POLESKA ET LES JEUNES FILLES
Ail ! mon oncle ! ah ! monsieur Stanislas.
STANISLAS
Silence! sous les armes.
ROSINSKI, riant.
Tu ne connais pas ce genre de soldats.
STANISLAS , entre ses dents.
Oh ! je sais bien que si on rassemblait tous ceux de cette espèce que vous avez conamandés, il y aurait de quoi faire un fameux corps d'observation,
ROSINSKI.
Tu as raison Où es-tu donc , mon général?
STANISLAS , de mau{>aise humeur.
Mon général ! mon général vous ne ferez jamais qu'un
mauvais sujet de votre protégé.
ROSINSKI.
Allons, allons; ne te fâche pas; uVs-tu pas là pour réparer ce que je diifais. {^aux hussards) Enfans , vous avez assez travaillé, depuis ce matin, pour vous rafraîchir un instant; «les provisions ont été portées sous cette feuillée. (à Gustcwe) Général , tu vas les conduire
GUSTAVE
Oui, colonel.
ROSINSKI, aux paysans.
Quant à vous , mes amis , retournez citez vous, et souvenezvous ([ue dans deux heures 11 faut être sur la route , le bouquet à la main, pour guetter l'arrivée de la charmante cota tesse de Walmoden.
GUSTAVE, mettant le sabre à la main.
Garde à vous, portez armes; par le flanc droit à droite^ par file à gauche et pas accéléré, marche. (^Les hussards suivent Gustai>e ; Pôles ka et Pierre , à la tête des paysans, sortent du côté oppose'. )