III. k t
larusiais MànouAut,
des riches particuliers, durent offirir k l*or(%vrerie les moyens de dévdopper ses ressources dans tous les genres, et particulièrement de les appliquer aux besoins usuels. La bijouterie vint se joindre à l'orfèvrerie pour contribuer au luxe oriental; quelques exemples, conservés jusqu'à nous, indiquent le développement qu'elle prit ches les Byzantins.
Les pèlerinages, les croisades et le commerce ont dû porter en Orient plus d'un produit de l'orfèvrerie occidentale. Les églises gothiques élevées dans cette contrée étaient sans doute enrichies de vases sacrés et de meubles secondaires qui s'y transportaient pour que leur ensemble fôt en harmonie. Quant à la vaisselle et aux objets d'usage ordinaire , ils y furent portés par les croisés et les pèlerins.
Papier. — Parchemin.
Les Byzantins employèrent longtemps pour écrire le papyrus en usage dans l'antiquité; puis le parchemin, antérieurement inventé à Pergame, dut subir des perfectionnements; au milieu du vin* siècle, ils inventèrent un papier qu'on croit avoir été fabriqué avec du coton : Théophile le nomme pergamena grœca quœjit ex lana lignû Des manuscrits disent lini : ce serait alors du papier de toile de lin. Enfin on appela aussi charta hombycina le papier de coton. Ne peut-on, par l'examen de manuscrits anciens, dont les dates approximatives sont peu difficiles à établir, tant par l'écriture que par le style., résoudre les questions soulevées par les noms divers qui fiu*ent donnés aux papiers grecs, en raison de la matière première employée dans leur fabrication?
Orgues.
Vitruve et quelques autres écrivains de l'antiquité ont décrit des oi^es, mais sans nous laisser des représentations. La base de l'obélisque élevé au milieu du cirque de Gonstantinople par Théodose est le plus ancien monument qui donne la représentation des orgues; elles y sont au nombre de deux, placées au-dessous de la tribune impériale, pour accompagner des danses et des chants. Cet instrument se perfectionna dans cette ville , car en 7 Sy Constantin Gopronyme en envoya un à Pépin : il était composé de plusieurs jeux d'un effet remarquable; ce fut le premier qui ait été vu en France.
.Verrerie.
Depuis la plus haute antiquité les Orientaux ont fabriqué du verre; l'Âfirique
et TAsie eo montrenl de nombreux monuments, et Pline cite la Syrie comme plus avancée dans cette industrie que les autres contrées orientales-
Le moine Théophile observe, au chapitre xii du second livre de Diversar mm artiam schedala, que les anciens employaient le verre coloré de diverses manières dans leurs mosaïques; les fragments de voûtes renversées des thermes de Caracalla, à Rome, font voir des mosaïques eo verre. L auteur ajoute que cette matière, opaque comme du marbre, était souvent incrustée par eux dans Tor, l'argent et le cuivre, pour en faire aussi des bijoux. Suivant les mêmes écrivains, les Gaulois, et depuis les Français, furent très habiles [perUissùni) dans ce genre de travail.
Dès le règne de Constantin on voit Tart néo-gt*ec.s*emparer des produits de la vitrification pour décorer les édifices; ies églises de Saint-Georges à Salonique, de la Vierge à Antioche, du Saint-Sépulcre k Jérusalem, des Saints* Apôtres à Constantinopie , montraient ou montrent encore d*importants restes des mosaïques de verre qui, dès le iv** siècle, produisaient, par leurs tons colorés de toutes nuances, par lor et Targent qui s y mêlaient, d'immenses tableaux durables et d'un éclat beaucoup plus vif que les mosaïques grecques et romaines. Cet éclat , produit par les métaux précieux qut se mêlaient au verre, était Teffet d'un perfectionnement apporté dans la fa* brication par les Grecs. Les anciens posaient lor sur le verre, au moins dans les bas temps; mais le chapitre xv de l'ouvrage de Théophile apprend comment les Byzantins le couvrirent d'un fondant vitreux qui assura sa conservation : De vitro grœco, quod mnsivum opus décorai (i. II, c. xv).
Les applications de cette belle industrie furent innombrables en Orient pendant la première moitié du moyen âge, et elle se répandit dans une partie de l'Occident : lltalie en offre de nombreux exemples des premiers siècles chrétiens; la France, rivale de Byzance, pour son industrie verrière, possède aussi des applications analogues. L'une d'elles, qui date du commencement du IX* siècle, survit à l'église de Germigny-des^Prés; cette industrie s'est maintenue depuis en Italie.
