STYLE BYZANTIN
Eusèbe nous apprend que Constantin , la i a* année de son règne , fit élever en Orient un grand nombre d'églises de forme circulaire, à Tinslar du Saint- Sépulcre et de i*église de TÂscension , précédemment construits à Jérusalem par lui et sa mère sainte Hélène.
Cette nouvelle disposition des temples chrétiens de TOrient devait conduire à remploi du dôme , à l'abandon de la basilique latine , de ses plafonds , de ses longues colonnades ; ce (ut Torigine du temple raccourci , surmonté de voûtes en tous sens, des Byzantins. Constsgitin lui-même établit la transition entre les deux styles, en construisant dans la nouvelle capitale la basilique des Saints-Apôtres , temple de forme allongée, mais surmonté d'une coupole. Cette église , depuis longtemps détruite , a été remplacée par la mosquée de Mahomet II, auprès de laquelle on voit» dans des jardins ,
quelques chapiteaux qiu proviennent de la basilique impériale. Quant à la transition entre les deux styles, on en trouve en Orient quelques traces qu'il serait important de suivre : ainsi , la commission de Morëe afait connaître une petite église, située à Olympie, dont le porche et la nef, de ibrme latine , sont accompagnés d'une abside néo-grecque ; Téglise de Saint- Éiie, à Salonique, forme une croix latine surmontée d*une coupole.
Cette alliance des deux styles produisit, depuis Tépoque de la Renaissance, les innombrables églises surmontées de dômes qui ont été construites en Occident jusqu'à nos jours. La première idée en remonte à Constantin.
 côté des temples circulaires de l'Orient, qui offrent un intérêt particulier pour la France, puisqu'ils furent décrits et dessinés par notre évêque saint Arculfe, au viii" siècle, le même empereur en avait fait élever dont la forme était le polygone : ainsi était le temple d'or d'Ântioche , consacré è la Vierge. Cette disposition fut celle qu'on adopta à Saint- Vital de Ravenne, et Charlemagne, voulant consacrer aussi un vaste temple à la Vierge dans la ville d'Aix-la-Chapelle, lui donna, comme Constantin, la forme d'un polygone. Plus tard, les Templiers, élevant en France les nombreuses chapelles de leurs commanderies, adoptèrent généralement cette forme en souvenir de rOrient.
C'est sous le règne de Justinien que l'architecture byzantine commence à I
se dessiner d'une manière plus nette et mieux déterminée; le cercle et le * polygone dominent bien encore dans la forme des plans conçus au commencement de ce règne, mais une enceinte quadrilatère les enveloppe et s'y relie; dçs nefs latérales, non encore bien étudiées, s'y font entrevoir.
Enfin, cet empereur multipliant à l'infini les édifices religieux, l'art en profita et le style byzantin fut fixé définitivement; durant sa marche, au moyen âge, il eut une grande influence dans nos contrées occidentales, et en France plus qu'aillejurs peut-être. L'Aquitaine, le Périgord, le Limousin, , l'Angoumois , l'Anjou , etc. , sont riches en monuments sur lesquels on reconnaît des nuances de cette école, et dans le nord de la France, les moines de Saint-Médard de Soissons élevaient en 1 1 58 une église imitée de celle de Sainte-Sophie de Constantinople. Précédemment, en 101 g, un évêque d'Elne (Pyrénées «Orientales) dessinait à Jérusalem l'église qu'il devait reproduire pour en faire sa cathédrale : « Cum Bcrangarius ad sanctam civitatem Jérusalem devotionis ergo accessisset, formam hujusce ecclesiœ in per*
gameno descripsil, unde revenus aedificavit in villa superiori Helenensi ecciesiam cadiedraiem. » (Gallia christiana, t. VI, p. lO&o.)
Églises rondes et en polygone.
Saint Ârculfe décrit les élises circulaires de Jërusaiem et en donne les pians , publiés par les Bénédictins ; ce sont :
1* Le Saint-Sépulcre, où il reste quelques fragments de la muraille extérieure ;
a* Ué^iise de TAscension , entièrement détruite;
3"* Le tombeau de la Vierge, reconstruit par les croisés. Le saint voyageur, passant à Gonstantinople, y mentionne une grande église ronde contenant le bois de la vraie croix, puis celle de la Vierge; Ruy Gonzalès de Clavijo, qui visita cette ville en j Ao3, décrit les é^es de Saint-Jean iv ÈSiépup et de Sainte-Marie péribolique : elles étaient circulaires; peut-être en eiiste-t-il des ruines.
Salonique. — Église de Saint-Georges (inédite). La ville de Salonique
Église Saint-Geoi'ges , à Salonique.
possède la plus belle église circulaire qui soit conservée en Orient : elle date du règne de Constantin ; son antiquité , sa belle disposition , les précieuses mosaïques cbrétiennes qui couvrent ses voûtes, en font le plus curieux monument de cette époque. On voit au sanctuaire le premier exemple d*arcs*butaiits. La construction est en briques , portant des monogrammes avec la croix.
larMHtBia lATWiAti.
