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que les découvertes ultérieures la détruisent et donnent lieu à d'autres hypothèses , qui produisent des effets semblables et qui auront le même sorti Ce sont les formules ou, si Ton veut, les étapes du progrès, formules passagères, étapes destinées à être franchies. De même en histoire, les théories générales, qui résument tous les travaux accomplis et qui préparent encore d'innombrables travaux, fussentelles plus tard reconnues imparfaites, n'en ont pas moins une valeur scientifique et les caractères de ce qu'on est provisoirement convenu d'appeler la vérité.
Or les théories qui dominaient, dans la première moitié du siècle, sur la philosophie de l'histoire , sur la marche régulière et les développements successifs de la civilisation, à travers le chaos parfois inextricable des événements, ont eu, sans nul doute, pour effet d'élai^r l'horizon de l'histoire et d'enriciiir les connaissances historiques d'une foule de notions qu'on avait jusque-là dédaignées. Pour interpréter les faits , il fallait les connaître , et l'on s'aperçut promptement que les Acta des Bénédictins et des BoUanrlistes, que les Miscellanea, les Analectay les Anecdota, le Gallia christiana, ï Histoire littéraire, le Recueil des historiens et toutes les collections, même les plus belles, étaient inachevés et insuffisants. Si l'on voulait les compléter, on devait songer à reprendre l'œuvre interrompue par la chute de l'ancien régime, par l'abolition ou la dispersion des ordres religieux et des établissements littéraires, et créer à la science moderne des oi^anes capables de remplacer ceux qu'elle avait ainsi perdus. 11 était urgent de recueillir tout ce que les érudits du xvii* et du xviii* siècle n'avaient pas eu le temps ou la volonté de coUiger. Mais on ne pouvait pas s'en tenir là. Désormais l'histoire n'étant plus imiquement le récit des événements politiques, la description des institutions publiques, militaires et administratives, mais l'exposé de la marche et des développements de la civilisation, — c'est-à-dire des progrès successifs ou simultanés de toutes les branches de l'activité humaine à chaque époque de son évolution ,-— il n'était plus possible de se borner, comme on ne l'avait que trop fait autrefois, à la recherche des faits matériels. Les
larjiacnii: aâriOiAtK.