès maintenant.
La cause première du plissement de l'intestin terminal, est bien entendu son augmentation de longueur. Quant aux causes qui déter- minent la disposition même de ses plis ou anses, ce doit être, il me semble, le développement des organes voisins. Je crois que l’anse prégénitale (1'° anse, futur côlon pelvien) est déterminée par la glande génitale qui la soulève; il en est de même pour la prérénale (3° anse) qui se trouve soulevée par le rein gauche. L’anse prépariétale (2e anse) située dans le creux compris entre la glaride génitale et le rein, me paraît être déterminée par la saillie même des deux autres. Cette anse en somme n’est que l'angle par lequel les deux autres se continuent l’une dans l'autre.
L'intestin terminal avec ses anses repose sur la paroi abdominale postérieure Si on cherche à l'en détacher, on voit que rien ne s'y oppose En effet, son méso, couché sur la paroi abdominale postérieure n'y adhère aucunement. Quant à la ligne d'insertion pariétale du mésentère terminal, elle est ce qu'elle était dans le stade précédent. « Né de la ligne médiane de la paroi abdominale posté-
pa
PC res rieure, depuis l'entrée du bassin jusqu’à la portion du pancréas fixée à la colonne vertébrale, le méso de l'intestin terminal passe, au niveau du pancréas, dans lé mésentère commun de l'intestin grêle et du segment droit du gros. A partir de sa ligne d'insertion, le méso se tourne à gauche et est accolé librement à la paroi abdominale postérieure. « (Toldt). — La longueur (distance qui sépare son bord fixe pariétal du bord intestinal) de ce méso n’est déjà plus égale par-
‘tout. En haut, là où l'intestin terminal se déjette plus vers la gauche
(futur côlon descendant), le méso est devenu plus long. Ceci
nous montre que le mésentère comme l'intestin terminal ont une
tendance à augmenter constamment de longueur. On peut suivre pas à pas cet accroissement en examinant les embryons de Toldt.
Toldt décrit et figure la disposition de l'intestin terminal sur un embryon de 6,8 centim... En examinant cette figure on voit, en effet, que l'intestin terminal s’est allongé, l'angle colique gauche (flexura lienalis coli) est situé bien plus haut ; et entre cet angle et l'entrée de la cavité pelviennne l'intestin terminal décrit une longue anse. Celleci commence au niveau de l'entrée du bassin, se dirige immédiatement à gauche, passe sur la glande génitale, traverse toute la fosse iliaque, et, une fois qu'elle a atteint le flanc gauche de la cavité abdominale, monte vers l'estomac en longeant le bord externe (latéral) du rein gauche. Les anses décrites par l'intestin terminal existent, mais elles se sont déplacées par suite de l'augmentation de longueur de l'intestin. L’anse prégénitale a peu changé, la prépariétale s’est abaissée et occupe la fosse iliaque, enfin la prérénale (côlon descendant) due comme nous l'avons dit à la saillie du rein gauche, se trouve par le fait même du siège occupé par le côlon descendant (longeant le bord externe du rein) bien moins accusée. Ceci est une nouvelle preuve de ce que nous avons avancé plus haut, c'est-à-dire que les anses primitives de l'intestin terminal étaient produites par la saillie des organes abdominaux,que l'intestin rencontrait dans sa marche. J'ajouterai aussi que l’anse prérénale ne marquant pas une limite entre deux futurs segments de l’intestin terminal, pourrait même dispa= raître sans que pour cela ce que nous avons dit de l'importance es anses primitives de l'intestin terminal, se trouve controuvé.
L'augmentation de longueur de l'intestin ne peut se faire, bien entendu, sans un accroissement concomitant de son méso; aussi, le
5 | RO AE mésentère terminal se trouve, sur cet embryon, plus long que sur les autres. Parti de sa racine, c'est-à-dire de la ligne médiane du corps,
le méso s’étend vers la gauche et va aborder l'intestin, après avoir recouvert et caché le rein de ce côté. Ajoutons aussi que ce méso n'a rien perdu de sa liberté, couché sur le rein gauche, il n'y adhère pas, et son seul point d'attache à la paroi abdominale reste toujours sa racine ou ligne d'insertion.
