‹ Le colon pelvien pendant la vie intra-utérineChapitre 7 sur 18 · NUS SE EN EST, ILE AS · texte numérisé non relu

NUS SE EN EST, ILE AS

De A à l'fagres

iliaque gauche, et qu'ils donnent au rectum le trajet de nos classiques. ‘Dans quelques monographies récentes on a voit enfin les erreurs clas-

siques battues en brèche.

Treves (1885) décrit sous le nom d anse oméga, une anse du gros

intestin, très mobile, ayant, après déplissement, la forme d’un oméga, dont la branche supérieure occuperait la fosse iliaque gauche (il la

rattache au côlon descendant), et l’inférieure ne serait autre que la deuxième pes classique du rectum, celle qui va de la 3° vertèbre ‘sacrée au coccyx. Cette anse serait située normalement dans le petit bassin.

Sehioiférdeckér (1887) décrit aussi cette grande anse sigmoïde, interposée entre le rectum et le côlon ascendant, et- pouvant occuper les situations diverses, entre autres elle peut pénétrer dans le bassin.

Fromont (thèse de Lille, 1890) parle de PS iliaque pouvant siéger dans le petit bassin, mais sans préciser ni le trajet, ni la fréquence de

cette disposition.

Enfin Claudius von Samson (thèse de Dorpat, 1890) décrit minu-

tieusement les diverses situations possibles de la flexura sigmoiïdea

coli, parmi lesquelles l’intra-pelvienne. Cet auteur donne- comme limites de cette anse: la fosse iliaque gauche d’une part, la 3° vertèbre sacrée de l’autre.

En somme, nous voyons que, soit avant (Treves, Schiefferdecker), soit après ma première communication sur ce point (Fromont, Samson), quelques auteurs ont déjà démoli, en partie, la conception classique de la portion du côlon allant de la crête iliaque gauche au plancher pelvien. On commence à décrire comme état normal, ordinaire, l’existence d’une longue anse colique, située, le plus souvent, dans la cavité pelvienne. Quelques auteurs enfin (Freves, Samson) montrent que la première portion du rectum classique appartient à. cette anse mobile (anse oméga, flexura sigmoïdea coli), et que le rectum vrai ne commence qu'à partir de la 3° vertèbre sacrée.

Nous sommes donc déjà bien loin de la description classique de l’S iliaque et du rectum. |

Voici maintenant comment dès 1889 et puis en 1890, j'ai décrit cette portion du gros intestin.

Sur l'adulte, que je prends comme type, le gros intestin décrit entre la crête iliaque gauche et le plancher pelvien, le trajet suivant,

que j'ai appelé disposition ordinaire typique, et que j'e 'ai fait repré- senter ailleurs (voir mon travail sur les Hernies rétro-péritonéales, p. 135, fig. 35) : Parti de la crête iliaque gauche, le gros intestin traverse la fosse iliaque de ce ‘côté, de haut en bas et de dehors en dedans, soit en ligne droite, soit en décrivant une légère courbe à convexité antérieure. Avrivé- au bord interne du muscle psoas gauche, le gros intestin plonge dans la cavité pelvienne, s’accolant : tout d’abord au flaie. ; gauche du bassin. Puis arrivé plus ou moins près du plancher pelvien, l'intestin se dirige transversalement vers la droite, passe au-devant du rectum et, après avoir atteint le flanc droit de la cavité pelvienne, se recourbe en arrière et se dirige de droite à gauche et légèrement de haut en has pour atteindre, par derrière la portion transversale déjà décrite, la ligne médiane du sacrum, au niveau du corps de la 3° vertèbre. Là le gros intestin devient vertical et rectiligne, descend en suivant la concavité sacrée pour disparaître à travers le plancher pelvien.

Donc, dans ce trajet qui est le normal, je le répète, le gros intestin présente deux portions : une située dans la fosse iliaque gauche : côlon iliaque; l’autre dans ki cavité pelvienne : côlon pelvien.

