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considéré 4 10. La première consiste à éviter toute confusion d'idées inductions # entre ces mots : l'ARMÉE et la MILICE.
nous per- 9
un entre Disons tout de suite LU nous entendons par MizicE cette Ldoitêtre "* Prise d'armes qui ne s'effectue, à proprement parler, qu'au , toujours moment d’une déclaration de guerre ; qui n'acquiert quelque
réalité d'exécution qu'à l'heure suprême du danger, alors que la frontière est menacée ; et qui, en dehors de ces crises où il s'agit pour un peuple de savoir s'il sera, ou non, conquis et dépécé par
* un reuple étranger, ne fizure, tout au plus, que sur le papier. rave ques- Feup ger, œure, plus, q Pap
jonstration # Par contre, nous comprenons dans le mot ARMÉE toute orgaon de cet ” nisation militaire, régulière, durable et en pleine activité, dans ger, en un l'état de paix extérieure. C’est une branche du service national e loi supé- qui se compose de cette partie des citoyens ayant en vue de ir ici les s’'adonner au métier des armes, d'en faire une carrière, comme on fait une carrière de toute autre profession libérale. Et. dès us rendons lors, il est évident que cctte carrière demande un grand esprit de oir l'esprit suite, une éducation technique progressive, une stabilité de de revendi- moteur et d'engrenages, qui a bien réellément pour terme final et u’elle soit, pour but suprème la défense du pays, mais qui n’en a pas moins > et sociale tous les caractères d'un service public dans l’économie intérieure travail du de ce même pays, quand bien même il n’y ait pas, présentement, ne réclama- une agression extérieure à repousser :—ce qui peut, Dieu merei, ait locaux : embrasser la durée de plusieurs générations d'hommes. pe œuvre de 20. La seconde distinction importante à établir est celle qui
d'un projet existe entre ces mots: L'ARMÉE ACTIVE et LES ARMÉES LPERMA- \étente pOUT "NENTES.
distinctions = Par ARMÉE ACTIVE, il faut précisément entendre l'exercice de raient quel- cette carrière des armes, dont nous venons de parler, donnant e valeur du Jégitème et normale satisfaction. aux aptitudes militaires d'un e plus sensi- peuple à l'état. de paix ; et de plus, emmagasinant, s'il m'est
, permis d'employer ce terme, toutes les forces morales et ots, cer deux matérielles, scientifiques et pratiques de ce peuple, en vue leur exacti- de la fin dernière des armes, autrement dit, pour que ce
« même peuple puisse sefuire honneur à lui-même devant l'ennemi,
ET
et par suite, devant le grand Congrès moral en permanence de l'estime et des jugements de tous lés peuples du monde,
Par ARMÉES PERMANENTES, nous comprenons cette situation armée, mais étendue à ce point, dans l'organisme intérieur d'une nation, qu'à très peu de chose près, le pied de guerre et le pied paix immobilisent la même masse de citoyens ; — ce qui, hâtonsnous -de le dire, est logiquement une anomalie ; ce qn'on peut appeler une excroissance sociale.--L'armée, avons nous dit, est une carrière, une noble, belle et légitime carrière, maïs les armées permanentes, telles que les constitue la situation int:rnationale actuelle de l'Europe, sont une absorbtion déraisonnable d'un service public sur l’ensemble des autres services publics, dont l'équilibre intérieur constitue tout le secret, nous ne disons pas de la prospérité, mais de la simple santé d'une nation.
T'elles sont les deux distinctions qu’il nous a semblé utile de bien accentuer, pour se rendre un compte exact de la valeur réelle et profonde du plan de réorganisation militaire que le Colonel d'Orsonnens soumet à son pays.
