‹ Le Comité "France-Amérique"Chapitre 6 sur 20 · B. — ETATS-UNIS · texte numérisé non relu

B. — ETATS-UNIS

VIII. — Le Comité de New- York — « incorporé » sous le nom de France- America Society — a été créé en 1912, lors du voyage de la Délégation Champlain. Il compte aujourd’hui plusieurs centaines de membres et, par la haute situation des personnalités qui le composent, il est devenu un centre d’action puissant. Son siège se trouve à la « Maison Française » (près l’Université Columbia, 4n West 117U1 St.), dont la fondation est due à la magnifique générosité de M. A. Barton Hepburn, ancien président de la Chambre de Commerce de New-York, et qui a pu être aussitôt installée grâce à un don très important du regretté Robert Bacon,, ancien ambassadeur des Etats-Unis en France, — qui présidèrent, l’un et l’autre, F rance- America Society. Conformément à la pensée qui avait inspiré les fondateurs, la « Maison Française » de New-York tend à devenir, pour nos. amis de cette ville et même, d’une manière générale, de toute l’Amérique du • Nord, un centre précieux de renseignements concernant la France, et en particulier ses facilités de résidence et d’étude.

Le président actuel de France- America Society est l’éminent président de l’Université Columbia, le Dr Nicholas Murray Butler. Les autres membres du Bureau sont : vice-présidents : M. William D. Guthrie et M. Frederick R. Coudert, du barreau de New-York; M. Myron T. Herrick, ancien ambassadeur des Etats-Unis en France; M. Chauncey M. Depew, ancien sénateur, président du a New-York Central Railroad » ; trésorier : M. J. Pierpont Morgan ; secrétaire : M. Snowden A. Fahnestock ; président du comité exécutif : M. F. Cunliffe-Owen.

Le Conseil de Direction est ainsi constitué : MM. James M. Beck ; S. Reading Bertron ; George W. Burleigh ; William A. Clark ; Samuel W. Fairchild ; John H . Finley, directeur de l’Enseignement et président de l’Université de l’Etat de New-York ; Robert W. de Forest ; Paul Fuller, du Barreau de New-York ; Albert Eugène Gallatin ; Mc Dougalî Hawkes, président de l’Institut français de New-York ; A. Barton Hepburn, président du Conseil d’administration de « The Chase National Bank »; E. H. Outerbridge, ancien président de la Chambre de Commerce de New-York; George Foster Peabody; Edward Robinson; Elihu Root, ancien secrétaire d’Etat des Etats-Unis; Henry W. Sackett; Herbert L. Satterlee; William K. Vanderbilt; Henry Van Dyke, ancien ministre des Etats-Unis à La Haye; Whitney Warren, architecte, membre de l’Institut de France; Henry White, ancien ambassadeur en France; George W. Wickershâm; George T. Wilson, vice-président de la « Pilgrims’ Society ».

IX. — Les nombreuses et imposantes manifestations de diverses natures dont notre Comité de New-York a pris l’initiative, dès les premiers mois de la guerre, ont très efficacement contribué à préparer l’opinion publique américaine à l’intervention de la grande République aux côtés des Alliés. Son président, en particulier, a éloquemment mis en lumière, avec une

infatigable ardeur, en de multiples circonstances, les titres de notre pays à la reconnaissance des Etats-Unis pour la charge particulièrement lourde qu’il a assumée au cours de la guerre.

En fait, d’ailieurs, on peut dire qu’à la tête de toutes les initiatives en faveur des Alliés, et spécialement de la France, on retrouve nos amis de New- York. Au premier rang, citons M. J. Pierpont Morgan, dont personne, chez nous, n’ignore les précieux services financiers rendus aux gouvernements de l’Entente ; M. A. Barton Hepburn, qui fut président du Conseil d’administration de la « War Relief Clearing House », la grande œuvre américaine de secours à la France ; M. John H. Finley, qui, le i4 juillet, a institué dans les écoles de l’Etat de New-York la « Journée française », pendant laquelle tous les cours et leçons sont consacrés à notre pays ; M. William D. Guthrie, désigné comme président de l’Œuvre des orphelins de la guerre français ; le Dr Nicholas Murray Butler, qui, en qualité de directeur de la Dotation Carnegie, a obtenu le vote unanime d’une subvention de plus de 2.5oo.ooo francs pour la reconstruction des foyers détruits en France, en Belgique et en Serbie ; MM. Frederick R. Coudert, Myron T. Herrick, Robert Bacon, James M. Beck, Whitney Warren, etc., bien connus de l’opinion publique française pour la campagne qu’ils ont menée, dès la première heure, en faveur de la cause française.

