‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 58 sur 196 · CODROKNEHENT, CIliNEAtlS, ETC · texte numérisé non relu

CODROKNEHENT, CIliNEAtlS, ETC

Les créneaux sont des espèces de bodctiers en maçonnerie élevés sur un parapet et espacés les uns des autres de manière k couvrir les hommes qui bordent le rempart, et à leur permettre de se servir de leurs armes dans les inlerraltes qui séparent ces boucliers.

L'usage des créneaux est fort ancien, et dés le temps d'Homère on leur donnait différents noms qui semblent indiquer des variéfés de forme et de destination "^

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Fig. 45. — Porta romaioe tirée d'

En général, ils sont rectangulaires, asses élevés au-dessus du parapet ponr couvrir un homme, et espacés suivant la oalure des armes employées

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Fig. ii. — Créncaiu d'Avignon. ''' ifàgaof «filf ipjmtfvo», luà tftr»»» MX&w. (/(.,X1I, iS6.)

à l'époque oJi ils furent construits. D'ordinauv , le vide entre deux eréneaox est moindre que la largeur de l'un d'eux.

A des époques même assez anciennes, on a donné aux créneaux des formes variées. On en voit dont l'amortissement est en ogive.

Fg*7 ou décrit par une courbe quelconque ;

d'autres, et surtout dans les pays où finfluence arabe s'est fait sentir, qui sont dentelés ou découpés de différentes manières.

On «1 voit aussi qai sont couronnés par une espèce de pyramidion ,

ou qui portent un rebord saillant ou une sorte de corniche.

* Fig. 5i. — Crineaoi da pdaù ils Jiutke, k Vam,

Vers ie commencement du xiv* siècle , et peut-être avant cette époque , on perça des meurtrières dans les créneaux , sans cesser pourtant de les espacer.

Fig. 53. — CriDMiu du cbtteau de B^aucaire.

yODCHARABYS, IllcUICOULIS.

Les portes et les fenêtres placées à une hauteur où l'escalade était possible furent défendues de bonne heure par des balcons manis d'un parapet élevé et k jour dans la partie inférieure.

Fig 55. ^ tig. 56.

Porte iQiénenre de l'hdld de Sons, à Puii. lloadûvtbf de rbSid de Seiu.

. De là OD pouvait lancer à couvert des projectiles sur les enoetnis qui tentaient de pénétrer par ces ouvertures.

Nous avons donné déjà le nom de moackarafy à ces balcons, qui paraissent empruntés à l'Orient.

Bientôt on imagina de les multiplier et d'en garnir tout le haut d'une muraille.

On les appelle mâchecoutà ou mâchicoalis lorsqulk forment ainsi un système de défense continu.

L'emploi n'en devint général qu'au xiv* siècle. On en trouve cependant des exemples un peu plus anciens.

La plupart consistent en un parapet, souvent crénelé, et porté sur une suite de corbeaux ou de consoles, médiocrement espacés.

Fig. 57.

Coupe d'an mIchicoDiii.

Fig. 58.

Micfaicoulis de la ButiDe.

A. UkhicoolU. — B. Crtscun.

Ailleurs, une espèce d'arcade jetée entre les contreforts extérieurs d'un rempart supporte le parapet, et tout l'espace vide compris entre deux contreforts pouvait servir à jeter des projectiles considérables, teb que de grandes pièces de bois.

On voit au château des papes, à Avignon, etdans le bâtimenlde l'âvéché, an Puy, des mâchicoulis disposés de la sorte.

Fig. 5g. — Hicbiconlit da cblUaa dw pape*, h AvignoD.

La forme des arcs qui unissent quelquefois les consoles ou les contreforts et qui forment l'ouverture verticale des mâchicoulis, ou, à leur défaut, l'ornementation qui rappelle ces arcs, peut, dans beaucoup de cas, indiquer avec quelque précision l'époque k laquelle ils appartiennent. D'abord ces arcs sont en plein cintre.

piiû|en ogive eDtian^int,

ensuite en ogive à contre-courbe,

enfin ib reviennent au plein cintre.

Fijr, 6i — Hâchicoulu da chllua it Hebon.

Souvent les mâchicouHs reçoivent des moulures et des sculptures , et devienoent dans les constructions civiles un simple motif d'ornementation.

Fig. 65. — MàchicQutLi de la rue Saint-Sauveur, k Paru

Fig. 66. — Màchicaulii de la porle de Joigii>r.

Ed cas de siège, pour augmenter la hauteur des tours ou pour suppléer fi l'insuflîsance de leurs couronnements, on élevait des écliafauds en bois, sur lesquels se tenaient les hommes d'armes. Dans beaucoup de forteresses anciennes, des trous ou des corbeaux, disposés dans la maçonnerie de distance en distance, paraissent avoir servi à soutenir ces échafauds, que l'on plaçait aussi, comme ii semble, à l'extérieur des murailles qui n'avaient point de mâchicoulis. C'est peut-être à ces charpentes improvisées que les mâchicoulis en pierre ont dû leur origine. Le nom de ces échafauds était hoarâ, bardel, en latin hardicium. Le verbe huriare exprime l'action d'employer ce moyen de défense"'.

(1) Du Cange traduit à tort, ce doiu semble, le mot HurdUiam par Cralit ligma ^aa obdmeAaatar mania, ne ah arittibiu ladertnlar. Les cilatioa* luivanto peuvent indiquer plus exactement le MDf de ce mol;

Hncdarî Inrra et propagnic

iablu fuldi

.. (Phil.)

Les mots propagnaetJa ei tatrtt iDdiqDent des échafaads pUcéi au sommel des remparts, trèf difiïreDts des dispoiilions de déTense de la partie basse des murailles , Hayétt en dettaut.

La figure 1 8 bis nous a déjà œonlré un exemple de ces hoards. La figure suivante parait représenter également ce système de fortificadoDS en boU, que l'on établissait en temps de siège.

Rg.67.-

- Encdnte de la ville de Moulins.

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