Athènes.
La capitale de la Grèce présente une église dédiée aux saints
Apôtres, dont le plan en polygone, entouré d*exèdres, offre de Tanaiogie avec la description que fait Eusèbe du temple d*or dédié à la Vierge par Constantin dans la ville d'Ântioche. (Le seul plan de cette église est publié.)
W^H Les temples ronds et en polygone de
W^ rOrient, reproduits en France sous les Mérovingiens et les Garlovingiens , se multiplièrent sous la troisième race , lorsque les Église de» saints Apôtres, à Athènrs. g^^j^ ^^^^^ ^^ gothique Succédèrent à celui
qui avait précédé. Â la Renaissance, on fit quelquefois usage de ces deux formes géométriques.
SIECLE DE JUSTINIBN.
Constantinople,
Églises carrées.
L*église de Sergius et Bacchus, ou la petite Sainte-
Église de Sergius et Bacchus, à Constantinople.
Sophie (plan et coupe publiés), est un édifice antérieur de quelques années & la grande église Sainte-Sophie; il est carré au dehors, en polygone à Tintérieur. Deux étages de colonnes précieuses portent la coupole ;
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243 — elles sont disposées en exèdres, comme i la grande Sainte-Sophie et àSaiot- Vital de Ravenne. Les chapiteaux en marbre, peints de diverses couleurs, sont byzantins au rez-de-ebaussëe et ioniques au premier étage. L'ordre inférieur porte une belle corniche byzantine avec inscription impériale. On y voit les monogrammes des deux saints.
Église Saittte-Sophie'-^K — Le plus grand et le plus célèbre temple chrélieo de l'Orient est celui de Sainte-Sophie, construit avec les marbres les plus précieux et les matières les plus rares; cette église renferme tout ce que l'art byzantin pouvait produire de plus recherché. L'atrium contenait le baptistère, orné de portes incrustées d'or et d'ivoire; celles qui ferment l'entrée actuelle de l'église sont du travail le plus délicat: on y voit une inscription damasquinée en argent. [Elles sont inédiles). L'intérieur présente de tous-côtés des détails d'architecture, de sculpture , d'ornementation du plus haut intérêt pour l'histoire de i'art; les mosaïques des voûtes sont conservées sous le badigeon. Ce temple si célèbre , qui devint le type des
Église SaiDle-Sophie , k CoDiloulinople.
^ises d'Orient et le principal fondement de l'art byzantin , est encore , pour ainsi dire, inconnu; les plans et des vues pittoresques ont seuls été publiés; un travail sérieux et complet sur son ensemble et ses détails d'architecture , de décor et de construction , ouvrirait une large carrière à l'étude.
'" [Vdrplut haut, p. 8».]
Theotocos toa Libou. — Eglise construite par Justinien, dans le voisinage
n«Adii Tluotoeot.
Abside du nMtoMi
Eunnité da uanbei du TknUcv, vodie edradouée.
Intérieur du nartbei du Tlica
Coupe (le l'i^ijliie du Th^elocoi.
de l'aqueduc de Valens. La façade est remarquable par les chapiteaux et les 'marbres sculptés; à l'intérieur sout des restes de mosaïques et d'anciennes terres cuites émaiitées placées par les Turcs. ( Publiée.)
Tâovti tUs Kopds {monastère de la Vierge). — Belle église byzantine,
Aré-biitinl k rëgliie de HoH Tiff lopJt.
curieuse par tes défaits des fenêtres, dans lesquelles on peut voir le principe des trilobés du moyen âge eu Occident Ârcs-bulants à l'abside. (Façade publiée.)
Pantocrator, — Grande église située à l'occident de l'aqueduc de Vatens:
Façade du Pantaeralor, k ConstaotiDople.
remarquable par sa façade, ses clôtures de fenêlres, etc. Un grand tombeau byzantin est placé devant l'église , auprès d'une source. ( Façade publiée.)
Eglise Sainte-Théoâmie. — Remarquable par la disposition de ses façades latérales , de son abside , et par les inscriptions grecques gravées en saillie sur les moulures qui couronnent le rez-de-chaussée à l'extérieur. (Inédite.)
Église Sainte-Irène. — Dans la première cour du palais du Grand Seigneur. (Inédite.)
Saloniifae. ■ — Sainte^pkie. — Édifice construit en briques et revêtu de marbres à riotérieur, comme la grande église de Goastantinople; deux
étages de colonnes décorent les nefs : elles sont d'ordre byzantin et ionique. Auprès du chœur sont deux constructions distinctes : la sacristie et b chambre à calices., La coupole présente )e plus remarquable travail en mosaïque qu'il y ait en Orient: on y voit le Christ triomphant entre deux anges, la Vierge et les douze apôtres. (Inédite.)
