C. — AMERIQUE LATINE
Notre effort en Amérique latine n’a pas rencontré un moindre succès. Dans toutes les villes de quelque importance, nous y possédons des correspondants dévoués, et, dans la plupart des principaux centres, des Comités France- Amérique se sont constitués, dont certains, comme on le verra ci-après, ont déjà obtenu des résultats considérables.
I. — Au Brésil, notre Comité de Rio de Janeiro a pour président M. Antonio Azeredo, président du Sénat fédéral ; vice-présidents : Dr Sabino Barroso, ancien président de la Chambre des Députés, et le sénateur Alcindo Guanabara ; secrétaire général : Dr de Souza Bandeira ; secrétaire adjoint : M. Castro Menezes ; trésorier : M. Emile Grandmasson. Son Conseil de Direction comprend : MM. José Carlos Rodrigues, Nabuco de Gouvea, Epitacio Pessoa, Carlos Peixoto Filho, Demetrio Ribeiro, Sancho de Barros Pimentel, Joâo Texeira Soares, Paulo de Frontin, Rodrigo Octavio, baron de Ibirocahy, L. Goffredo d’Escragnolle-Taunay, Dr Alfredo Graça Couto, Conde Candido Mendes de Almeida, Conein, Auguste Petit, Pierre Mérier, Briquier, etc.
Tous ces fidèles amis de la France qui, dès avant 1914, donnaient à notre pays de précieux témoignages de sympathie, ont soutenu notre cause, pendant la guerre, avec un zèle qui mérite la reconnaissance française. Il n’est pas douteux, en effet, que leur action sur l’opinion publique comme aux Chambres fédérales, fut un des éléments qui déterminèrent
l’entrée en guerre de la grande République sud-américaine, le 26 octobre 1917. En ce qui concerne le président du Comité, M. Antonio Azeredo, rappelons que, dès 1912, il s’opposa avec succès à rengagement d’une mission militaire allemande, et qu’au cours de cette guerre, il a appuyé, en sa qualité de président du Sénat fédéral, toutes les motions et les textes de loi qui préparèrent et sanctionnèrent l’intervention du Brésil. De même, c’est un membre du Conseil de Direction de notre Comité de Rio, le Dr Nabuco de Gouvea, qui a été choisi comme chef de la Mission médicale militaire envoyée par le Brésil en France, au commencement de 1918, — mission comportant un personnel sanitaire de i5o médecins, pharmaciens, infirmiers, etc., et qui a organisé un hôpital de 5oo lits offert ensuite par le Brésil à la France. Enfin, le Comité France- Amérique de Rio est légitimement fier que plusieurs des délégués du Brésil à la Conférence de la Paix aient été choisis parmi ses membres et, plus encore, que l’un d’eux vienne d’être porté presque unanimement à la présidence de la République : M. Epitacio Pessoa.
D’autre part, les membres de notre Comité correspondant de Rio — et notamment son trésorier, M. Emile Grandmasson — se sont préoccupés de venir en aide aux éprouvés de la guerre en France, et ils ont recueilli à cet effet des dons importants au profit des diverses œuvres de secours.
II. — A Sao Paulo, le Comité France-Amérique est ainsi constitué : président, sénateur Jorge Tibiriça, ancien président de l’Etat de Sao Paulo, président du Sénat de cet Etat ; vice-présidents : M. Ferdinand Pierre, président de la Banque de Crédit hypothécaire et agricole de l’Etat, et le Dr G. Ramos de Azevedo, sénateur, directeur du Lycée des Arts et Métiers ; secrétaire : M. Lobit de Monval, directeur du Crédit foncier du Brésil ; trésorier : M. Maurice Legros, directeur de la Banque française pour le Brésil. Membres du Conseil de Direction : DT À. de Padua Salles, ancien ministre de l’Agriculture ; M. Lazare Grurnbach, conseiller du commerce extérieur de la France ; Dr Alfredo Pujol ; M. Berindoague ; Dr Ricardo Severo ; M. Emile Pilon, directeur de la Caisse des prêts fonciers et industriels ; Dr Fereira Ramos, professeur à l’Ecole Polytechnique ; Dr Vergueiro Steidel ; M. L. Fantou ; Dr Y. da Silva Freire, ingénieur-directeur des travaux publics de la Chambre municipale de Sao Paulo, etc.
