Von Treutleren
3. La Prusse, comme la Bavière, avait un ministre an Vatican. L'Empir* n'en avait pas.
temberg par le comte Bolestar, par le baron Staël de Holsteinet par Sir W. Gorbett.
De presque tous les ministres étrangers dans les Etats de l'Allemagne du Sud, on peut dire qu'ils binaient comme les curés qui ont l'administration de deux paroisses. En effet la plupart des légations étaient à double mission. Ainsi tous les ministres auprès du roi de Bavière étaient aussi accrédités auprès du grand Duc de Bade. Le ministre britannique Gorbett faisait, lui, plus que biner, il « trinait », car il devait se partager entre Stuttgard, Munich et Garlsruhe.
Relevé de la déchéance diplomatique prononcée contre lui par Bismarck en 187 1, le roi de Saxe avait en résidence à sa Cour un corps diplomatique composé, , en dehors des représentants des Etats allemands du Sud, ses voisins, des ministres plénipotentiaires d'Autriche-Hongrie ^ , de Russie et de Grande-Bretagne - . En outre le Ministre de Belgique et le Ministre de Grèce à Berlin portaient aussi le titre de Ministre en Saxe et ne manquaient pas de venir de temps en temps accomplir à Dresde quelques formalités cérémonieuses. On ne voit pas de diplomates français, si ce n'est eu Bavière, sur cette liste des Ministres plénipotentiaires auprès des Princes auxquels la Prusse, pour ménager leurs susceptibilités, tolérait l'exercice du droit de légation passive et même par une exception en faveur du roi de Saxe le droit de légation active, car ce Roi avait un ministre à la Gour de Vienne. Auprès de toutes les petites cours allemandes, Bavière exceptée ', il y avait pourtant un représentant de la France, un seul pour toutes. G'était l'Ambassadeur à Berlin. Mais jusqu'en 1907, le Ministère des Affaires Etrangères avait négligé d'user de notre droit de faire présenter à
4. En Tannée 19i3, c'était ie comte Forgasch, qui était aus' i accrédité en Saxe-Cobourg-Gotha et en Saxe-Weimar.