Ajoutons rapidement à cette classification tout élémentaire un mot sur les avantages ct les inconvénients particuliers de ces diverses catégories de toute force-armée,
Les peuples qui n'ont, dans leur organisme politique, que des Milices, dans le sens où nous seuons de préciser ce terme, peuvent certainement invoquer au point de vue exclusivement matériel, l'avantage d'économiser tous les frais que comporte nécessairement l'entretien régulier d'une armée; frais d'argent et frais d'activité individuelle. C'est tout un gros Chapitre qui n’a pas, pour ainsi dire, à figurer au Budgct général du pays, et c'est aussi toute une échappée de forces productives de la nation qui se dissémine sur la surface du so!, et s'éparpille dans les autres branches de la vitalité indigène. Soit.—Mais en même temps, sans sortir de ce point de vue matériel, n'est-il pas avéré et rendu évident par l'expérience, que lorsque cesse l'état de paix, le fléau de la guerre atteint tout de suite, chez ces peuples-là, en intensités de toute nature, des proportions qui comblent, et’ au delà, tous
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” les bénéfices matériels qu'on a pu amonceler pendant de |: ngues périodes de paix ? Bâsées sur ne force armée uniquement composée de milices, les hostilités sont, en effet, cent et cent fois plus et plus coûteuses, quand bien même le conflit aurait lieu entre deux armées ayant pour principe le mé- “ me élément d'organisation, ce qui mettrait en balance la valeur intrinsèque des deux forces adverses ; et, sous le feu, la différenn'ayant pas ce même élément de composition est un point qui n’a pas besoin de se discuter. On a vu, du reste, dans toute sa dure réalité, ce phénomène es années, dans la guerre de la Sécession des Etats-Unis d'Amérique, et qui peut nier que cette guer- . re formidable n'ait dû précisément ses cruelles particularités d'écrasants sacrifices en vie d'hommes, en durée, et em dépenses, à la composition oute milicienne des armées du Nord et des armées du Sud s’entrechoquant ensemble ? On sait aussi que cette guerre n'a pris fin que par une vaste combinaison d'agio et que c'est un Ministre des Finances.qui a été, à proprement parler, le héros, le triomphateur et le généralissime de l’écrasement du
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longues, plus meurtrières
ce intrinsèque de troupes
s'accomplir, ii y a quelqu
Sud par le Nord.
Dans cet écrasement qui, pour les vainqueurs, a pu tout prouver fors 1’honneur et le droit, c'est donc la grande idole Yankee, le Dieu Dollar s'incarnant dans le Greenback qui a opéré ce miracle de la victoire-—l'Tdolâtrie a toujours eu ses miracles.— Mais ce culte invétéré de l’Argent,—Janus du pouvoir publie, et Lares des familles privées, —n’en étrangle-t-il pas moins la respiration morale de ce peuple tenace et vigoureux, qui pourrait être vrai don social de Dieu, s'il avait ee quelque chose dans le ventre, qui fait aristocrates, aussi bien les peuples que les individus ? Cela viendra peut-être, mais pour le moment, cette plaie de guerre civile, largement ouverte au flanc de la Confédération américaine, peut-on dire qu'elle soit fermée ? sde mais elle suppure. « Putruerunt
si grand s’il connaissait le
Elle pe saigne plus ; soit,
et corruptæ sunt cicatrices meæ » dit le Prophète-Roi, dans son retour à Dieu, dans son repentir sauveur.
Le fondateur de cette jeune nationalité américaine, qui esc arrivée à l'âge pubère sans passer par l'enfance, et c’est peut-être là son malheur,— Washington, avait prévu cet immense conflit fratricide dans ies agrandissements futurs de son nouveau pays. Ea particulier, pour ce qui regarde le régime des Milices. il nous à laissé quelques paroles empreintes d'une profonde tristesse ct comme d’un découragement national anticipé. « Quiconque,» at-il écrit, avant de mourir, « aime l'ordre, la regularité, l'économie et «a Souci de son honneur, de son caractère et de là paix de son « âme, se ferait scrupule d'entreprendre quoique ce fût avec des «milices.—La courte durée du service et la confiance accordée à «tort à la milice sont la cause des plus grands malheurs.»
Dans l'histoire moderne de la France, le système des milices a eu son heu ; c'était l'heure des grandes chûtes morales de la France, et des grandes impostures du siècle ; c'était l'heure de la Révolution triomphante. On a voulu faire l'apothévse de ces fameuses légions en sabots des volontaires de 1791, et on les a plaquées de l'or mensonger d’un prestige infâme ; mais,—qu'il me soit permis de noter ici ce que je tiens de la propre bouche d'officiers d'Etat-major français, le, plus travailleurs, les plus consciencieux et les plus érudits de leur pays, —il y a par milliers dans les Archives du Ministère de la Guerre, en France, des dovuments œuthentiques, émanant des propres chefs révolutionnaires de ces révolutionnaires milices, qui prouvent, de la façon la plis irréfragable du monde, que ces légions de volontaires offraient le comble de l'indiscipline, de la lâcheté et äe l'ignominié militaire ; qu'elles n’ont pu subsister que grâce aux cadres des sous-officiers de l’armée royale qui avaient conservé les traditions du vieil honneur des armes françaises, et que, pour faire dés soldats de cette can ‘ille, il a fallu des mesures draconiennes de longues années, et la rigueur exceptionnelle des événements. Disons encore, pour compléter cet‘e petite digression, que dans ces armées, qui furent victorieuses, de la. France régicidé, au milieu de l'élément démoralisateur des grandes villes, il y avait, comme noyau, la population des campagnes requise de force, et
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que cette population était encore restée intacte au mal révolutionnaire. La gangrène ne s’y est infiltrée que plus tard. À
… Metz et à Sedan, par exemple, cette gangrène morale du troupier, | était, on peut dire, universelle dens le rang. Là est certainement
une des grandes causes, cachée mais réelle, inarouée mais irréfragable, des victoires de 1791 et des revers de 1870.