Le Caucase, exploré par M. Dubois de Montperreux, présente de nombreuses églises dans le style byzantin; quelques-unes sont attribuées au siècle de Justinien. Publiées jusqu'à ce jour d'une manière peu développée, elles peuvent fournir de précieux documents sur l'art chrétien de TOrient.
L'Asie Mineiu*e conserve aussi de nombreux souvenirs de l'art chrétien des premiers siècles; une exploration intelligente des sept églises d'Asie, de celles qui durent s'élever plus tard dans les grands centres de population , serait digne de fixer l'attention des voyageurs. Il en est de même des temples consacrés à de saints évèques , tels que celui de saint Nicolas de Myra , sur les côtes de Caramanîe.
MOTBN Agb.
Le moyen âge vit le style byzantin se perpétuer en Orient jusqu'aux croisades; on en remarque de précieux exemples dans plusieurs villes.
On peut fréquemment eu fixer la date par des inscriptions ou des monogrammes; le style des ornements et des profils de moulures est un guide dont on doit se servir.
Salonùjae. — Kasaiié^ilar'Djami'Si (église de Saint-Baradias). — Construite en 987 par Basilicus, porte-épée de l'empereur Basile H. La construction est en briques; les couronnements extérieurs en cintres. A l'intérieur sont des restes de peintures sous la chaux. L'édifice est abandonné. (Inédit.)
Soouk'SoU'Djami'Si {église des Saints-Apôtres). — Le plan est analogue à celui du Theotocos, à Constantinople, imité depuis à Saint-Marc de Venise. La construction est en briques; au fond est la salle des vases sacrés; il n'y a pas de peintures à l'intérieur; le dôme surbaissé est décoré de colonnettes. Les monogrammes du fondateur se voient sur les chapiteaux et au-dessus de la porte. (Inédite.)
SaraH-Djam^Si (église de Saint-Élie). — É^se byzantine, dont le plan forme une croix latine ; elle date de fan 1 o 1 a , suivant un monogramme
ni. 3 a
ktlMIâlS.
placé sar une coroiche, et se termiDe par trois hémicycles. L'intérieur, blanchi à chaux, contenait sans doute une décoration peinte. La construction , en briques , forme des méandres. L'égtise , comme toutes cdles de saint Élic , occupe un point culminant de la ville. (Inédite.)
Athiaes. — Les ^lises byzantines d'Athènes , plus nombreuses qu'en aucune autre ville de l'Orient, plus petites que celles de Gonstantinopte et de
iiâiiiBli
F«^e du CtUluiUam, à Athtoei.
Salonique, présentent, dans leur disposition générale, dans leur décor et les combinaisons du constructeur, matière à des études intéressantes, tant
pour ce qui concerne ies formes que pour la chronologie et l'histoire de l'art. Ainsi, l'église des Saints -Apôtres présente, dans la disposition de son plan, le polygone admis vers la période primitive; les formes cubiques de la Panagia Nicodimo rappellent la seconde époque de l'art byzantin , celle qui sépare ie règne de Constantin de celui de Justinîen; le CathoUcon, les
Akiide du Caihalieoii.
Incorporels ^^\ le Kapnicarea, Saml'Théodore'^\ Saint-Tajoanjoe , présentent toutes les nuances que l'ait parcourut durant le moyen âge.
Si de l'Attique on passe dans le Péloponèse, on voit quelques ég^ses bytaatinesACoron,àModon,àSamari'^', à Mistra<*', Â Loutraki, àPatras, etc.
[" [Omchiiid.id. VIL] t» (Coaeh«ad.id.VUUX.] .M [Voiridu*biut,p. Si.] M (Coacbaod, pi. XX i XXV.j
(Plusieurs églises d'Athènes ''> et de la Morëa ODt été publiées par Couchaud.)
Intérieur do CatMiam.
Trébizonde. — Lorsque des divisions politiques portèrent un des sièges de l'empire à Trébizonde, on y éleva des églises. Celle de Sainte-Sophie est remarquable par ses sculptures placées à l'extérieur, par des formes arcbi-
C [Couchaud, [d. I i XVI , donoe le» m» de l'ancieiiDe église métropoliliine, de l'église Sùal- Pbilîppe.dn dAme de l'épisode l*Gr«Qde-Viei^, du égliseï de )• Viei^ do Gnnd-Honutira de SeinUleiD. de* Incorporel), de Sain^Tlléodo^e , de Seint-Nicodàine, de Kjipnicarea et da Siint Ta\ier<]i]e.]
teeturales qui indiquent une ^oque très^vanc^c et à laquelle l'art des Arabes et celui des Occidentaux eurent de l'influence. Auprès de L'ÂdiGce est UD baptistère octogone enrichi k l'intérieur de grandes peintures bytantînej.