Notre Comité de Sao Paulo a pris l’initiative d’organiser, quelques mois avant la guerre, une brillante Exposition d’art français, à laquelle collaborèrent affectueusement l’élément brésilien et l’élément français. Les Chambres de l’Etat votèrent la participation du Gouvernement p autiste à cette Exposition, qui fut préparée en entente avec le Comité central de Paris. Ouverte le 7 septembre 1913, jour anniversaire de l’Indépendance du Brésil, elle comportait trois sections, installées au Lycée des Arts et Métiers : une section d’art rétrospectif, composée de photographies, gravures et moulages, permettant d’étudier devant de belles rproductions et images l’histoire de l’architecture et de l’art français aux xvin9 et xix® siècles ; — une section des beaux-arts, comprenant des œuvres de nos peintres, sculpteurs et architectes contemporains ; — une section des arts décoratifs présentant des ensembles complets, destinés à mettre en valeur l’harmonie et la richesse de nos styles successifs. Pendant toute la durée de l’Exposition, des conférences sur l’art frahçais furent données par le
Commissaire général, M. Louis Hourticq, professeur à l’Ecole nationale des Beaux-Arts de Paris.
Le vif succès de cette Exposition, auprès du grand public et des amateurs, et le retentissement qu’elle eut dans les conversations et dans la presse, ont montré combien était opportune une telle manifestation d’art, — par son ampleur et son originalité sans précédent en Amérique latine. Ajoutons que les objets composant la section rétrospective, acquis par Sao Paulo, sont restés déposés au Lycée des Arts et Métiers, école pratique d’art décoratif, pour y constituer un musée permanent de l’histoire de l’art français. Ses collections ont été enrichies depuis par des achats complémentaires méthodiques de moulages et de reproductions,
1 assurés par le Comité de Paris.
III. — Avec les plus éminents amis de la France en République
* Argentine : orateurs et écrivains, hommes politiques et simples citoyens, dont les voix se sont élevées avec force et éloquence pour proclamer de quel côté ils estimaient que se trouvaient le bon droit et la justice, — tels que : M. Ernesto Bosch, ancien ministre de la République Argentine à Paris et ancien ministre des Affaires étrangères ; M. Enrique R. Larreta, ancien ministre d’Argentine à Paris ; M. Paul Groussac, directeur de la Bibliothèque nationale ; M. Mariano de Unzué ; M. Carlos Madariaga, qui fut, pendant la guerre, le président du Comité Pro- Allié ; M. Ernesto de la Carcova, ancien directeur des Beaux-Arts, etc., — le Comité France- Amérique maintient des relations personnelles qui lui ont permis d’agir utilement, en attendant la constitution définitive d’un organisme correspondant, actuellement en préparation.
Mentionnons, par exemple, qu’il a été le promoteur dans cette République de la « Journée française », en mars 1916, qui eut pour résultat, non seulement de procurer des sommes importantes aux organisations françaises de secours, mais encore, par les nombreuses manifestations qu’elle suscita, de donner lieu à une excellente propagande et d’accroître la sympathie de la population argentine pour notre pays. De même, il a
* reçu chaque mois, au cours de la guerre, d’un certain nombre de ses amis de Buenos-Aires, des souscriptions généreuses. Conformément aux indications des donateurs, il a transmis une partie de ces sommes à des œuvres diverses et employé une autre partie à la reconstitution de villages de la France dévastée.
IV. — A Montevideo, le Comité France-Amérique est en voie de réorganisation sur les bases suivantes : président d’honneur, M. Juan Zorilla de San Martin, ancien ministre de l’Uruguay à Paris; président, Dr Alfredo Navarro, officier de la Légion d’honneur; secrétaire général, M. Firmin Carlos de Yeregui, directeur du Protocole; trésorier, M. Luis-J. Supervielle, directeur de la Banque d’assurances de l’Etat ; membres du Conseil de direction : MM. Adolfo Agorio; Emilio Barbaroux, recteur de l’Université de Montevideo; Dr Agustin Cardoso; M. Gerona; Dr José Irureta Govena; M. Paul Mendilaharsu; M. Manini y Rios, sénateur; M Jules Mailhos (décédé); M. Montero Panifier, juge à la Cour; M. Washington Paullier, député, président du Comité « Pro Francia » et « Descendants de Français »; Dr Piera, ancien ministre de l’Uruguay à Paris; M. Prando; M. José Enrique Rodo (décédé); Dr Joaquin de Salterain, ancien ministre
des Affaires étrangères; M. Ricardo Sienra Lessa. ancien sous-secrétaire d’Etat au Ministère de la Guerre.
