SITUATION
Avant (Tétudier en détail toutes les parties qui composent une forterewe, il convient de dire quelques mots des emplacements qu'on regardait au moyen &ge comme le plus favorables k la défense.
En pays de montagnes, on rechercbait de préférence une espèce de cap ou de plateau étroit, s'avançant au-dessus d'une vdlée, surtout si des escarpements naturelsie rendaientinaccessible de presque tous les câtés.
Rarement on bâtissait les châteaux sur des cimes élevées; on préférait les construire i mi-côte, soit pour la facilité des approvisionnements, soit pour ne pas se priver des moyens d'avoir de l'eau commodément. On bâtissait même des forteresses dans les vallées, mais c'était, en général, quand elles offraient de ces passages naturels dont la possession assure de grands avantages pour préparer ou pour repousser une invasion. D'ailleurs on était assez indifférent sur le voisinage des bauteurs qui dominaient les enceintes fortifiées, pourvu qu'elles fussent hors de la portée, assez faible, des machines en usage alors pour lancer des traits.
En plaine, on choisissait les bords des rivières, surtout les lies et les
Fig. 3. — ^n da Chtteau-Giiilanl (mi* siMe).
presqutles qu'on pouvait facilement isoler, et qui commandaient la navigation.
Faute de rivière , on recherchait )e Toûînage d'im ruiaseau qui remplit lea foctés d'eau, oa bien d'une boue profonde, obstacle tout aussi efficace que l'eau; en£n une butte isolée, élevée de qudques mètres, était conaidérëe comme une bonne position , que l'on s'efforçait d'améliorer encore en augmentant artificiellement la raideur des pentes. D'ordinaire même, on élevait une motte, ou butte factice, pour y placer le donjon ou la principale tour d'un château.
Quelques-unes de ces mottes paraissent avoir été des tumulus antiques. Il faut bien se garder de généraliser ce &it, mais on ne doit pas négliger de le signaler è l'attention des correspondants.
Avant de terminer cet article, nous rappdlerons qu^ étudiant la situation d'une forteresse, il est nécessaire de tenir compte des motî& particuliers et des intérêts pcditiques qui, k une époque donnée, ont pu faire choisir td on tel emplacement. A cet effet, il importe de bien connaître les anciennes limites qni séparaient les États des différents princes indépendants, et même les limites des possessions de leurs feudataires.
Divisions PBinCIPALBS.
Les parties principales et caractéristiques d'une forteresse au moyen âge, k commencer l'examen par l'extérieur, peuvrait être rangées dans les divîaioDB saivantes :
Tig. i. — Tour de Hontlbérr.
S. Pont.