L'Orient conserva longtemps sa supériorité, et Venise lui dut sans doute une partie des procédés qui, depuis des siècles, la rendent célèbre à cet égard. Ainsi ses glaces, qui furent les premières en Occident, auraientelles leur origine dans les feuilles d'un verre blanc, brillant, de Tépaisseur d'un doigt, couvertes d'un côté d*une feuille de métal, que Théophile attribue aux Grecs y au chapitre xv de son livre II? H termine le chapitre xiv en
disant que les Grecs font des coupes de pourpre ou de saphir léger et des fioles, les entourant de fils faits avec du verre blanc et y plaçant des anses de même verre; ce genre de fabrication fut la principale branche delà verrerie vénitienne au xvi* siècle.
La Syrie fut, durant le moyen âge, l'une des contrées de TOrient qui conservèrent la supériorité dans certaines fabrications du verre, et la peinture décorative sur cette matière y était pratiquée. On lit dans les inven» tàires de nombreuses citations de vases de verre coloré fabriqués à Damas. « Trois pots de voirre rouge à ia façon de Damas. » (Inv. de Charles V.) « Un très petit hanep de voirre en la façon de Damas, d a Une lampe de voirre, ouvrée en façon de Damas. »
On y décorait le verre d'ornements et d'images, a Un petit verre, ouvré par dehors à y mages, è ia façon de Damas. »
0 Un bacin plat de voirre, peint à façon de Damas, et une bordure d'argent émaillée de France et de Bourgogne. » Théophile apprend, au eba-pitre XIV du livre II, comment les Orientaux peignaient sur verre. Après avoir décrit leurs procédés de dorure sur cette matière , il dit « qu'ils broient h feau des verres de couleurs variées et en peignent des fleurs, des nœuds et autres petits ornements, etc. »
Céramique.
L'art céramique remonte à l'origine des peuples; ils fabriquèrent des vases ou des matériaux à bâtir, en employant d'abord la terre brute telle que ro£Bre la nature. L'Afrique et TAsie nous montrent d'innombrables produits de ce genre, dont la peinture vint ensuite orner les surfaces grossières. La Grèce perfectionna la céramique, tant pour l'allier à sa brillante architecture que pour l'harmoniser, dans les besoins usuels , avec l'ensemble des produits de ses arts. Les Romains suivirent la même voie sans arriver à une aussi grande perfection. La céramique byzantine est fort peu connue; il n'est pas probable cependant que l'Orient, à une époque où les arts industriels y étaient généralement en progrès, ait laissé tomber cette branche importante.
Une seconde division de la céramique se montre, dès la plus haute antiquité , avec l'application d'un émail ou couverte viti*euse : l'Asie offre des briques assyriennes, l'Egypte d'innombrables statuettes religieuses; cette couverte resta pendant des siècles étrangère à la poterie. Théophile nous
apprend que les Byzantins appliquèrent réoiail sur les vases de terre, mais seulement pour les orner; son chapitre xvi du second livre est ainsi intitulé : De vasù fictiUbus diverso colore vitri piciù. Il indique ici ie procédé de peinture avec des verres de couleur broyés à Feau, et le système de cuisson dans le four à vitre* Est-ce là l'origine de lapplication sur les vases de la couverte d*émail qui s'étendit sur toute leur surface? A la fin du moyen âge ce procédé se répandit : les Arabes, les Maures d'Espagne, les habitants de Majorque, les Italiens, en firent de nombreuses applications; puis les perfectionnements de ce système produisirent les couvertes à reflets dorés, dont les Turcs font encore usage dans les poteries qu'ils exécutent aux Dardanelles.
Au moyen âge, l'Orient vit reparaître les applications de la terre émaillée à l'architecture : les Arabes , les Persans et les Turcs possèdent de nombreux édifices dont les dômes, les murailles extérieures et intérieures, sont ornés de faïences, sur lesquelles les détails les plus brillants de l'ornementation sont produits par des peintures que protège une couverte d^émail. Notre architecture du Nord en fit un emploi plus restreint, en appliquant ce système à la décoration des toits, des faîtières, des combles et des poinçons apparents. En Italie, les Florentins poussèrent cet art à sa perfection, et les Délia Robbia en furent les promoteurs. Sous François I*', il prit chez nous un développement analogue qui se prolongea pendant toute la Renaissance.
Une branche de la céramique, moins brillante que celle qui vient d'être indiquée, mais non moins utile 9 est celle qui s'applique à la construction, c'est-à dire à la fabrication des tuiles, des briques, des carreaux de pavement, etc. On sait combien les anciens, et les Romains en particulier, apportèrent de soins dans cette industrie , et la surveillance sévère du Gouvernement pour garantir la bonne exécution. Les Byzantins héritèrent des procédés perfectionnés; ils firent l'emploi très fréquent de la terre cuite seule ou mêlée à la pierre, et dans ce dernier cas, ils ne se bornèrent pas, conune les Romains, à en faire un lien des matériaux; leurs briques y formèrent une décoration variée, et la plupart des couronnements de l'architecture se firent aussi en terre cuite.
