‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 16 sur 155 · MONTALIVET · texte numérisé non relu

MONTALIVET

On voit cependant, lorsqu'on lit cette circulaire avec attention, que le Ministère de rintérîeur poursuivait surtout un but pratique et non, comme le Comité, un but scientifique. Lé Monitear universel ^ qui la contenait, ajoutait : «Grâce au zèle des correspondans du Ministère et des nombreuses sociétés savantes qui, depuis peu d'années, se sont multipliées dans nos provinces, il est peu de départemens sur lesquels TAdministration n'ait reçu des rapports détaillés et souvent remarquables par la critique éclairée qui a présidé à leur rédaction. » Or d'où venait cette multiplication des Sociétés savantes , d'où venait aussi l'intelligence de leur « critique », sinon du Comité, qui les avait animées de son esprit, inspirées de ses méthodes.^ Son organisation avait été si parfaite, elle avait produit de si heureux résultats, que la Commission des monuments historiques ne put que l'imiter, ou plutôt la calquer. Comme le Comité, elle voulut avoir en province des correspondants qui formassent avec elle une sorte de vaste association répandue sur toute la surface du pays. C'est pourquoi la Direction des bâtiments et monuments publics, bureau de Vexécution des travaux, adressait aux préfets la circulaire suivante :

^'^ Le Moniteur universel, i838, p. i/i5g.

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