Façades. — Les édifices religieux des Orientaux indiqués dans les pages précédentes coDome oOrant de précieux éléments d'études peuvent , ainsi qu'on l'a vu , se classer chronologiquement par les caractères variés que présentent leurs plans; les dispositions des façades viennent aussi en aide à celle clasùBcatioD , importante pour l'bistoire de l'art.
F>tidepeiiiW, li
Banlu}ues. — Quelle que soit f étendue des basiliques primitives des
chrétiens d'Orient, la façade est toujours surmontée d'un pignon ou fronton plus ou moins élevé, selon que l'édifice est situé dans une contrée où les pluies sont rares ou abondantes , ce pignon étant déterminé par l'inclinaison des toits.
Si les bas côtés ou nefs latérales sont doubles comme on en voit à Salonique, simples comme aux basiliques d'Athènes et du Sinaï, etc., leurs toits de couverture déterminent sur la façade deux demî-pîgnons situés plus bas que le gable principal, k moins que la basilique n'offre k l'intérieur deux étages à ses bas côtés, ce qui put conduire les constructeurs à établir un seul toit commun à la nef principale et aux collatéraux.
Les chapelles ou les basiliques assez peu étendues pour n'avoir qu'une nef ne présentent qu'un simple pignon au sommet de leur façade.
Abside. — Le muroriental des basiliques primidvesofire, dans ses régions hautes et moyennes, les mêmes dispositions que la làçade principale; contre ce mur s'appuîe l'abside , demi-tour ronde, surmontée d'un toit en forme
Al>*ide iTnoe é^ise «uprès de ïâcnpolû.
de cône. Les bas côtés peuvent avoir des absides secondaires.
Portes. — Les portes des premiers temples chrétiens se composent, soit
Profil de> dumlmiiles de* portes de Mari t8( ^péi.
de chambranles antiques, employés dans leur intégrité, soit de fragments monolithes, plus ou moins ornés, et superposés de manière & former un encadrement rectiligDc.
Fenêtres. ■ — Les fenêtres sont cintrées & leur sommet, tant avec des
^riqaet seules qu'avec des moellons allongés qui alternent dans l'arc. On
pourrait rencontrer dans les baies de ces fenêtres des clôtures formées de
Clâtare de feaélre à la raçade du CathoUeoa.
Ciitun k l'églite Saint&ThjodMie.
Qôtore au ntrtbei de l'église Saiote-Sophie.
Clâture à I ë^ue Saint Taiiarque.
tablettes de marbre percées de trous de diverses formes; on en rencontre sur le Caucase.
écLISRS BTUHTINES.
t" période.
Constantin, apportant une modincatlon impoi-tante à la basilique des preoùers siècles en y adaptant une coupole au centre de Is croix, puis en élevant des temples de forme entièrement circulaire ou en polygone, jeta les bases de la révolution qui allait s'opérer dans tes édifices religieux de l'Orient. Eusèbe décrit l'église octogone élevée par ce prince à Antioche»
ainsi que celle des Saints-ApAtres qu'il constniiaitA Constantioople, et mentionne les (errasses qui tes surmootiiient, ainsi que les grilles d'appui en bronze doré qui limitaient ces terrasses vers les façades : on peut en induire que ces édifices étaient couronnés par des lignes horizontales , que les pignons avaient disparu; et, en effet, la construction des voûtes, devenues nécessaires par les dispositions nouvelles, excluait les charpentes et couse* quemment les pignons. L'église circulaire de Saint-Georges à Salonique» celle des Saint$-Ap6tres à Athènes, de forme polygonale, offrent l'une et l'autre des couronnements horisontaux et des terrasses supérieures excluant les pignons. Ainsi, à dater du milieu du règne de Constantin, se présente la première phase de l'architecture byzantine proprement dite , et les façades s'y montrent avec des formes différentes de celles de la période précédente. Cette première phase de l'art s'étendit, dans la capitale de l'empire, jusqu'au commencement du règne de Justinieo , car l'église de Sergius et Bacchus (la petite Sainte-Sophie) , dont la construction précéda de quelques années celle de la grande église de Constantinople , est ainsi conçue. La même ville présente un autre édifice construit dans un système analogue, et la Panagia Nicodimo'" à Athènes, bien qu'élevée évidemment^ une époque plus voisine de nous , conserve les mêmes dispositions cubiques , tes provinces conservant quelquefois les formes traditionnelles.
Dômes. — Le caractère des dômes primitifs est d'être bas et pesants;
Dôme de Pcglûe voïtine de Saint-Tuiarqne. i Alfainei.
SOUS Conslanlin, ils commencèrent à s'éclairer à leur base; ses successeurs
C [Vtiir (du hmt, p. 83 k 85. La faftde bjuatioe repréieai^ à U pige 81 e*l et&t de la PaD^;ia Nteodimo. ]
les élevèrent plus que lui , en raison des progrès que faisait Tart de bâtir, et de nombreuses fenêtres furent placées autour du grand cercle des coupoles; plus tard , on éleva ces dernières sur un tambour cylindrique contenant les ouvertures destinées à éclairer le centre de Tédifice.
a* période.