Les Romains ayant développé plus qu'aucun peuple antérieur la construction des voûtes, ils cherchèrent les moyens de les rendre légères en même temps que durables : les pierres ponces y furent employées, puis on y plaça des amphores noyées dans le mortier, pour établir des vides. Les fiyzantins
perfectionnèrent ces systèmes.- Les historiens rapportent qu'Isidore de Milet et Ântbemius de Tralles, architectes de Téglise de Sainte-Sophie y firent exécuter à Rhodes les briques destinées i la construction des coupoles, et que douze d*entre elles ne pesaient pas plus qu'une brique ordinaire; on ignore quel pouvait être le procédé employé par les Rbodiens : les avaientils évidées comme on le fait de nos jours?
Pour ce qui concerne lapplication des poteries à la construction des voûtes, les Byzantins en ont laissé le plus curieuz «lemple qui soit connu : la coupole de Téglise de Saint- Vital de Ravenne est entièrement composée de vases dépourvus de fond; leur forme est celle d'une forte bouteille en terre; le col de Tun fut introduit dans la panse de l'autre , et depuis le grand cercle de la voûte jusqu'à son sommet, tous les vases se tiennent ainsi et forment une vaste spirale qui se développe suivant les courbes sphériques de la coupole. Le Tach-esré, à Gtésiphon, a des voûtes en poteries; cet édifice date des Sassanides.
Émaillerie.
Les anciens enchâssaient dans le métal, pour en'faire des bijoux et autres objets de luxe, des verres opaques diversement colorés, imitant les pierres précieuses. Ils durent aussi incruster à chaud de ces pâtes vitrifiées dans les chatons ou cloisons métalliques préparés.à fi*oid; mais avant le m** siède de notre ère, selon le récit de Philostrate, ils ne connurent pas rémaillerie véritable, qui consiste à faire adhérer l'émail en fiision avec le métal ardent. D'après le même auteur, les Gaulois paraissent avoir inventé ce procédé que les émailleurs de Limoges continuèrent avec tant de succès durant tout le moyen âge et à l'époque de la Renaissance.
Les Byzantins ont fait des émaux; on en voit quelques exemples dans les collections formées en Occident. Les portes de l'église du couvent de Sainte- Gatherine, au Sinai, en sont couvertes; mais on n'en connaît pas qu'on puisse dater avant le xi' siècle, époque à laquelle les ateliers de Limoges étaient déjà en pleine prospérité. Les Orientaux nous durent-ils les procédés? G'est une question que Texamen approfondi des échantillons qui pourraient se présenter dans l'ancien empire grec permettrait de résoudre.
Ivoire.
Dans leurs faciles relations avec l'Afrique et TAsie, les Grecs et les Ro-
mains puisèrent les moyens d'appliquer Fivoire aux grands travaux d'art et d'industrie. On sait ce qu'en firent en Orient les sculpteurs et les fabricants de meubles. Un mot d'Horace nous apprend que les architectes de Rome l'employaient à la décoration des appartements. Les Byzantins firent aussi un fréquent usage de l'ivoire; leurs nombreux diptyques sculptés, le beau si^e d'évêque que possède Ravcnne, les portes incrustées de rinceaux qui se voient sur le mont Athos , au réfectoire du couvent de Séménou , les fragments épars dans nos collections , indiquent la persistance de cet emploi , et ce que les recherches peuvent faire espérer en Orient. De nos jours on ' exporte de cette contrée , comme on le fit dans les siècles antérieurs , des croix et autres objets de culte , des représentations du saint sépulcre , fabriqués en ivoire par les chrétiens orientaux.
L'Inde fournit aussi, par la voie des Persans et des Arabes, de nombreux travaux d*ivoire; elle qui, depuis l'antiquité, était avec l'Afrique la source d'où se tirait cette matière.
Nos relations avec l'Orient durant le moyen âge introduisirent dans nos contrées ces produits de l'Inde.
Les croisés durent enrichir l'empire grec de nombreux travaux en ivoire qui s'exécutaient en Occident; ils consbtaient en chapelles portatives, coffi*et8 h bijoux, croix de tous genres, montures d'armes, miroirs, etc.
Marqueterie.
L'ivoire joue le principal rôle dans la marqueterie. Cette matière, par ses dimensions restreintes , par la facilité qu'elle présente à se découper sous toutes les formes et en tables minces, fut sans doute la première qu'on incrusta dans le bois : aussi la voit-on paraître dans les plus anciennes descriptions de meubles qui offrent l'idée de la marqueterie. L'Egypte, l'Asie et la Grèce étaient riches en productions de ce genre, et la première de ces contrées nous en ofire quelques exemples parvenus jusqu'à nous. Au moyen âge, comme de nos jours, la marqueterie était pratiquée avec succès en Orient, particulièrement en Perse et dans l'Inde; l'Italie imita les produits de cette industrie, qu'elle perfectionna au xvi* siècle au point de chercher dans ses ressources restreintes les moyens d'imiter la nature. A la même époque, la France se plaça dans une voie analogue.
