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LE CHAUFFAGE

Dès qu’il fut institué, le Comité donna des secours de chauffage. La distribution était faite en espèces. Les membres de la Société, chargés de ce service, dressaient la liste des pauvres et fixaient la somme que chacun d’eux devait recevoir. Ce n’est qu’à compter de 1829 que les indigents furent munis de cartes men-

^ Ces secours s’élevaient alors à 3,000 francs par an. En 1884, l’Assistance distribua, en espèces, 7,793 fr. 90 c. On y distribua également 2,710 bons de pain à 10 centimes; 4,772 à 20 centimes ; 4,759 bons de viande à 50 centimes ; et 23,260 bons de fourneau à 10 centimes, soit 8,796 fr. 20 c. La dépense pour la distribution du matin, en 1884, a donc été de 16,950 fr. 10 c. Neuf mille cent vinrjtdeux secours y ont été distribués. Trois ans auparavant, en 1881, il s’était présenté 3,293 personnes.

La Commission de l’Assistance distribue également, le matin, des secours aux convalescents sortant de l’Hôpital, aux femmes en couches ; des secou’s de voyage (en 1884, 3,566 francs) et de loyer.

LE COMITÉ DE BIEîs^FAISANCE

tionnant la quantité de chauffage qui leur était attribuée et qu’ils allaient prendre chez les marchands désignés par le Comité. La distribution au domicile des nécessiteux n’eut lieu qu’à dater de 1856.

De 1809 à 1862, le Comité donna, comme combustible, du bois et à partir de 1863 du charbon ou du bois L Pendant dix ans, la Société de secours pourvut, de ses propres deniers, à cette dépense. Peu à peu on recueillit quelques dons; puis une quête régulière fut instituée à compter de 1822 pour aider le Comité à y subvenir-.

En 1809, la Société d’encouragement distribua 24 stères de bois ; en 1810, 20 doubles stères ; en 1811, 28. A cette date % *11 indigents du rite allemand et treize personnes du rite portugais furent appelés à

1 C’est en 1863 également que le Comité fit établir des cartes d’une valeur définie pour la distribution du combustible. La valeur de ces cartes est aujourd’hui de 50 centimes, de 3 francs et de 5 francs. Jusqu'es il y a un an le Comité distribuait des cartes de lo francs.

Cette distribution se faisait autrefois deux fois par an. Aujourd’hui elle n’a lieu qu’une fois et le Comité, aux distributions du matin, continue à délivrer des bons tout l’hiver.

2 En 1814, le Comité décida de faire l’acquisition de bois jusqu’à concurrence de 500 francs dont M. Goudchaux Halphen devait faire l’avance. Il fut convenu qu’il se rembourserait de cette somme < par » la rentrée des oblations des synagogues ou par toute autre rentrée » au profit du Comité » ; et, dans le cas où les recouvrements seraient insuffisants, chacun des membres s’obligea, par l’apposition de sa signature au procès-verbal, « à lui payer sa quote-part afin qu’il ne » soit pas exposé à supporter une perte plus considérable que tous » les autres » .

3 Les pauvres honteux ne figuraient pas sur les listes dressées par la Société d’encouragement. Ils recevaient un secours pécuniaire pour se procurer le combustible qui leur était nécessaire. Ils figurent, en 1831, sur leg registres du Comité, pour 317 francs. 11 y eut 46 familles en 1841 ; 45 en 1842 et 1843 ; 38 en 1844 ; 52 en 1845; 45 en 1846 et 1847 : 69 en 1848; 74 en 1849; 70 en 18o0; 76 en 1851, etc.

LES ŒUVRES DU COMITÉ

prendre part à cette distribution K En 1839, trois cent soixante-neuf ménages reçurent des secours de chauffage ; il y en eut 473 en 1849, et 610 en 1859. Le Comité distribua en 1884-1885 trois mille deux cents bons - représentant une valeur de 5,000 francs et dont on peut évaluer la quantité à 60,000 kil.

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