Ces documents officiels dont nous parlons ne sont pas popularisés, en F-ance, parce que leur vulgarisation frapperait au pied,
” dans l'esprit français, ve fétiche des Immortels Principes de 89, … qui est le grand manitou auquel tous les gouvernements qui se
succèdent en France, depuis bientôt un siècle, immolent, à l’envi, la justice et la vérité. Maïs ces preuves n’en existent pas moins, et un jour viendra où la France désabusée pourra les joindre au dossier de sa régénération, et s'en servir pour faire toucher du doigt au monde entier toutes les jorgleries dont on l'aura publiquement, tant et si longtemps dupée.
Maintenant, pour ce qui est des Armées permanentes, nous avons déjà indiqué d'emblée ci-dessus, le radical défaut d'équilibre qu’elles engendrent dans l’économie intérieure d’une nation. Il est, en effet, d'une nécessité vraiment cruelle d’être obligé de tenir en casernes, par centaines de mille hommes, la part la plus virile, la plus robuste, la plus productive et la plus saine d'une population, et cela, grand Dieu! tant pour inspirer une crainte révérentielle aux nations voisines, que pour garantir la sécurité intérieure du pays ; car cette nécessité de permanence des armées, commandée par ïes grands malaises internationaux de l’Europe, a engendré cet élément nouveau du maintien de l’ordre dans les limites de cüaque grande Puissance : la moitié d’un pays faisant la police armée de l’autre moitié.—Elément anormal et immoral en vérité, en ce qu'il n’est qu'une arme à deux tranchants, une force toute prétorienne, qui peut, à un moment donné, rendre atroce une guerre civile. Mais tout se lie ; et, si l'on veut remonter à l’origine de tous ces grands défauts d'une fausse civilisation, on en découvrira sans difhculté la véritable sourçe. Elle n’est “utre que le serme d’athéisme socisl qui tourmente le
cuis DO om
monde, (Üette erreur moderne, toute spéciale, qui aurait bien besoin d’un syllabus politique sur la frapper d’anathême, porte
le nom de Caporalisme, et c'est le nom de son inventeur, cet
homme-fléau que la lézende populaire a précisément surnommé le Petit-Uaporal. On ne peut s'empêcher, en pensant à tout cela, de se reäire à soi-même les vers bien connus de Barbier :
‘ Encor Napoléon ! encor sa grande image !
‘“ Ah que ce rude et dur guerrier “ Nous 4 coûté de sang de larmes et d’outrage, # Pour quelques rameaux de laurier. TNT RTE NET PT TAN ET OT DE PL PEN CPR TN DÉS CURE UE RE ORAN EEE ei 4 ‘ Eh ! bien ponr tous ces jours d’abaissement, de peine, Pour tous ces outrages sans nom, # Je n'ai jamais chargé qu’un homme de ma haine ! ‘“ Sois maudit, O Napoléon ! U
Or, en Europe, cette fatalité délétère des armées permanentes semble acquérir tous les jours des proportions plus terribles. Tout dernièrement, M. de Moltkr, qui est, bien certainemeut, uue des plus hautes capacités militaires qu’on ait jamais rencontrées, faisait publiquement cet aveu en plein Reichstag Allemand « Ce que nous avons obtenu en six mois par les armes, il est pos- « sible que nous devions le défendre, par les armes, pendant un « dei siècle ! »—Mais, du reste, qui a forcé la Prusse à se caporaliser comme elle l’a fait, sice n’est l’inintelligence svciale, auvrement dit, l’anti-christianisme politique de Napoléon 1er ? c'est là un fait acquis d’une manière flagrante à l’histoire impartiale. Et voyez, du reste, comme en laissant échapper cette confession si grosse de malheurs publics, M.de Moltke fait en même temps, profession lui même, dans ce discours à juste sensation, de principes décevants par leurs côtés tou tà fait sceptiques et foncièrement anti-chrétiens. « Les petits Etats, dit-il, peuvent se repo- « ser sur leur neutralité, sur des garanties internationales ; mais «un grand Etat n'existe que par lui-même et par la respect « qu'inspire sa puiss=nce armée. Un tribunal du Droit des Gens, « s'il en existait, manquerait toujours de force suffisante, et ses « arrêts demeuretaient soumis à la solution sur le champ de ba- « taille. D'Etat à Etat, le droit et la liberté de vivre ne sont donc
Po
Allemand il est posndant ua à se cae svciale, son ler ?
re impar- :ette conen même sation, de et fonciè- & se repoes ; Inais + respect des Gens, le, et ses ap de basont donc