‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 3 sur 196 · DEUXIEME PARTIE. - MONUBIEJSTS MILITAIRES · texte numérisé non relu

DEUXIEME PARTIE. - MONUBIEJSTS MILITAIRES

Les collines factices ne furent pas toutes destinées aux sépultures : on en voit qui sont tronquées parle haut , entourées d*un fossé , et qui peuvent être considérées comme des forts destinés à défendre un point important; le nom de mottes leur est assez généralement donné. Une coupe de terrain doit indiquer si des tranchées voisines ou des ravins naturels ne lient point ces forts à un système de défense plus étendu.

Dans les plaines sujettes à inondation il peut arriver que des cônes en terre aient été élevés comme lieux de refuge*

Ces mottes sont à peu près les seuls vestiges de monuments à proprement parler militaires qu on puisse faire remonter à Tépoque de Tindépendance gauloise. Toutefois on trouve aussi dans quelques provinces de vastes enceintes, construites évidemment de main d*homme, et qui, trop irrégu* lièrespour être des camps romains, sont, d*après toutes les probabilités, Tenveloppe extérieure de ces oppida dans lesquels se réfugiaient les populations gauloises, à Tapproche de Tennemi. Les archéologues ne s'accordent pas sur la question de savoir si, indépendamment de ces lieux de refuge, les Gaulois avaient des villes permanentes fortifiées, dans lacception que nous donnons à ce mot. Quoi qu'il en soit, on recherchera, dans les masses mêmes des talus qui forment la clôture des oppida, si quelques traces de constructions militaires ne s*y seraient point conservées; on y pourra trouver des renseignements utiles pour résoudre la question relative au mode d'appareil adopté par les Gaulois.

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