ARCS D% TRIOMPHE
Les trophées militaires, arcs de triomphe, colomies historiques, multipliés en France par l'art italique , sont des monuments isoles dans lesquels la richesse de l'architecture fut plus ou moins prodiguée , selon l'importance des faits n^émorables dont ils conservèrent le souvenir.
Les arcs de triomphe placés, selon l'effet qu'ils devaient produire, avant l'entrée des villes, à l'alignement des remparts, dans l'intérieur de l'enceinte ou à la tête des ponts, présentent des aspects variés.
Les plus simples, ouverts d'une seule arcade, oGfrent une masse décorée de colonnes saillantes, au milieu desquelles la sculptiu^ monumentale a figuré les statues des peuples vaincus. Les ornements de f archivolte, des arcs doubleaux et de la voûte sont imités des productions du sol, heureuse idée, que l'art du moyen âge devait développer plus tard.
D'autres arcs sans colonnes engagées sont décorés de pilastres, de bas-reliefs figurant les faits remarquables de la guerre. Les plus riches monuments de ce genre sont percés de trois grandes arcades égales en hauteur, comme on en voit un exemple k Reims, ou d'arcs de dimensions différentes, tel est celui d'Orange.
Arc de triomphe, li Rein».
Arc de trioii)[Ae, k Orange.
Les dessins géométraux de ces édifices, tous construits en pierres de grandes dimensions, feront connaître la disposition de l'appareil, les moyens de construction employés pour obtenir des voûtes darables bien que refouillées de caissons sculptés. Oo aura soin d'exprimer toutes les assises de pierres par leurs joints horiEontaus et verticaux^ on ne nagera point
les trous r^olièrement {dacés qui pourraient indiquer des inscriptions ou des ornements en métal.
Tons les attributs sculptés seront dessinés dans leur caractère : ils sont de nature à expliquer des usages inconnus ; on y voit des enseignes militaires, des vêtements curieux, des armes, des machines, etc., elc. Les tètes d'esclaves ou de vaincus placées, dans les impostes et les frises seront aussi l'objet d'une étude spéciale ; leurs caractères anthropologiques peuvent donner les moyens d'assigner l'âge dn rooDument.
Les fruits, les feuillages et les fleurs employés dans l'omemeatation sooDt dessinés avce assex d'exactitude pour qu'on puisse y trouver des notions positives sur les productions andennes du pays.
- COLONIIES HISTORIQUES.
Les eoloones historiques, indépendantes des fêtes trioroj^sies et ayant pour but de perpétuer le souvenir d'un lait isolé, se trouvent dans les campagnes aussi souvent que dans les villes; elles s'élèvent au lieu même où s'était livrée une bataille , où avait eu lieu un événement digne de mémoire. Les bas-relie& placés sur les piédestaux, les ornements d'architecture qui couronnent les embasements, ou qui décorent la colonne elle-même, pouvant être en rappui avec le motif qui fit consacrer le monument, seroot dessinés avec assez d'exactitude pour qu'aucun détail n'échappe à l'investigation.
Si la colonne est tronquée dans sa hauteur, ce qui n'arrive que trop souvent & ces constructions offrant peu de résistance, on cherchera dans tous les environs les Ira^ents qui poniraient s'y rattacher et la compléter. Le style de la scidptnre est le meillaur moyen de rapprochement dont on poisse faire usage en pareil cas. Les mesures petivent aider encore à relier à la masse jHrindpale les détails dispersés.
Les piles isolées et élevées sur une base étroite, les tours massives et daas lesquelles on ne peut reconnaître un but d'utilité pourrent être classées dans ce genre i
de CoHy.
Mon g ment ï. Tonlon ( dumlfrlnférieare ).