Justinien faisait construire Téglise Sainte-Sophie lorsqu'un accident qui se manifesta sur une partie de la façade le décida , comme nous Tapprend Procope , à faire supprimer tout le sommet du mur au-dessus des cintres de voûtes et à laisser Textrados de celles-ci sans couronnement. Ce fait détermina une seconde période dans.rarcbitecture des Byzantins : en effet, soit par réconomie qu apportait cette simplification des formes , soit aussi par flatterie , on vit de ce moment les façades d'église offrir à leur sommet les nombreuses courbes déterminées par Textradossement de leurs voûtes intérieures. Le Theotocos, le Pantocraior, MovrI tUs KopJs, Sainte-Théodosie, et d autres églises de Constantinople, dues aux règnes de Justinien ou de ses successeurs, sont ainsi disposées; les provinces imitèrent la métropole, et ce système , encore en faveur à Tépoque des conquêtes vénitiennes , fut adopté à la basilique de Saint-Marc , et se reproduisit dans la ville de Venise jusqu'au commencement du xvi' siècle; on le trouve à Mistra sur un édifice évidemment construit sous la domination latine, et les Grecs modernes l'ont quelquefois remis en vigueur, ainsi qu'on le voit è la grande église de la Vierge h Tine.
L'étude des églises byzantines demande une attention particulière de la part des voyageurs : les Turcs , envahissant l'empire de Byzance , élevaient successivement des mosquées dans les villes dont ils devenaient les maîtres; mais ce peuple, plus guerrier que constructeur, employa généralement des Grecs dans ces travaux , et , de plus , il adopta pour ses temples les principales dispositions des églises byzantines ; il résulte de ces faits qu'on pourrait confondre les édifices des deux peuples , au premier aspect , si Ton n'observait : 1 ® qu'en général les temples chrétiens sont construits soit entièrement en briques, soit en pierres et en moellons, auxquels se mêle la teiTe cuite; la brique y fut employée en assises régulières , en losanges et autres formes géométriques; a® que les corniches de couronnement sont formées de briques présentant leurs angles à l'extérieur. Dans les grandes villes, les mosquées sont ordinairement construites en pierres de taille; il est rare que
Ftçada de
ces derniers édifices oe présenlent quelque amortissement de porte on de fenêtre de Tonne arabe. Les chapiteaux cubiques ou en pyramide renversée des Byzantins, leurs moulures en biseau, la scaEpture d'orne-
CIiapit«tui à la KapnUarM, i Athèni».
ment facile k reconnaître, sont des caractères qui doivent guider dans celte étude.
3* période.
Pendant que l'architecture byzantine s'étendait du centre aux extrémités de l'empire et jusque sur les exarchats de l'Italie, commençaient les pèlerinages des Occidentaux vers la Terre-Sainte; bientôt ces voyages, en se multipliant , devaient porter en Orient l'art occidental. Les Capitulaires (édition publiée par Baluze, 1. 1) nous apprennent que Cbarlemagne fit restaurer les églises de Jérusalem; le moine français Bernard, pilerin en 870, dit que cet empereur y fit élever une hôtellerie et une bibliothèque à l'usage des Occidentaux : « Hospitalus in xenodochîo quod idem ^oriosus Carolus Magnus construi jusserat, ubi et bibliothecam ingentis expensœ compegerat. »(ilnn. ori. S. Béni, m' siècle Benedict.)
La route que suivaient alors les pèlerins pour se rendre en Terre-Sainte traversait la Lycie et la Cilicie ; ces contrées offrent des églises de tous les âges, parmi lesquelles doivent s'en trouver d'intéressantes pour relier la chaîne chronologique de l'art. Celle d'Afa^a, par exemple, est remarquable par sa construction, par ses cloîtres ornés de sculpture et son cimetière; le mont Karadagh, aax mille et niw églises, offre une foule de monuments curieux pour fétude de l'art chrétien en Orient. Les monastères de Cheyr-
Hoarau et de MériaaUk, & peu de distance de Sélefké, l'ëglise et la oëcropole chrétienne de cette Tille, celles de Gorighos (Corycus], de Canoidali, aux environs d'Alasch , de Tarsous , de Menas , d'Adana , de Sis , d'Anacarbe, méritent d'être étudiées , car il est probable que le passage si fréquent des pèlerins occidentaux par cette contrée y a laissé plus d'un souvenir, a exercé plus d'une influence sur l'architecture locale.
