‹ Le combat des trois, notes et documents sur la conférence de la paixChapitre 9 sur 41 · Le 12 mars · texte numérisé non relu

Le 12 mars

2, Voir le cinquième Fragments^ d'Hi^Loire : Les Négociations secrètes et les quatre Armistices.

d'anxiété. Si donc un de nos alliés nous avait demandé de nous concerter avec lui, avant la Conférence, pour y faire un front commun à deux, il savait bien que, en échange de l'appui que nous nous engagerions à lui donner pour telle ou telle de ses revendications, nous demanderions d'abord que la question de «la Rive gauche » fût réglée selon nos désirs. Mais à Londres on considérait avec défiance un projet dans la réalisation duquel nous ne voyions qu'une garantie non seulement pour nous mais pour tout le monde contre un retour offensif de l'impérialisme prussien. On se garda donc bien d'engager avec nous une conversation dans laquelle on ne doutait pas que nous demanderions ce qu'on était résolu à nous refuser.

Ainsi Lloyd George arriva à la Conférence sans autre entente préalable avec la France que celle qui concernait l'Asie Turque et l'Adriatique^ sans avoir, comme on l'a dit à tort^ cherché à faire avec nous, dans la grande Alliance qui venait de vaincre, une sous-alliance secrète, à fins diplomatiques.

Un éclatant succès électoral, véritable acclamation populaire, donnait alors au Premier britanique une autorité telle qu'aucun ministre n'en avait encore eue en Angleterre. Le 24 novembre 1918, i3 jours après la signature de l'Armistice, Lloyd George avait fait prononcer par le Roi la dissolution de la Chambre des Communes- et le 16 décembre, le Corps électoral avait élu plus de 43o partisans de la « Coalition », dont 326 étaient des unionistes, contre a3G opposants parmi lesquels seulement 34 libéraux-radicaux du vieux parti Asquith dont Lloyd George, pendant tant d'années, avait été le puissant moteur. En Angleterre

1. Dans les quatorze Points de Wilson il y en avait un qui visait la « Liberté des Mers » sur lequel l'Angleterre avait fait des réserves. A ces réserves, formulées dans un télégramme à Wilson, lous les alliés avaient donné une tacite approbation. (Voir les Séijociations secrètes et les quatre Armistices.)

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