DU OR
Los Pure
le moins acerbe, le moins onéreux et le plus équitablement réparti que la chose se puisse faire.
St. Jean-Baptiste, Précurseur du Roi Jésus-Christ, et Patron séculaire du Canada, disait en propres termes aux soldats de son temps qui venaient l’interroger sur leurs devoirs : «Ve commettez n° concussion, ni calomnie, et soyez toujours contents de votre solde.»—Qui cserait le nier?—Il y a dens ces trois mots vétérans,—ils sont chevronnés de de dix-neuf siècles d'âge, — tout un admirable cadre d’une loi de Milice, depuis le premier, jusqu'au dernier degré de la hiérarchie.
Disons tout de suite, que cet objectif militaire de la Papauté, que nous venons de signaler pour le temps de paix, le Coionel d'Orsonnens ne le dénie en rien, dans son Projet de l’Organisa-
tion armée de son pays. Bien loin de là; en étudiant avec atten- :
tion son système, on voit au contraire, cette idée profondément chrétienne, ex par conséquent profondément pratiotique, de dégrèvement des charges qui pèsent sur le peuple, dominer ss plans de bon et fidèle soldat.
Maintenant, à Rome, quand cesse le pied de paix extérieure, quand sonne pour les Pontifes Rois l'heure de l’Invasion, — (Pour eux, toute guerre consiste à repousser l'invasion ; ce qui est, du reste, le suprême criterium de la légitimité des guerres, ) —Oh ! alors, —on l'a vu,—c'est le système du Service Volontaire qui acquiert son plus bel épanotissement et qui prend une sève, une vigueur vraiment merveilleuses! Et, dans ce service volontaire, le monde entier vient apporter son contingent.—Peu de temps avant le 20 Septembre 1870, un état, statistique par origin de patrie, des Zouaves Pontificaux, présents sous les armes, comprenait 7rente-sept nationalités différentes, dans ce seul régiment de l’armée papale.—C'est que, Roi légitime de ses Etats, le Souverain Pontife est, avant toute chose, le Père de tous les chrétiens du monde, et c’est bien encore en cela que, dans les jours d’épreuve, quand Za parole est à la poudre, comme disent les Arabes, se manifeste la radieuse exception de la forcearmée pontificale.
A fn
vété-
> sève, voloneu de e par us les ans Ce le ses re de
que, mime force-
de HE
Certes, comme on doit le penser, l’organisation, l’homogénéité, la discipline, l'esprit et 1: manieanent d’une telle force-armée, doivent présenter, à leur tour, d’exceptionnelles difficultés. Mais Dieu sait y pourvoir ; il s’en fait le grand Adjutant-Général; car, s'il est vrai que les circonstances font les hommes, les eirsonstances n'étant, chrétiennement pensant, que le terrain de manœuvres de la Providence, avec ses accidents et ses suprises, cette même Providence, qui aime ses Papes, suscite des manœuvriers à la hauteur de la tâche.
Ces difficultés que nous signalons, si ardues en vérité qu'aucun hcmine de guerre, —cela peut s'affirmer sans crainte,--n'oserait les aborder, s'il portait au côté une autre épée que l'épée du Patrimoine de St. Pierre, le Commandant-en-Chef des volontaires de Pie IX les a résolues à miracle.—Cette épithète sied à son humilité ; vertu, d’ailleurs, génératrice de toute réussite épineuse.—Et tenez, —la chose en vaut largement le dire,—pour Son Excellence le Général Kanzler, savez-vous de que: ordre du mérite cette réussite s'est trouvé: décorée par les événements ?— De ce brevet d'honneur qui ne s'écrit qu'avec le sang de la conscience victorieuse, de cette plaque de reconnaissance et d'hommage qui ne se porte que sur l'âme ; le brevet des ennemis extérieurs qu'ont été appelés à combattre les soldats formés par le Ministre des Armes de Sa Sainteté, les Zouaves de Charrette, et l'hommage qu'ils ont arraché à leurs ennemis intérieurs, plus radicaux et plus outrés encore: ces démagogues intrônisés, dits du 4 Septembre. La Reïne de Prusse, en ordonnant, à Berlin, qu'on traitàt, avec des égards tout particuliers, les Zouaves Pontificaux de France, qui pourraient être faits prisonniers par les Prussiens ; puis, Monsieur Gambetta, en rendant publique et officielle justice au sang français dont s'est couvert l'uniforme papalin à Orléans et à Patay, ne se sont guère douté qu'ils se passaient la plume pour signer un certificat de bon général et de bon organisateur de troupes au compagnon de la captivité de Pie IX, qu'ils lui donnaient, ainsi, la plus catholique récompense de ses loyaux services militaires et de ses intraduisibles souffrances morales de
