‹ Le combat des trois, notes et documents sur la conférence de la paixChapitre 37 sur 41 · LES BOLCHEVIKS ET LA CONFÉRENCE · texte numérisé non relu

LES BOLCHEVIKS ET LA CONFÉRENCE

Dès avant l'ouverture de la Conférence, un dissenti ment était apparu entre les Alliés sur la questio ; russe.

Lénine et ses affiliés qui, par une série de coups d force contre le pusillanime Kérensky d'abord, pui contre l'Assemblée Constituante, s'étaient rendus le maîtres de la Russie, avaient le plus violent désir qu leur usurpation fût amnistiée. Elle Taurait été si le Puissances avaient reconnu la légalité de leur gouver nement. Ces gens, qui s'étaient donné à eux-mêmes 1 dictature, aspiraient à entrer dans la famille des goui vernements que légitime le consentement des Peuples ces prétendus mandataires du Prolétariat à s'embour geoiser.

Sans doute, ils n'auraient pas donné beaucoup après avoir obtenu la reconnaissance de leur Pouvoij mais avant, pour l'obtenir, ils ne se refusaient à aucun promesse.

Par leurs agents en contact avec TOccident, dans le capitales des États Scandinaves, non seulement il correspondaient avec les partis socialistes de tous le

pays, mais ils pouvaient même avoir accès auprès des Igouvernements .

I Pendant les neuf semaines qui s'écoulèrent entre la signature de l'armistice » et l'ouverture de la Conférence- leurs tentatives d'approche se multiplièrent dans la direction de Washington et de Londres. Du icôté de Paris il ne semble pas qu'il y en ait eu aucune, notre gouvernement étant tenu sans doute pour moins accessible que les autres à la séduction ou à l'intimidation. • 1 •!

Entre autres intermédiaires de diplomatie occulte, il y eut un agent de Lansing, secrétaire d'Etat de Wilson, qui, se trouvant à Copenhague, eut avec le représentant des Soviets, LitvinofT % des « interviews » dont Wilson crut devoir communiquer les relations à la Conférence.

« LitvinofT m'a déclaré, écrivait l'agent, que le Gouvernement des Soviets aspire à une paix permanente et confirme entièrement le télégramme que lui-même avait envoyé au Président Wilson, le 24 décembre 1918. Ils ont enhorreur les préparatifs militaires et les campagnes coûteuses qui sont imposées maintenant à la Russie, après quatre ans d'une guerre écrasante et désirent vivement savoir si les États-Unis et les AUiés cherchent la paix.

« S'il en est ainsi la paix pourra facilement être négociée, car d'après LitvinofT, le Gouvernement des Soviets est prêt à faire des concessions sur tous les points, entre autres : la protection des entreprises étrangères existant en Russie, la délivrance de nouvelles concessions dans ce pays et la question de la Detterusse.il est très difficile de donner des détails

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