Signalons encore que notre Comité de New-York est l’un des principaux promoteurs de la célébration solennelle dans ce pays, le 6 septembre de chaque année, du double anniversaire de la naissance de La Fayette et de la victoire de la Marne. De même, un de ses vice-présidents, le regretté Joseph H. Choate, présida ila Commission chargée de recevoir à New-York la mission Yiviani-Joffre.

X. — F rance- America Society a elle-même organisé de brillantes réceptions en l’honneur de la plupart des Missions et personnalités françaises déléguées aux Etats-Unis ; outre l’ambassadeur de France à Washington, M. Jusserand, elle a ainsi reçu M. André Tardieu, haut-commissaire ; M. Henri Bergson, de l’Académie française ; le marquis de Polignac * M. Gustave Lanson, directeur de l’Ecole normale supérieure ; M. E. de Martonne, professeur à la Faculté des Lettres de Paris, etc., etc.

De telles réunions ont un double intérêt. D’une part, les discours qui y sont prononcés, trouvant dans la presse un retentissement considérable, appellent l’attention publique sur les solutions opportunes. D’autre part, grâce au nombre et à la qualité des assistants, les relations personnelles entre élites — si utiles, comme nous l’avons montré, à la bonne entente internationale — se nouent dans les conditions les plus favorables.

XI. — Cette action, qui maintient et resserre entre la France et les Etats-Unis ies liens politiques, intellectuels, économiques, continue, au lendemain de la guerre, à être assurée d’une manière très opportune par France- America Society. C’est ainsi que, récemment, elle a reçu la Mission de l’Ecole Polytechnique, conduite par le général Herr et le gouverneur Roume, et surtout la très importante Mission économique et financière présidée par M. Eugène Schneider et dont on sait l’objet d’un si haut intérêt pour l’avenir de nos relations avec les Etats-Unis.

XII. — Des Comités France- Amérique existent également dans un certain nombre de grandes villes des Etats-Unis, et leur rôle, chacun dans sa sphère, est analogue à celui du Comité de New-York. Ils sont présidés : à la Nouvelle-Orléans, par l’Hon. Juge Bréaux, ancien président de la Cour suprême de la Louisiane ; à Los Angeles, par M. Lucien N. Brunswig ; à Seattle, par M. R. Auzias de Turenne, vice-président de « The Bank for Savings in Seattle » ; à San Diego, par M Eugène Daney, ancien président de la California Bar Association ; à Sait Lake City, par le Major Richard W. Young, etc. Plusieurs autres sont actuellement en voie de formation. A San-Francisco, l’importante Société The Friends of France — dont le Bureau est le suivant : président, M. William B. Bourn ; vice-président, M. Bruce Porter ; trésorier, M. William H. Crocker, président de la Crocker National Bank de San-Francisco ; secrétaire, M. Porter Garnett, — est affiliée directement au Comité central de Paris. Cette Société a créé, notamment, la Bibliothèque de la Pensée française, à l’Université de Californie, et a envoyé en France des formations sanitaires recrutées par elle parmi les étudiants et entièrement équipées à ses frais.

Dans le même ordre d’idées, indiquons aussi que notre Comité de la Nouvelle-Orléans a été appelé officiellement à participer, en entente avec le Comité central, à l’organisation des cérémonies qui commémorèrent, en 1917-18, le bi-centenaire de la fondation de cette ville. Son secrétaire général, M. André Lafargue, fut le chef de la Mission spéciale envoyée en France à cette occasion par la Nouvelle Orléans et par l’Etat de la Louisiane.

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