‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents) (volume 2)Chapitre 68 sur 196 · TOMBEAUX · texte numérisé non relu

TOMBEAUX

Les tombeaux peuvent être mis au nombre des productions de l'art religieux. Depuis le commencement de l'ère chrétienne, le style et les formes de ces monuments varièrent dans les diverses contrées de l'Orient.

Style laUn. — Pendant la première période chrétienne , les tombeaux ne purent, comme en Italie, recevoir que des dimensions restreiiatcs, en présence de la civilisation païenne et des persécutions de l'Église; de simples inscriptions, analogues à celles que présentent les catacombes, gardaient le souvenir du défunt et indiquaient le lieu de repos.

La seconde période, celle du triomphe du christianisme, changea complètement l'aspect des sépultures.

De nombreux sarcophages païens furent employés à contenir des dépouilles chrétiennes; puis on les imita bientôt, en remplaçant les emblèmes : on en voit un fort beau à Constantinople, devant l'église du Pantocrator.

La nef et la crypte de l'église de Sainte-Théodosie dans la même ville en montrent plusieurs.

Les Byzantins conservèrent toujours cette disposition. L'Orient en général présente de nombreux sarcophages couverts d'ornements, d'animaux symboliques, dans le style néo-grec du moyen âge; on voit à Mésambrie le tombeau de la princesse Marthe Gantacuzène : il est surmonté d'un arc comme ceux que fabriquaient les Romains et les premiers chrétiens de fOccident.

Les croisés restèrent eux-mêmes dans cette voie, lorsqu'ils élevèrent des

tombeaux k leurs princes et aux rois de Jérusalem ; puis le xiii° siècle ayant amené chez nous l'usage des pierres luoiulaires gravées, ils le portèrent en Asie ; c'est encore I e système qui a persisté dans cette contrée , chez les chrétiens; ils les placent dans Yarea qui environne l'élise.

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