Nos collections d'objets d'art présentent de nombreux exemples de marqueterie orientale et italienne du moyen âge, dans lesquels on suit à peu
près la marche de ce genre de travail; ]'Oricnt peut présenter à Finvcstigation les moyens de compléter Thistoire de la marqueterie.
Matières dures.
Comme les peuples dé 1 antiquité, les Byzantins travaillaient les matières dures, les basaltes, les granits, les porphyres, les jaspes,* etc., pour en faire des colonnes d*édifices, des cuves, des bassins, des tombeaux; les onyx, les agates orientales étaient taillées aussi pour décorer des autels, des meubles : on lit dans Anastase qu*en y3i le pape Grégoire III reçut de Texarque grec, Ëutychius, six colonnes d*agate onyx, sex columnas onychinas. En ' idio, le voyageur don Gonzalès de Glavijo, visitant la ville de Constantinople, cite dans sa relation plusieurs églises de cette ville dont les colonnes étaient en jaspe. De tout temps les Orientaux travaillèrent les matières dures pour en faire des vases de luxe : le jade, les agîtes, le lapis lazuli, étaient au nombre de celles qu'ils employaient à cet usage.
Depuis Tantiquité assyrienne jusqu'à nos jours, l'Orient n'a cessé de produire, avec les pierres dures, des cylindres gravés en creux, des cachets, des bagues, des camées, des monuments de tout genre, témoins du goût particulier de ces peuples pour les travaux de gravure en pierre fine. On voit à Constantinople une galerie de bazar réservée particulièrement à ceux qui se livrent à cet art; ils gravent des passages du Coran sur des agates et autres pierres dures pour faire des cachets et des bagues.
Étoffes.
L'industrie des étoffes, que les descriptions laissées par quelques auteurs de l'antiquité nous montrent déjà comme fort avancée à l'égard de la teinture, du tissage et des moyens de brocher en or et en argent, reçut de lactivité novatrice des Byzantins un développement extraordinaire. On voit paraître en Orient, dans des récits datant des premiers siècles chrétiens, des productions remarquables en ce genre d'industrie. Constantinople, Alexandrie, Jérusalem, Ântioche et autres villes importantes, étaient des centres de fabrication ou d'entrepôt. La^pourpre, réservée aux empereurs et aux grands de l'empire, les draps d'or et d'ai^ent, les tissus orties de peries et de pierres précieuses, les soies brochées, les velours épais, les tapis les plus riches, ornés de portraits ou de figures d'hommes et d'animaux, y affluaient de toute part dans les marchés; jusqu'au xm* siècle,
la cour de Rome ne se fournit de pourpre et de tentures de \vaLe qaen Grèce.
Au milieu du xii* siècle , la fabrication de la soie et les perfectionnements du tissage furent introduits chez les Latins, probablement par Roger I* de Sicile : jusqu'alors toutes les étoffes de valeur étaient apportées d'Qri^it par les juifs et les Vénitiens, puis au moyen de présents diplomatiques. L'industrie arabe se joignit à celle des Byzantins : elle y apporta son style particulier pour les formes du dessin, et produisit aussi des résultats remarquables. Les califes protégeaient ces riches fabrications , en entretenant des atdiers dans leurs palais; Roger de Sicile les imita. Nous voyons encore chez nous d'anciennes étoffes arabes; elles indiquent le grand succès qu'elles eurent en Europe.
Les guerres saintes et les nombreux changements politiques qu'elles produisirent en Orient ne paraissent pas y avoir nui beaucoup à la fabrication des étoffes, car on voit les sultans , avant et après la prise de Gonstantinople , envoyer aux souverains de l'Occident des draps d*or enrichis de pierres précieuses, des tapisseries couvertes de sujets historiques, et Chaicondile, historien grec du xvi* siècle, fait mention des velours, des vêtements de soie et de drap d'or, que les empereurs turcs distribuaient avec profusion à leurs oflBciers et même, dans les fêtes publiques, aux principaux bateleurs et gens participant aux jeux, ,
L'Orient offrirait-il des restes de ces riches produits du tissage et de la teinture? Cela est probable, puisque sous notre climat moins conservateur nous en trouvons des échantillons de tous les âges; on doit donc recommander aux voyageurs de rechercher ces débris des industries byzantine et arabe. Très avant dans le moyen âge, ces nations, possédant seules la soie et les secrets de la fabrication, enrichirent l'Europe de leurs précieux tissus; puis elles mirent nos industriels sur la voie pour tirer un heureux parti de cette matière première; peut-être la découverte et l'étude de fragments tissés pourraient-ils nous apprendre encore.