Cette troisième période de l'architeclure byzantine présente des souvenirs des conquêtes vénitiennes en Orient : c'est là une des phases des transitions qui allaient s'opérer par le contact avec les Occidentaux. Peu importantes d'abord , les modifications s'établirent de préférence sur les parties élevées des façades, remplaçant par des pignons ou frontons tes nombreuses courbes découpées de la seconde période. Les arrangements ingénieux de ces couronnements non motivés par l'emploi de la charpente, le goût tout italien qui y règne dans les profils de moulures, en dénotent l'origine. Le Gatbolicon et l'église de Saint-Taxiarque à Athènes, Sainte-Sophie de Tré-
FaçaJe de féglUe Sainl.Twdarque.
bîzonde, en sont de précieux exemples-, les églises de la Grande et de la Petite Arménie offrent la métne influence, que les dates confirment; enfin les frontons ou pignons se multiplient à cette époque sur une même façade au point de la couronner d'une découpure anguleuse, comme on a vu, dans la seconde période, une série de demi-cercles surmonter les édifices: la Kapnicarea d'Athènes offre une application de ce système.
Façade latérale de la Kaptàeorea, à Alhtues.
4' période.
Après les conquêtes des Vénitiens, eurent lieu celles des Occidentaux, et particulièrement des Français; alors s'introduisirent, sur les temples néogrecs des régions moyennes et méridionales de l'empire, l'arc aigu, les clochers et les détails de l'art du Nord.
Le style roman avait pris déjà du développement en France lorsque commencèrent tes croisades; moins avancées que nous à l'égard de ce nouveau mode, les autres contrées de l'Europe occidentale qut partagèrent nos travaux de la guerre sainte durent, moins que la France, laisser en Syrie des traces de cet art. Une alliance s'établit d'abord entre rarchitecture byeantine et celle que les croisés transportaient en Asie : on voit à Jérusalem , sur le mont des Oliviers, une chapelle dont le plan est un polygone; sa décoration est dans le style roman du midi de la France, uni à l'art byzantin.
Patras possède un édifice roman qui peut dater de Tépoquede Tarrivée des Français dans la Morée , et de leur occupation militaire.
La puissance française s'établissant de préférence à toute autre en Palestine et dans le reste de la Syrie , ainsi que sur une partie de f Asie Mineure , à la suite des conquêtes latines, notre art roman, déjà modifié alors chez " nous par Tintroduction de Tare aigu, se montre dans la plupart des édifices construits par les croisés à Jérusalem et sur tous les lieux saints , comme dans les villes asiatiques où s'étendit notre influence. L'art gréco-arménien subit aussi cette loi de la conquête. Ainsi , on doit à la seconde moitié du xii* siècle la plupart des monuments chrétiens de la Syrie; les principaux sont mentionnés ici :
Beyroath — La principale mosquée de cette ville est une église romane de l'époque de transition. La porte est ogivale ; à l'intérieur sont trois nefs et des chapiteaux romans. La voûte est en berceau. L'édifice renferme un tombeau de^ chevalier avec inscription gothique. (Inédite.)
Église de Saint-Georges. — Auprès de la ville est une petite mosquée qui remplace la chapelle de Saint-Georges.
Soar (Tyr). — La cathédrale de Tyr est un édifice de la fin du xif siècle : il a trois chapelles semi-circulaires â l'abside, des transepts arrondis; les ouvertures , en arc aigu , sont ornées de frettes. Deux colonnes antiques remarquables ornent l'intérieur.
Saint-Jecmr^Acre. — Restes informes des églises de Saint-Jean et de Saint- André. (Inédits.)
AtUt, bourg auprès de Gaîfa. — Belle ég^se de la fin du xn' siècle.
Naplouse [Sichem). — L'évêque Arculfe, pèlerin français du viif siècle, nous a laissé un plan dessiné par lui de l'église qui s'élevait sur le puits de la Samaritaine , à Sichem. Ce dessin a été publié par les Bénédictins. La mosquée de Naplouse est une ancienne église gothique du xiii' siècle ; la façade est semblable à celles de nos cathédrales. L'intérieur, très-vaste, ofire des retombées de voûtes reposant sur des colonnes cylindriques. (Inédite.)
Église SeJaoA. — Située derrière la ville, dans des jardins. Elle a trois portes gothiques, sans ornements. (Inédite.)
Aboa-Goch (Emmaùs). — L'élise, abandonnée aujourd'hui, appartenait aux Franciscains; elle est de style gothique primitir. (Inédite.)
Ramh ( Arimathie). — A l'ouest de la ville sont les restes de l'église des Qaarante-Martyrs. Le clocher est carré et orné de contreforts , les fenêtres sont en arc aigu.
Quelques travées de l'église souterraine existent et sont de la fin du XII* siècle. (Inédite.)
JérasaUm, Saint-Sépakre. — L'évâque français Arculfe, p^erin du
Pltn def^lûe da Ssint-Sépnlcrâ, \ Jëmulem , tncë par il
viu' siècle, nous a laissé un plan du Saint- Sépulcre, tel qu'il était à l'époque de son passage k Jérusalem.
