SCÈNE X
ROSINSRI, STAINISLAS; il sort inydér-ieusejnetit du pcwil/on, et a l'air de chercher quelqu'un .
Ah! c'est toi, Stanislas?.... j avais besoin de te voir. Ouest Eudoxie, Guslave?
STANISLAS
Selon vos ordres , je les ai fait entrer dans le pavillon, par la petite porte qui donne sur la campagne; personne ne les a vus. ROSINSKI, plonge' dans la ri'JJexivn, et ijant i'air occupé a'un
projet.
C'est bon. Dans quel état se trouve maintenant Eudoxie?
&TANISL AS.
Le retour de son enfant lui arcndu lout-à-fait la raison,
ROSINSKI.
Pare-t-elle d'Alfred ?
STANISLAS
Elle désire et craint également de revoir son épouw. Faut-il maintenant aller au ebdlcau ?
Im: Colonel de Hussards. 4
ROSINSHI.
ISon I
STANISLAS , le regardant avec Inquiétude. Quelle sombre agitation mou colonel, qu'avez-vous ?
ROSINSKI.
Ce que j'ai ce que j'ai je vais me battre.
STAMSLAS , étonné. Avec qui?
ROSINSKI.
Avec Alfred.
STANISLAS , vivement.
Triple boulet! avec monsieur Alfred !
ROSINSKI.
Oui, tu sais combien je Tai offensé.
STANISLAS
Hclas .' que trop.
ROSINSKI.
Eh bien î mon ami , réponds , réponds-moi avec franchise ; nous devons nous battre au pistolet, à ma place que ferais-tu? STANISLAS, d'une voix sombre.
J'essuyerais le feu du lieutenant- colonel; tous vos torts seraient effacés, et votre honneur serait vengé.
ROSINSKI , lui saisissant la main.
Mon vieux Stanislas , j'avais déjà eu cette pensée.
STANISLAS , s' essuyant une larme.
Bien , bien , mon colonel , pourvu seulement qu'il ne vous tue pas.
ROSINSKI.
[Ilouvre sa sahretache, en tire dupapier, et écrit avec son crayon.') Tu seras mon témoin. Tiens, si je meurs, voilà un papier
pour Alfred : tu le lui feras remettre par Gustave
STANISLAS , prenant le papier.
Oui , mon colonel.
^OSINSKI.
liC moment approche. .. va charger mes armes... [Ilregardei] j'aperçois la comtesse; (Stanislas sort par la grille.) L'affreuse nécessité où je suis de l'aflUiger m'ôte la force de soutenir ses regards.