‹ Le colonel Dambourgès [microforme]Chapitre 7 sur 13 · TO RIRE STE TN · texte numérisé non relu

TO RIRE STE TN

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ils tentèrent de le perdre auprès de ses concitoyens, en le représentant comme

un homme dévoué et vendu au parti

qui voulait tout anglifier. Leurs efforts

quelque vigoureux et soutenus qu'ils fussent en ce sens, n’eurent cependant aucun résultat,

Le temps des élections étant arrivé, les électeurs du comté de Devon, qui embrassait alors les pa”oisses de Saint- Thomas, de Cap Saint-Ignace, del’Islet,

etc. connaissant le mérite et l’inté-

grité du colonel Dambourgès, lui

donnèrent spontanément leur mandat,

Sa candidature ne fut pas le fruit d'une

orgueilleuse ambition, ou d’une sotte

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envie, et son triomphe fut pur de toute cabale et de toute intrigue.

Dans ces temps, on ne connaissait pas encore les tristes moyens de succès que l’on possède aujourd'hui; on ne savait pas que le mandat d’un député pouvait être, dans plusieurs cas, un objet de commerce, Quoiqu'il en soit, M. Dambourgès avait réuni tous les suffrages des électeurs, et aucun rival n'avait été tenté de lui disputer un honneur qu'il n'avait pas cherché, et qu'on lui avait donné si unanimement et si généreusement.

Le colonel Dambourgès avait reçu

de la nature une de ces organisations

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heureuses et faciles, qui permettent à un citoyen d’être, selon que les circonstances l’exigent, homme d'épée, repré-

sentant du peuple, fonctionnaire pu-

blic, etc., etc. Mais quel parti allaitil

prendre dans les questions importantes qui devaient être débattues et réglies dans l'enceinte du premier parlemeut canadien ? Jouissant de l'amitié du représentant du Souverain, lié en quelque sorte au gouvernement par des récompenses et par des titres, allait-il lui donner son appui, ou se ranger sous la bannière des défenseurs du peuple ?

Pour tous ceux qui connaissaient son

caractère et sa droiture, le doute n’était

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pas possible. Plus désireux de faire triompher les principes et la justice, que les mesures d’une coterie arrogante et dominatrice, on le trouva toujours prêt à protéger et à défendre les intérêts du peuple qui l'avait élu.

Toute proposition hostile au bien publie, il l'eût honni lors même qu’elle eût été appuyée par des influences puissantes ou par de brillants soutiens.

Il débuta par cette franchise d’allures

qu'il avait portée dans les camps, et qu’il soutint toujours dans les conseils de la nation.

. Après avoir passé quatre ans en Chambre, M. Dambourgès refusa sa

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