On distingue sur ce plan la rotonde couvrant le tombeau du Gbrist, la chapelle élevée sur le Golgotha et celle de l'Iuvention de la croix. Ces trois parties importantes de l'édifice ancien se retrouvent dans Tég^îse actuelle, dont la façade remonte aux croisades. Deux portes romanes occupent le res-de-chaussée , des fenêtres de style gothique sont au premier étage.
Un clocher tronqué est à gauche, un fragment d'un second à droite.
église ie tAscension. — Saint Arcolfe a tracé le plan de l'Oise de l'As-
Plan de Téglite de l'AsceaiioD , à Jénualein.
tension; rotonde considérable, sans autre voûte que le ciel, et contenant un vaste tegîcaen eu bronze, qui couvrait les dernières traces des pas du Sauveur.
Église da Cénacle. — Arculfe nous donne aussi le plan de l'église du Cénacle, telle qu'elle était au VDi'siècle. Cette église, transformée en mosquée, est enclavée dans des constructions qui la masquent. L'édifice, refait à la fin du \n' siècle, est divisé en trois nefs par deux rangs de colonnes portant des arcs aigus. Les voûtes sont k nervures, les chapiteaux de style roDtan. (Inédite.)
Tombeaa de la Vierge. (Inédit. ] — Cet édifice , décrit par Arculfe , était une chapelle circulaire , portée sur un soubassement de même forme et contenant la aépulture-,il a été reconstruit par les croisés; le plan est aujourd'hui très irrégulier, la voûte en arêtes et les fenêtres en arc aigu. Ce monument, bien conservé, date du un* siècle.
Église de Sainte-Anne. — Transformée en mosquée, cette ^lise est de style gothique primitif. La façade est simple, ornée de losanges et de billetles en damier; les fenêtres sont en arc aigu ; une porte latérale conduit à la crypte. (Inédite.)
Église dt Saint-Pierre. — Celte église ruinée ne présente que quelques
pans de murs ; le ciocher seul a survécu : il est percé de fenêtres géminées et en œil-de-bœuf. (Inédite.)
En général , les croisés renouvelèrent les édifices religieux construits antérieurement à leur conquête sur les saints lieux et détruits par le temps ou par les hommes ; ils élevèrent en outre un grand nombre d'églises, soit dans les villes dont ils devinrent les maîtres, soit dans les campagnes, où ils établirent de nouveaux centres de population. En raison de cette marche, qui était la conséquence naturelle de l'occupation latine , presque toutes les localités un peu importantes de la Syrie , de rAcménie et des autres contrées où elle s'établit offrent des ruines chrétiennes qu'il serait important d'examiner avec soin. Les points principaux, après ceux qui précèdent, seraient Tripoli, Ântioche, Edesse (aujourd'hui Ourfa), etc., etc.
Les conquêtes françaises donnèrent encore naissance au royaume de Chypre, au xii* siècle; cette période historique est tracée aussi par l'architecture sur plus d'un monument de llle. Au xiv" siècle , notre puissance en Chypre était dans toute sa vigueur; alors les monuments religieux s'y multiplièrent; ils sont pour la plupart intacts; il serait intéressant pour la France de les connaître. Ces églises, élevées toutes dans le style gothique de nos contrées, offrent cependant avec lui les différences que devait suggérer aux constructeurs un dimat qui n'était pas le nôtre: les hautes charpentes de couvertures des édifices du Nord y manquent ; elles sont remplacées par des terrasses, plus en harmonie avec les usages de l'Orient. A nos vitraux peints, d'une exécution dispendieuse et souvent impossible, à une aussi grande distance de nos ateliers et de nos fabriques, on a souvent substitué des treillis en bois découpé, comme en montrent la plupart des fenêtres arabes, et comme nos maisons du moyen âge en possédaient dans une partie de leurs baies.
LimassoL — Le Katholiki, à Limassol, est un édifice des premiers temps de notre occupation. La grande mosquée de la même ville, ancienne cathédrale, est de la même époque; elle contient, comme la précédente église, quelques inscriptions françaises. (Ces édifices sont inédits.)
La ville de Nicosie, à Chypre, présente la mosquée de Sainte-Sophie, qui est une grande église dans le style du xiii* siècle. Le plan est publié en petit dans le Voyage d'Ali-Bey. Elle date de la domination des Français dans cette île, et fut commencée, en laog, par Henri r"" de Lusignan. Un atriam go-
thique s^élève devant la façade; il y a tr^oriam à Tintérieur; les grandes fenêtres sont en arc aigu , etc. (Inédite.)
Sainte-Xxiiherine. — Élevée au couvent de Sainte-Catherine, cette église, convertie en mosquée , paraît dater de la fin du viii* iAècle ; elle n a qu une nef très élevée ; des panneaux placés dans les fenêtres rappellent les anciennes verrières; des portails s'élèvent à Touest, au sud et au nord. (Inédile).
