‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 116 sur 155 · LETTRE DU GARDE DES SCEAUX X JOLY DE FLELRY, CONTRÔLEUR DES FINANCES · texte numérisé non relu

LETTRE DU GARDE DES SCEAUX X JOLY DE FLELRY, CONTRÔLEUR DES FINANCES

17 juillet 178a.

Pour donner, Monsieur, une nouvelle activité aux travaux littéraires ordonnés par le Roi, et dont je m*occupe trèa-sérieusement* j*ai cru devoir me faire instruire des fonds que Sa Majesté y a destinés. La collection des historiens de France, commencée sous M. le chancelier Daguesseau et d'après les conférences qu'il tenoit chez lui avec les savans coopérateurs quil avoit rassemblés, est un des objets auxquels je dois un soin particulier, et dom Clément, l'un des auteurs qui en est actuellement chaîné, ne m'a point laissé ignorer que, pour contribuer aux dépenses de ce travail, le Trésor royal a été et est encore chargé de payer une somme de 1, a 00 livres par an. Depuis plusieurs années, les Bénédictins ont eu le désintéressement de négliger ce salaire, et ce n'est point pour eux que je le réclame, mais pour leur travail. Les frais qu'exigent la recherche et les copies des monumens que nous rassemblons, pour en former une collection plus précieuse et plus ample pour la France que ne l'est le recueil de Rymer pour l'Angleterre , m'obligent de vous prier de vouloir bien, dès à présent et doresnavant, faire expédier les ordonnances de ces 1,200 livres pour les arrérages échus et à écheoir, au profit de dom Grenier, religieux de la congrégation de Saint-Maur, actuellement occupé à la collection des chartes de l'abbaye de Saint-Bertin, dont il est essentiel que nous enrichissions ce recueil. Je vous fais cette demande de concert avec dom Clément lui-même, et ce n'est point un traitement que je veux assurer à dom Grenier, car, après avoir destiné au travail dont<;e religieux est chaîné les 1,200 livres dont il est dû plusieurs années aux Bénédictins, je vous prierai vraisemblablement, dans la suite, de faire expédier les mêmes ordonnances au profit de quelqu'autre travailleur occupé de notre besogne. Par là les sciences ne perdront rien , et une somme destinée par le Roi à un travail littéraire trèsutil^ sera toujours employée conformément à sa destination. Ma demande secondera sans doute le zèle que je vous connois pour les lettres, et ajoutera encore à tout ce que vous faites en leur faveur. On ne peut rien ajouter. Monsieur, aux sentimens avec lesquels je vous suis, etc.

MlROMESNIL.

(Collection Morean, ii*297, fol. 189.)

MÉMOIRE DE MOREAU SUR LE DÉPÔT DE LÉGISLATION , EN RÉPONSE AUX PRÉ- TENTIONS DU CONTRÔLEUR GÉnÉRAL, QUI LE REVENDIQUAIT POUR LE

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