an LOT
soldat désarmé. C’est pourtant ce qu'ont fait, très-historiquement et dans la moins volontaire de toutes les ententes, Sa Majesté huguenote, la Princesse régnante, et Son Outrance-en-Ballon, le Tribun vaincu.—Dieu fait bien toute chose, et comme il sait s'amuser |
Et, puisque nous avons poussé cette romaine pointe d’éclaireurs, cette reconnaissance—[soit dit, sans hésiter, en toute acception de ce terme, |—sur les domaines de l'Enrôlemeni volontaire comparé à la Conscription, ajoutongy, au galop, une autre remarque à la fois historique et morale, qui confine à ce que vous venons d'exposer, tout le long dé cette petite perlustration, de la même façon que le mal confiue toujours au bien, en ce bas monde ; c’est-à dire, par des similitudes dissemblables, ou soit : par des dissemblances similaires, ad libitum.—Kt ceci est encore un axiôme d’universelle psychologie.
Qu’avons-nous vu en effet se produire sur le terrain des choses militaires, aussitôt que la Papauté s’ést trouvée temporellement trahie par l'Europe, en vertu du fameux principe napoléonien de la Non-Intervention ?—Quelle a été la conséquence armée de la non moins fameuse Convention de Septembre, endosse véreuse du plus frauduleux des traités de paix: le Traité de Paris ?—La France, pourtant était magnifiquement victorieuse alors, et depuis, le véritable faux en écriture intérnationale, dont, en cette année 1856, elle a si bêtement laisser flétrir l’honneur de sa pâle diplomatie, oh! comme elle en a senti rudement jui peser sur les épaules, l'échéance, l'amertume et les frais, au Traité de Francfort ; Maître Bismarck ayant hérité de Maître Cavour, d'une part; Maîtres Jules Favre et Adolphe Thiers, successeurs, d'autre part, de Maîtres Morny et Walevski !—Ce qu: nous avons vu; ce qui a été pour les choses militaires, le produit di-ect et patonté de ce monstrueux égoïsme social impatrônisé dans les soi-disant choses de la paix, le voici : —Nous avonc vu la Révolution prendre en main et s’efforcer d’inplanter en Europe, pour en soulever les masses contre la Papauté, le système et la théorie des Enrôlements volontaires. C'est là, en effet, toute
l'idé nisat fut Gari lui-n profi comi les $ ance trav la gi sa p tainc gran r'a ss tout du g Tell gré ( qu'o aux sont les b que simt nous bien vati ciers cette rale doit com!
tout:
10ses ment n de de la e du —[La ; decette pâle
sur é de our,
us, nous duit nisé ru la 'ope, ot la oute
PE 1 ERP
l’idée Garibaldienne, ou plutôt Mazzinienne, car dans cette organisation des milices franc-maçonniques contre l'Eglise, Mazzini fut le génie du mouvement, —} Enfer est peuplé de génies—cet Garibaldi n’en fut que la ganache.—-C'est le premier qui a donné lui-même cette épithète au second.—-Tant il vrai que la vieille et profonde boutade de St. Augustin, qui nous définit le Diable comme étant le Singe du bon Dieu, est strisiement exacte chez les Suppôts, chez les Fidèles de ce grand Esprit de toute déchéance ! Tant il est vrai aussi, que la période de l’histoire que nous traversons de nos jours réalise, avec plus d'intensité que jamais, la grande et magnifique vision universelle que nous a tracée, de sa plume embrasée, en ses sublimes Æxercices, un vaillant capitaine, fondateur pour le service volontaire de la vérité, de la grande milice des Jésuites: la vision des Deux Etendards, qui rassemblent, en deux cohortes sans cesse aux prises, l'humanité tout entière, à l'ombre de leurs déploiements ; l’armée des soldats du général Satan et l’armée des soldats du (Général Jésus !—— Telle est en effet la Conscription des âmes ; et de nos jours, de gré ou de force, toute âme est armée en guerre. Les traînardes, qu'on appelle les libérales, n’en sont pas moins inmatriculées aux rôles de leurs régiments respectifs. Comme partout, ce sont elles qui jettent la confusior. dans le camp et qni font perdre les batailles.
