‹ Le combat spirituel [microforme]Chapitre 100 sur 184 · CHAPITRE Liy on peut manger cette chair et · texte numérisé non relu

CHAPITRE Liy on peut manger cette chair et

boire ce Sang de deux façons, réellement une fois e jour, et Spirituellement à toute heure,

première toutes les fois

Comment il aut recevoir Le sacrement

e l’Eucharistie

N Peut s'approcher de ce divin i ? Ment par plusieurs motifs en recueillir le fruit, il y choses à observer en trois ci différentes : avant de est sur 1e point de c Communion.

Avant d

notre âme avec ses puiss

à nous, SON Sang, sa chair. « le trésor infini d

€ Que nous lui offrons est p

: on doit pratiquer la ouvent qu’on peut, et la

presque rien en comparaison de ce qu'il nous donne, il faut que nous souhaitions d'avoir tout ce que les créatures du cielet de la terre ont jamais pu lui offrir, afin d'en faire une oblation agréable à sa divine majesté.

Si nous voulons communier dans le dessein de remporter quelque victoire sur nos enner's nous commencerons dès ie soir du jour précédent ou le plus tôt que nous le pourrons, à considérer combien le Sauveur désire entrer par ce sacrement dans notre cœur, afin de s'unir à rous et de nous aider à vaincre nos appétits déréglés.

Ce desir est si ardent, qe n'y à point d'esprit humain capable de le comprendre.

Pour nous en former une idée, tächons

| de bien comprendre deux choses. L'une est | le plaisir extrème que la Sagesse incarnée | prend à demeurer avec nous (1), pui:

| qu’elle en fait ses délices. L'autre est lu | haine infinie qu’elle porte au péché mortel. | tant parce que c’est un obstacle à l'union | intime qu’elle veut avoir avec nous, que | parce qu'il est directement apposé à ses | divines perfections ; -ar Dieu étant un bien | souverain, une lumière toute pure, une | beauté sans aucune tache, pourrait-il ne | pas haïr le péché, quin’est que malice, que | ténèbres, qu'horreur et que corruption? Il ! Je hait à un tel point, que tout ce qu'il a

(1) Prov., VIII, 31.

— © À HO — SE Ë | CHAPITRE LIy 191 | mr | il : | Jamais fait, soit dans l’ancien Testament, : ps : soit dans le Nouveau, et que sen Fils a | “ “ | souffert durant tout le Cours de sa Passion, | ei M |ne tendait qu a le détruire. Les saints | | même les plus éclairés assurent qu il con- | D sentirait que ce Fils, qui lui est si cher, | + # | Souffrit encore milie morts, s'il en était 08 EE besoin, Pour l’expiation de nos moindres ir : | fautes, a | de ji | Avant reconnu Par ces deux Considéra. | Et : tions quoique assez IMparfaitement, com- | ns … | bien le Sauveur désire entrer dans notre de | Cœur afin d'en exterminer Pour jamais nos ! Ë és | ennemis et les Sicns, nous désirerons aussi ! int D lle recevoir, et nous lui témoignerons pour | re. | !cela une ardeur et une impatience extré- | ns A |Mes. L’espérance de sa venue reveillera est À! La geourege nous déclareroms de lera | née | la guerre à cette vassion dominante que L sr | S °nS vaincre, et nous ferons le s .

En | nous Pourrons de Ja vertu , tel. | Contraire Ce sera là notre prin- | ion Upation le soir et le matin, avant | que | approcher de Ja Sainte table.

ses | ons près de recevoir le jen L otre Sauveur nous nous rappelune Æ | lerons un moment toutes les fautes comne | Mises depuis Ja dernière Communion jus. | que Æ | qu'à celle-ci: et, afin d’en Concevoir de Ja CEE douieur, nous Songerons :-ue nous les avons ‘la 5 | commise !

Dieu n’ét | aotre sal

de liberté que si ur une :roix pour | Péné:rerons de |

mes ee

man,

ms

confusion et de crainte, voyant que nous avons préféré un plaisir d'un instant, une légère satisfaction de notre propre volonté, à l’obéissance que nous devions à ce souverain Maitre, nous reconnaîtrons notre aveuglement, et nous détesterons notre ingratitude. Mais venant ensuite à considérer que, quelque ingrats et infidèles que nous soyons, Ce Dieu plein de charité veut

| bien se donner à nous; w’il nous invite à le recevoir, nous irons à lui avec confiance, , nous jui ouvrirons notre CŒUT, atin qu’il y | entre et qu'ils’en rende le maître: et après | cela nous le fermerons. de crainte qu'il ne | s'y glisse quelque affection impure.

| Dès que nous aurons communié, nous | nous recueillerons en

adorerons humbl

| nous lui

: mon âme,

| péché; vous voy2Z

| sion à Sur moi, et que

| pas la force d'y résister; C'

| principalement qu'il appartient de la com- | battre; et s’il faut que j'aie quelque par! | au combat, c'est de vous seul que je dois attendre la victoire. Puis, nous adressant au Pere eternel, nous lui offrirons ce cher Fils qu’il nous à donné, et que nous auron* au dedans de nous ; nous Je lui offrirons en actions de gràces de ses bienfaits, et pour obtenir avec son secours quelque grande victoire sur nous-mêmes ; Nous prendrons

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