ÉgUse des Arméniens. — Cette ancienne église firanque, de la fin du xui* siècle, a une seule nef, divisée en trois travées. Des dalles tumulaires d'abbesses, celles des familles de Mimers, de Nevilles, de Bessan, de Thenouri , de Dampierre , a*y retrouvent.
Église ScUnt-Nicolas. — Convertie en magasin à blé, cette construction du XV* siècle a de belles portes, des gargouilles encore en place; on y remarque le lion et le lévrier. (Inédite.)
Véglise des Angnstins ou des Hospitaliers, sous le vocable de Sainte-Marie, a une setde nef de 55 mètres sur 16, divisée en sept travées. L'édifice est du XIV* siède. (Inédite.)
Mosquée d^Arah-Achmet — Petite église contenant des pierres tumulaires de Louis de Nores et d'un membre de la famille de Navarre, etc. (Inédite.)
Famagonste. — La cathédrale, dédiée à saint Nicolas et terminée en 1 3i 1 « dans le style du Nord , par Tévêque Baudouin, n a pas de porche ni de transept. Trois portails à voussures s'élèvent entre deux hautes tours carrées; des boiseries à jour remplacent les vitraux; des terrasses et galeries découpées occupent le sommet de l'édifice. Au midi sont deux chapelles latérales, avec restes de peintures et d'armoiries; il n'y a pas de trifonam à l'intérieur. (Inédite.)
Église de Sainte-^roix. — Édifice abandonné et en ruines. C'est un grand vaisseau gothique , divisé en trois nefs ; un clocher est voisin de la façade.
(Inédite.)
Église voisine de la mer. — Bel édifice gothique en ruines, du xiv" siècle « élevé sous le règne de Hugues IV. (Inédit.)
Paphos. — Égh'ses nombreuses en style gothique. (Inédites.) Autres en style mixte du byzantin et du gothique. (Inédites.)
Près de la mer, à l'orient du château, est la ruine de Yé^e quî conte» uait la dalle tumulaire de Gberpigny, aujourd'hui au musée de Cluny. (Inédite.)
Ces églises oflren^généralement des cryptes; elles sont toutes inconnues.
Les croisades livrèrent aux Français TAttique et la Morée; là aussi Tarchilecture religieuse en conserve le souvenir : Tare aigu se trouve, h Athènes, sur les piliers des églises de Saint Jean, de Saint-Philippe, de la Vierge du Grand Monastère, ainsi quau clocher ajouté au Gatholicon; Téglise de Khalcis^^^ dans Œubée, présente des fenêtres, des nervures, des chapiteaux entièrement conçus comme ceux de nos églises du Nord; la chapelle d*Androussa(^\ Tég^ise de la yierge, à Mistra^^^ sont oniées de Tare aigu ou des trilobés de nos édifices septentrionaux.
Rhodes. — Enfin Rhodes, ce dernier rempart des Latins contre les en* vahissements des Turcs, conserve aussi de nombreux édifices sacrés dans lesquels on retrouve les traces de Tinfluence occidentale en Orient; cest là que se termine la suite des églises par lesquelles on pourrait tracer pas à pas la longue série de nos conquêtes dans ces contrées.
Foulques de Villaret, grand maître de Rhodes, fil élever dans cette ville réglise de Saint-Jean, dans le style de nos cathédrales des xiv° et xv' siècles, en le modifiant par quelques dispositions particulières motivées par les différences du climat. (Inédite.)
Le clocher isolé de cette église porte la date de 1609 et les écussons d'Émery d*Amboise et de Villiers de file-Adam.
V église de Sainie-Catherine , construite daus le style de nos cathédrales du XV* siècle, offre encore quelques vitraux, avec fimage de la patronne et des écussons de Fluvian de la Rivière et de Jean de Lastic. L'ég^se contient la tombe de Marie de Baux , femme de Humbert II, dauphin du Viennois, morte au xiv" siècle. (Inédite.)
Les églises de Saint-Marc et de Notre Dame-des-Victoires sont du xv" siècle; la première , construite par P. d*Aubusson , n avait qu une nef en arc aigu. (Inédites.)
(») [Couchaad . pi. XIX.] W [Coucliaacl,pl. XXVm.] W [Conchaud, pi. XX à XXV.]
En dehors de la ville de Rhodes est Téglise de Saint-ÉtieDne, dans laquelle domine le style du xv* siècle mêlé aux cintres byzantins ; cet édifice mixte présente la réunion de Tare aigu et de la coupole. L'église du couvent des Franciscains, peu intéressante par elle-même, contient une Vierge en marbre provenant de la chapelle de Notre-Dame-des-Victoires, décorée des armes de Pierre d'Aubusson. A distance de la ville sont les ruines de Téglise de Noire-Dame de Philenne, du xv* siècle : on y voit les armoiries de Villiei*s de l'Ile- Adam; auprès on descend à un caveau orné de peintures, parmi lesquelles sont figurés des grands maîtres de Rhodes. (Inédites.)