On trouvera peut-être cette digression un peu ivngue, et ce que nous avous appelé un point d'orgue, à soc début, paraîtra simuler grandement un véritable entr'acte. C’est possible ; mais nous espérons de la justesse d'esprit de nos lecteurs qu'ils voudront bien n'en pas considérer comme rompue d'harmonie de ces Observations d’un officier subalterne du Pape sar le travail d’un officiers supérieur du Canada catholique, et la #enue du ton de cette critique est tout entière en cette bienfaisante donnée générale et civilisatrice : qu'un profond sentiment de paternité sociale doit présider à la confection comme aux débats, aux mobiles comme aux fins, à l'inspiration comme à la mise en œuvre de toute bonne loi militaire. C’est cette paternité qui a pour but
He #41!
| Lromemtienns Ah dot éd 2 SC
Lun 2
OCR SEE 0 2 nb à og drain mn rermee —
danse SSSR
de rendre le peuple meilleur, selon cette belle sentence des Saintes- Ecritures, que l'Association de St. Jean Baptiste de Montréal a eu la bonne pensée de prendre pour sa devise, dès l'instant de sa fondation.
Et d’ailleurs, dans toute bonne armée, les bons officiers ne sontils pas populairement surnommés les Pères du soldat ? Remarquons, en outre, que ce titre n’est pas donné aux paresseux, aux tièdes et aux relâchés, mais bien, au contraire, aux chefs qui sont très-stricts, et même très-sévères, sur la discipline—On n’est vraiment bon père qu’à ce prix.
Bref, l'exception-modèle sigualée dans les troupes pontificales, sur pied de guerre comme sur pied de paix, qui a fait prédomine, d’une manière absolue, le système volontaire sur le système de la Conscription, est le résumé, le secret et l’enseignement de ce fécond principe de Paternité politique.—Nous verrons dans quelques instants que ce même principe vivifie, er leur sphère nationale, les plans et les idées du Colonel d’Orsounens, dans les réformes militaires dont il se fait l'appelant, le cœur ferme et le visage découvert.
Du reste, le Colonel rend lui-même à l'appui de sa thèse, un précieux témoignage, un témoignage patriotique etchrétien, aux soldats de Pie IX, ses compatriotes. Ce franc témoignage possède une grande valeur, celle de former à peu près la seule reconnaissance publique, et publiquement exprimée par une autorité laïque du Canada, sur l’enrôlement volontaire de sa jeunesse sous les drapeaux pontificaux.
Sans céder à la tentation de développer les services essentiellement indigènes et nationaux que cette jeunesse ardente et convaincue a rendus à sa patrie, en portant l'uniforme des troupes romaines, nous ne pouvons nous disp: ns :r de citer ici le passage
du Colonel d’Orsonnens qui la concerne. Ce passage atteste, pour elle, un nouveau service qu’elle aurait pu rendre au pays, une dette &e dévouement qu’il n’a pas dépendu d'elle d'être en mesure de lui payer :
« Lors de l'affaire fénienne de 1870, on a refusé de donner
Re -
Saintes: « des armes à un détachement ae Zouaves Canadien, revenus de
ntréala Rome, parce que ces derniers voulaient porter leur uniforme, | nt de sa « et montrer au pays qu'on peut servir Dieu et rester fidèle à son
« Souverain et à sa Patrie. »
te dont ; « JAMAIS ERREUR PLUS GRANDE N’A ÉTÉ COMMISE ; on avait
Remar- « sous la main, à leur retour de Rome, 500 hommes disciplinés,
UX, AUX « dont plus de la moitié avait vu le feu. On n'avait qu'à les
qui sont « enrôler, leur laisser leurs traditions de régiment, pour former NN dont » « du coup LR PLUS BEAU ET LE MEILL£UR (.. «PS DU ÜUANADA.