La disposition que nous venons de décrire se retrouvera à peu près la même sur tous les embryons, jusque vers la fin du quatrième mois, quand la seconde période ou de transition commence. Ce qui sera plus tard le côlon descendant continuera à longer le bord externe du rein gauche. Quant au futur côlon pelvien, il sera représenté par’tes deux
‘anses (prégénitale et prépariétale) situées dans la fosse iliaque gauche. Je signalerai seulement une disposition que décrit (loc. cit., p. 18) et représente (pl. E, fig. 6) Toldt sur un embryon de 8,3 centim. Nous venons de voir qu'à ce moment la future flexura sigmoïdea (côlon
pelvien) est formée par deux anses ; or, sur cet embryon l’anse prégénitale, au lieu d’être couchée sur la glande génitale se trouvait soulevée, elle remontait légèrement contre la paroi abdominale, tandis que la seconde anse ou prépariétale décrivait, avant de se continuer dans le côlon descendant, un tour de spire. Cette disposition du futur côlon pelvien serait due, d'après Toldt, à la torsion à droite du mésentère commun de l'intestin grêle et gros (segment droit), torsion due au déplacement du cæcum à droite et en bas. Cette torsion exercerait
“une tension sur la portion du mésentère commun qui appartient au segment droit du côlon. Ce mésentère ainsi tendu exercera nécessalrement une traction sensible sur le méso-côlon descendant (mésentère terminal), libre à ce moment, et avec lequel il se continue. La ligne d'insertion (racine) du mésentère terminal ne bougeant pas, la traction s’exercera forcément sur toute la partie gauche ou libre du méso ; elle sera attirée en haut et à droite et se pliera légèrement sur elle-même ; c'est ainsi que se forme (d’après Toldt) le plica duodeno-jejunalis (mon repli duodénal inférieur) spl à la portion ascendante du duodénum. |
Donc, traction du mésentère terminal en haut et à droite, formation du repli duodénal inférieur, ascension dans le ventre du futur côlon pelvien, jusque-là couché dans la fosse iliaque, tels sont les résultats de la torsion du mésentère commun de l'intestin grêle et gros.
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En résumé : Pendant cette première période « ou primitive les modifications du mésentère terminal sont bien peu importantes. Celui-ci en effet sera à la fin ce qu'il était au début, un méso primitif destiné
à disparaître plus tard en partie, mais restant pendant toute cette période libre de toute attache pariétale, si ce n’est par sa racine. Quant à l'intestin terminal, nous venons d'assister à ses transformations. Rectiligne pendant le stade indifférent, il devient flexueux et ses futurs segments se dessinent, pendant le stade de différenciation.
| B. Période de transition. — Deux faits importants se produisent dans cette période : 1° l'accroissement de l'intestin terminal et de son -méso ; 2 la disparition, en partie, de ce mésentère terminal primitif et la no du méso secondaire ou définitif.
Le fait capital est le second ; aussi c’est le commencement de cette disparition du mésentère terminal qui indique le début de cette période, que j'appelle de transition. D'abord quand commence-t-elle cette période ? Toldt n’a vu le début de la disparition du mésentère terminal primitif, par accolement, que sur un embryon de quatre mois (11,2 cent.). Von Samson (loc. cit., p. 47) dit l'avoir déjà rencontré sur un embryon de 8 cent. Sur un embryon de 9 cent. de ma
série, le mésentère terminal avait déjà perdu sa mobilité à son extrémité supérieure. On peut fixer à peu près vers le milieu du 4° mois le début de cette période. |
Voici d'abord où commence la disparition du mésentère terminal, en tant que méso libre. Si on cherche à décoller le mésentère termi-
nal de la paroi abdominale postérieure en soulevant le côlon descendant, on voit que cela est encore possible pour la partie inférieure de l'intestin ; mais, qu'au niveau de son extrémité toute supérieure le méso a pare sa liberté, il adhère à la paroi postérieure abdominale, et l'extrémité supérieure du côlon descendant se trouve fixée dans sa situation. J'ai Ait que la disparition de ce mésentère, libre jusquelà, se faisait par adhérence de son feuillet gauche au péritoine pariétal. Nous verrons plus loin si ce processus est réel.
Ce qu'il y a de sûr, c’est que dans une certaine étendue, presque vers le milieu du rein gauche, on ne peut plus parler de mésocôlon descendant libre, comme auparavant. Ce mésentère libre et long, se trouve remplacé par un très court qui fixe le côlon descendant (son
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