CHAPITRE XXIII
Celui qui, par sa miséricorde, a ordonné avant tous les siècles que je souftrisse aujourd'hui cette mortification. Qu'il en soit éternellement béni.
Quand il vous vient quelque bonne pensée, croyez fermement que c’est de Dieu
, qu’elle vient. et rendez-en de très humbles
actions de grâces à ce Père des lumières.
Quand vous lisez quelque livre de piété, | imaginez-vous que C’est l'Esprit-Saint qui | vous parle, et que c’est lui-même aur Ve | composé.
Quand vous regardez la croix, considé-
| rez-la comme l’étendard de Jésus-Christ
votre chef, et sachez que, pour peu que vous vous en éloigniez, vous tomberez entre les mains de vos plus cruels ennemis :
| au lieu que, si vous le suivez, vous vous | rendrez digne d'entrer un jour la palme à
la main et en triomphe dans le ciel.
Quand vous voyez une image de la sainte Vierge, offrez votre cœur à cette Mère de miséricorde; témoignez-lui votre joie de ce qu’elle a toujours accompli avec
: une diligence et une fidélité extrèmes la
divine volonié, de ce qu’elle a mis au monde votre Sauveur, et l'a nourri de son lait:
enfin remerciez-la du secours qu’elle donne à ceux qui l’invoquent dans les combats contre le démon. Toutes les images des saints vous feront souvenir de ces généreux soldats de Jésus-Christ, qui, en com-
| battant vaillamment jusqu’à la mort, vous
oo
ont frayé le chemin que vous devez suivre pour arriver à la gloire.
En quelque temps que vous entendiez sonner la cloche pour dire trois fois la Salutation angélique, vous pouvez faire quelque courte réflexion sur les paroles qui se disent avan: chaque Ave Maria.
Au premier Coup, remerciez Dieu de lu céleste ambassade qu’il envoya à Marie, et quiest le commencement de l’ouvrage de notre rédemption. Au second, réjouissez-vous avec cette Vierge auguste ce la haute dignité cù Dieu l'éleva en récompense de sa très rofonde humilité. Au troisième, adorez le Verbe nouvellement incarné, et rendez en même temps à sa !
bienheureuse Mère et à l’Archange saint Gabriel l'honneur qu’ils méritent. A chaque coup ilest bon de faire une inclination de tête pour marque de révérence, et particulièrement au dernier.
Tous ces actes se pratiquent également en tout temps; mais en voici d’autres plus propres à certaines heures du jour, ausoir, au matin et à midi, et qui regardent le mystére de la Passion de Notre Seigneur, ; car nous sommes obligés de penser sou- | vent au cruel martvre que la sainte Vierge :
souffrit alors; ce serait une étrange ingratitude d'y manquer.
Le soir, représentez-vous la douleur qu’elle ressentit de la sueur de sang, de la | prise de Jésus dans le jardin des Olivieïs,
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