Le côlon iliaque n'a rien à voir avec L'S iliaque des classiques, il n'est ni flexueux, ni muni de ce long mésentère qu'on lui attribue.

Non, c’est un intestin rectiligne, et fixé dans la fosse iliaque gauche par un très court méso, le plus souvent même celui-ci manque complètement, et alors le côlon iliaque, comme le côlon descendant, est Cirectement collé à la fosse iliaque gauche. C’est, je le répète, le cas

ordinaire. Est-il utile de faire remarquer que ce fait anatomique est loin d’être dénué de tout intérêt chirurgical?

Le côlon pelvien, compris entre le bord interne du psoas gauche ct le plancher pelvien (muscle releveur de l'anus), présente deux portions : 1° une anse très mobile, très longue, munie d’un très long mésentère, et qui commence au bord interne du psoas gauche et finit au corps de la 3 vertèbre sacrée: c’est ce que j'ai appelé l'anse pelvienne du côlon; 2° un segment de gros intestin, court, fixé directement à la paroi postérieure pelvienne, et allant du corps de la 3 vertèbre sacrée au plancher pelvien : c'est la portion intra-pelvienne du rectum, deuxième portion du rectum classique. c

L’anse pelvienne du côlon, que j'apellérai daus la suite tout sim-

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__ plement côlon pelvien, présente un très long mésentère : le méso-.

côlon pelvien. C'est un large éventail dont la racine ou insertion

pariétale décrit un angle aigu à sinus ouvert en avant et à gauche.

Cette racine partie de sur le psoas gauche remonte, en suivant l'artère

iliaque externe (voir mon travail sur les Hernies rétro-péritonéales,

p. 141, fig. 37), puis l’artère iliaque primitive gauche, jusque vers

la 4° vertèbre lombaire ; là elle se réfléchit en bas, et pénètre dans la cavité pelvienne en suivant la face antérieure du sacrum, pour se terminer sur le corps de la 3° vertèbre sacrée. Cette ligne d'insertion ou racine du mésocôlon pelvien, est donc formée de deux branches :

une externe qui remonte le long des vaisseauxiliaques ; l’autre interne

‘où près-lombo-sacrée, qui descend sur la face antérieure du sacrum.

Entre ces deux branches, au niveau même de la symphyse sacroiliaque gauche, on voit, en renversant “le côlon pelvien en haut, l'orifice d’un ‘entonnoir ou fossette péritonéale : la fossette intersig-

moïde (voir loc. cit., p. 141, fig. 37). |

Je ne puis m'étendre plus sur la description de cette anse du côlon

et de son méso. Ce que je viens de dire suffit, il me semble, pour

bien faire comprendre la forme, la situation, le degré de mobilité de

ce que j'appelle anse pelvienne du côlon, ou plus simplement côlon

pelvien. :

La portion terminale fixe du côlon pelvien, que j'appelle portion

intra-pelvienne du rectum, il me semble inutile d’insister long-

temps sur sa description c’est la seconde portion du rectum classique, le seul segment du gros intestin intra-pelvien qui mérite le nom de rectum. Sa disposition est telle qu'on ne peut l’assimiler en rien à l'anse colique que je viens de décrire. Fixée contre la concavité sacrée sans interposition de méso, cette portion du gros intestin, présente une situation et des rapports immuables. Aussi doit-on lui réserver un nom particulier : et, puisque le terme de rectum est classique, terme qui lui convient du reste absolument vu sa direction ; on peut l'appeler : Rectum intra-pelvien ou première portion de rectum pour le différencier de la portion située au-dessous du plancher pelvien : Rectum extra-pelvien ou deuxième portion du rectum. Quant à la première portion du rectuin classique, commençant à la symphyse sacro-iliaque gauche pour se terminer à la 3° vertèbre sacrée, elle n'existe pas, si ce n’est dans des cas extrêmement rares ;

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