" « La crainte du préjugé anglais a tout compromis et nous les a * tificales, WWE ‘ait perdre. » | it prédo- ; « Qu'importe, soldats d'Allet et de Charette ! Un jour, peutst NEA « être, vous trouvera de nouveau alignés. Ne rompez donc pas en-
Ar « core vos rangs, ces rangs mme dit le Comte de la Tour du rnité po- 4 Pin, qui ont rappelé que le signe du chrétien restait à la face e même « du monde, le signe de l'honneur L du dévouement ! » Fées du Le colonel d'Orsonnens a la délicatesse de ne pas nommer les + so fait hautes personnalités hautement responsables de l'erreur qu’on a commise, du service dont ON s’est privé, par la crainte intéresés qn sée qu'ON a eue d'un pauvre et mesquin préjugé.—Nous nous
empresserons d'imiter son silence, mais nous ne pouvons nous
Mrsbare empêcher de dire qu’il est vraiment fâcheux pour la France Nou-
ei velle que ce ON Canadien ait montré moins de largeur d'idées, ule recon- f * à à Re se enr moins de sentiment national, moins de générosité intelligente et autorité
patriotique, que Monsieur Gambétta lui-même, déjà nommé, ayant accepté l’uniforme pontifical, l'organisation régimentaire romaine, la tradition catholique et le Fanion du Sacré-Cœur de
nesse SOUS
ae … Jésus, dans les rangs des milices et de la défense françaises, dont PTE “ il était alors, par accident, le Ministre. Il est vrai, que les Pruss (OUPS siens étaient lus féroces et lus inquiétants ses siens étaient un peu plus féroces et un peu plus inquiétants que PESTE - les Fénians, mais n'importe, il s'agissait toujours d’aller à la frônte atteste, :
tière.
au pays,
ù Revenons maintenant à la discussion du principe sur lequel le …, Colonel d'Orsonnens veut bâser et asseoir son projet de réorganisation militaire.—Nous espérens, encore un coup, que le ero-
d'être en
e donner
chet que nous venons de-faire ne sera pas tout à fait considéré comme un écart, car il y a, ce nous semble, bien des inductions de principes à en tiror.—A principe, principe et demi, nous permettrons-nous de dire au Colonel ; et pour employer un autre proverbe: S'il est vrai que tout chemin mène à Rome, il doit être également vrai qu'en passant par Rome on se retrouve toujours dans le bon chemin.
Ave
Pour définir d’une manière tout à fait précise cette grave question du recrutement; pour donner une véritable démonstration sociale de ce qui touche à la légitimité de répartition de cet impôt du sang, dont nous venons de parler ; pour dégager, en un mot, de tout préjugé, comme de tout malentendu, cette loi supérieure du service militaire, il est bon, je crois, d'établir ici les deux grandes distinctions que comporte la matière.
Ces distinctions ressortent de la brochure dont nous rendons compte dans ces Observations ; et c'est pour en avoir l'esprit pénétré à fond, que le Colonel d’Orsonnens à le droit de revendiquer au crédit de sa publication, — toute sommaire qu’elle soit, —le véritable mérite d’une conception philosophique et sociale de très-haute portée. En même temps, comme ce travail du Colôrel n’a pas eu l'intention de sortir du cadre d’une réclamation tout à fait actuelle, en faveur de besoins tout a fait locaux ; comme l’auteur n'a pas fait de ses Considérations une œuvre de didactique militaire, mais simplemeut la présentation d’un projet de-réforme.et un appel à l'autorité de son pays, compétente pour opérer cette réforme, il nous a semblé que ces deux distinctions fondamentales que nous venons de signaler, trouveraient quelavantage, pour l'intelligence elle-même de la propre valeur du
«projet en question, à.être spécifiées, ici, d’une matière plus sensi-
ble et plus accentuée,
C'est ce que nous allons faire, et voici en deux mots, cer deux distinctions, telles, qu’elles nous apparaissent, dans leur exactitude méthodique.
ent
pris mor réa] la fr poui un} P nisat l'éta qui & sado fait lors, suite, mote:
pour tous | de ce une £ embr
exist