‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 18 sur 155 · I. AA · texte numérisé non relu

I. AA

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Saint-Georges de Thessalonique, signalées, dans les instructions, comme non décrites. Les instructions mentionnent encore conune intéressantes et peu connues les fortifications élevées en Orient par les Croisés. Or ]e Comité a publié depuis im important volume in-4^) avec 65 planches et 65 gravures sur bois intercalées dans le texte, de M. Guillaume Rey, sur les Monuments de T architecture militaire des Croisés en Syrie et dans File de Chypre. Malgré ces diverses publications et malgré le grand ouvrage sur V Architecture monastique, dans le premier volume duquel il les a reprises et développées, ces instructions de M. Lenoir sur les monuments de TOrient sont encore excellentes à consulter. Elles marquent d'ailleurs une date. C'est en 1 856, au moment où leîtraité de Paris ouvrait rOrient aux explorateurs qu'elles ont été écrites. On voit par là que Tinitiative du Comité était toujours en éveil, et quelle ne s'enfermait pas dans nos firontières. Les instructions de M. Lenoir sont adressées aux voyageurs, le Comité étant prêt à seconder tous les libres travailleurs, quelle que fût la voie nouvelle où les circonstances leur permettaient de s'engager. Pour montrer combien le zèle du Coniité était à la fois étendu et précis, et que rien, dans le domaine de la science ne lui échappait; pour montrer aussi avec quelle ardeur il embrassait tous les sujets, nous prendrons im exemple frappant, et nous résumerons ce qu'il a fait pour Thistoire de la musique. On aurait pu croire qu'il Y resterait assez indifférent; mais, s'attachant a préserver et à restaurer les cathédrales, il lui sembla qu'il ne devait pas oublier un art qui a réellement pris naissance sous leurs voûtes profondes; et , en même temps qu'il cherchait à connaître leur architecture , il voulut retrouver les chants liturgiques, qui sont l'àme de ces vieux temples, et ressusciter les orgues, qui en sont la voix. Aussi, eu 1 837, un arrêté du 10 avril, pris sur la proposition du Comité, chargeait M. d'Ortigue de réimir les matériaux concernant l'état de la musique au moyen âge. Il devait compulser, dans les dépôts publics, les manuscrits et les docuxnents propres à en déterminer Torigine et les développements, et indiquer, dans un rapport spécial et dé-

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taillé, ceux de ces manuscrits dont la publication pourrait être ultérieurement autorisée; M. d'Ortigue paraît n avoir jamais terminé, pour le Comité, cette importante compilation, mais ses recherches ont servi de noyau à Tun de ses plus importants ouvrages personnels. Toutefois, la musique était entrée si bien dans le; préoccupations du Comité qu'un rapport de M. de Gasparin, rédigé en i84o, sur les travaux de la session de 1889, contient un intéressant passage au sujet de la restauration des orgues et de leur emploi dans les cérémonies du culte. M. de Gasparin y déclare aussi avoir formé une conmiission spéciale de musique, chargée de donner les avis né-r cessaires pour la restauration des orgues en général, et d^éclairer le Ministre des cultes sur les demandes qui lui seraient adressées au sujet de celles des cathédrales en particulier. Au «cours de cette même année (1 83g) , parurent les instructions sur la musique ancienne, rédigées par M. Bottée de Toulmon. Elles appelaient l'attention des correspondants vers ce genre d'études. Ces instructions, fort courtes et même assez incomplètes, ne contenaient que des notions très abrégées sur deux traités de musique des vi^ et ix* siècles; siu* la notation ancienne (lettres, neumes, lignes colorées); sur Guido d'Arezzo et ses ouvrages (xi* siècle); siu^ le plain-chant, le déchant etile contrepoint, tels qu'on les pratiquait du xif' au xvi^ siècle. La recommandation qu'elles adressaient aux correspondants de rechercher tous les documents, manuscrits ou autres, pouvant foufnir sur ces divers sujets des indications nouvelles , fut néanmoins écoutée, et de nombreuses communications prouvèrent au Comité qu'il n'avait pas fait appel on vain à la bonne volonté de ses collaborateurs des départements. En i84i, un projet de réforme musicale des chœurs de Notre-Dame, où l'on voidait ramener l'austère et religieuse simplicité du p'iainchant romain, attira l'intérêt du Comité. M. Bottée de Toulmotf fit, à ce propos, un mémoire qui fut imprimé dans le Bulletin et qui renferme d'excellentes remarques. En i843, le Comité reçut de M. Jouannet, de Bordeaux, membre non résidant, ime communication relative à des chants d'Eglise du x^ siècle. Elle parut curieuse.

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