‹ Le Comité des travaux historiques et scientifiques (histoire et documents)Chapitre 89 sur 155 · ORDONNANCES DES ROIS DE FRANCE · texte numérisé non relu

ORDONNANCES DES ROIS DE FRANCE

LETTBE DE BRéQUIGNT k BERTIN (*'.

37 novembre 1766.

Monseigneur, j'ay Thonneur de vous envoyer le premier essay du travail de dom Ghamoux^'^ sur diverses ordonnances de Philippe le Bel, etc., qui n'ont point encore été imprimées. Il attendra vos ordres pour continuer sur le même plan, ou pour y faire les changemens que vous jugerez à propos. Il épuisera d*abord les ordonnances , et passera ensuite aux autres espèces de titres qui forment son cabinet.

La table chronologique des titres imprimés avance toujours aussi rapidement qu'il est possible. On imprime actuellement la 1 6* feuille.

Je suis, etc. *

Bréquignt.

(CoOedion Moreau, n* 315, fol. 96.) »

<^) Voyeianssi pages 5, 9, 82, i38, i45, 16b, ai5, 33i, Ho, 43o, 434, 445 et 447. <*) Cette lettre a été publiée par M. GhampoUion-Figeac, Lettres des rois et reines. Introduction, p. CI.

(*) Bibliothécaire de Saint-Martin-des-Champs. Voir page ia4 , note 3.

LBTTRE DE LAMBERT W, CONSEILLER D'ÉTAT, k BRiQUIGNT.

J'ay convoite , Monsieur, toute ma vie, je puis ie dire à présent sans blesser la délicatesse, Tavantage quavoit M. de VilevauU d*être à portée des connoissances les plus intimes et les plus sûres de notre droit public , et de ses développemens progressifs de siècle en siècle. Je n*ay pu m empêcher de marquer hier à Monseigneur le Garde des sceaux rinclination que j'aurois eue pour ce travail, auquel ont eu beaucoup d'analogie presque tous les objets qui m*ont longtemps occupé au Parlement, et le plaisir qu*il me feroit, s*il jugeoit à propos de me faire passer la commission quavoit M. de Vilevault. Monseigneur le Garde des sceaux m*a marqué ne pas désapprouver mon désir, avoir même de la disposition à y accéder, mais il m*a fait l'honneur de me dire quil vous en parleroit, Monsieur, et ne feroit à cet égard aucune disposition qui ne fût de votre gré et même de votre choix. Cette déférence entière vous est assurément due , et j'y applaudis plus que personne, quelque puisse être votre plan, favorable ou non à ma proposition. Un travail d'une aussi grande utilité publique, qui vous est dû tout entier, ne peut ny ne doit être dirigé que par votre influence : elle régleroit toujours , par la suite , la forme et les objets du travail que j'aurois à y mettre ; elle doit également décider sur l'ofire même que je fais de mon zèle et de ma bonne volonté. Si vous jugez à propos , Monsieur, de les agréer, le prix de votre suffrage ajoutera encore infiniment à la faveur eu elle-même. Il est très-possible que de bonnes raisons vous portent à des vues difiérentes, et je ne regretteray point de vous avoir fait hommage de mon zèle, quand il ne pourroit pas être mis en activité. Vous auriez deux ouvriers au lieu d'un, si ma proposition vous est agréable ; l'instruction et la satisfaction de mon fils aine entre pour quelque chose dans mes vues; je puis dire de lui qu'il est peut-être le plus appliqué, le plus laborieux, le plus ardent pour s'instruire de tous les jeunes magistrats du Parlement; c'est un jeune homme qui ne connoit d'autre plaisir absolument que l'étude et qui a le plus grand désir de savoir à fonds tout ce qui tient à son état et surtout le droit public.

('> Ghaiies-Gutllaume Lambert, né à Paris en 1736, mort sur l'écfaafaud le 37 juin 1793, fat conseiller an Pariement, conseiller d'État, contr51eur général des finances.

nrailIlUK RATIOBâLB.

Il auroit infiniment à gagner d*étre attaché, quoiqu'indirectement, & vos travaux, et il le seroit autant que vous le permettriez ou que vous voudriez remployer, aussitôt que j y serois associé. J*ay voulu, Monsieur, avoir moimême la satisfaction de vous faire ces propositions , sans attendre que mes vœux vous parvinssent par Monseigneur le Garde des sceaux. Je profite

avec empressement de cette occasion ^^\ etc.

Lambbrt,

ConseiUer d'État.

(Collection Bréqnigny, n* 101, fol. Sa.)

Page 1