Pendant toute la durée de la guerre, ces personnalités ont mis, avec le plus grand dévouement, leur haute influence au service de la cause française, et nul n’ignore, dans notre pays, les profondes et unanimes sympathies dont nous jouissons en Uruguay. On sait que cette République a rompu, le 8 octobre 1917, les relations diplomatiques avec l’Allemagne : nos amis de Montevideo peuvent, à juste titre, en revendiquer pour une large part le mérite, car leur action, dans la presse, aux Chambres et sur l’opinion publique, a été particulièrement efficace. Nous avons, notamment, un devoir spécial de gratitude à l’égard de l’illustre écrivain et philosophe José Enrique Rodé, membre du Conseil de Direction de notre Comité de Montevideo, dont nous déplorons la perte irréparable. Partisan convaincu de l’influence française en Amérique latine, il fut, dès le premier jour, l’ardent défenseur de notre cause. C’est lui qui, le i4 juillet 1915, au cours d’une émouvante manifestation, fit l’éloge de la France devant une foule de 10.000 personnes, assemblées pour acclamer notre pays en la personne de son représentant.
Au point de vue intellectuel, une initiative des plus intéressantes a été prise par M. Luis- J. Supervielle, trésorier de notre Comité de Montevideo. Il a offert personnellement, par l’intermédiaire du Comité central de Paris, une somme de ving mille francs pendant trois ans, pour la création d’une chaire de littérature française à l’Université de Montevideo. Le premier cours a été professé, en 1919, avec un remarquable succès, par M. Henry Bidou.
En Uruguay également, notre Comité a trouvé des bienfaiteurs généreux qui, par son intermédiaire, ont envoyé aux œuvres françaises des souscriptions atteignant un chiffre élevé.
V. — Notre Comité correspondant de Santiago du Chili, fondé sous la présidence du regretté M. Marcial Martinez, est actuellement présidé par M. Maximo del Campo, ancien ministre des Affaires étrangères, et vice-présidé par M. F.-Puga Borne, ancien ministre du Chili à Paris, et M. Alberto Mackenna Subercasseaux, président de la Junta de réforme municipale. Son Conseil de Direction est composé de MM. Luis Aldunate, Dr Gregorio Amunategui, Luis Barros-Borgono, Jorge Valdivieso Blanco, Carlos Larrain Claro, Dr Ramon Corvalan-Melgarejo, Luis Cousino S., José Miguel Echenique, Javier Angel Figueroa, Fernando Freire, Roberto Sanchez Garcia de la Huerta, Pedro Felipe Iniguez, Octavio Maira, Jorge Matte, Nicanor Molinares, Ramon Cruz Montt, colonel Pedro Morande, colonel Mariano Navarette, vice-amiral Nef, Maurice d’Orival, Dr Augusto Orrego-Luco, Rafael Orrego, Guillermo Perez de Arce, Dr Emile Petit, Jules Pra, contre-amiral Soublette, Concha Subercaseaux, Luis Zegers. Le secrétaire général du Comité est M. l’abbé Emile Waisse, conservateur de la Bibliothèque Nationale, assisté, comme secrétaire, de M. Ricardo Montaner Bello, professeur à l’Université de Droit, et, comme secrétaireadjoint, de M. Mariano Puga Vega, attaché au Ministère des Affaires étrangères. Son trésorier est M. Edmond Laville, gérant de la Banque française du Chili. Le comte Joseph de La Taille est spécialement délégué par le Comité central de Paris auprès du Comité de Santiago.
Toutes ces personnalités ont constamment exercé leur activité en
faveur de notre pays et contribué ainsi à orienter vers les Alliés les sympathies de l'esprit public au Chili. M. Silva Vildosola, notamment, par son énergique et courageuse campagne dans El Mercurio, a été pour l’opinion chilienne, durant la guerre, un témoin et un guide particulièrement écouté. Les nombreux et beaux discours de M. Alberto Mackenna ont eu également les plus heureux résultats. L’ensemble de ces efforts, joints à une action personnelle constante dans les conversations et relations particulières, a eu pour effet de déterminer au Chili la formation de courants importants favorables à notre cause. Ils ont trouvé leur expression dans les Notes diplomatiques adressées par le ministre des Affaires étrangères du Chili, en avril 1917, au gouvernement des Etats-Unis, à la suite de
* leur entrée en guerre, et, le 24 juin 1917, à celui du Brésil, qui venait de rompre les relations diplomatiques avec l’Allemagne : les dites Notes reconnaissaient, en effet, comme « entièrement justifiées » les décisions
* prises par ces deux Etats.
Dans le domaine charitable, signalons, parmi maintes autres initiatives, la « Journée française », organisée, le 17 octobre 1915, par les membres du Comité France-Amérique de Santiago et qui obtint auprès de la population chilienne un remarquable succès. Elle fut couronnée par une représentation de gala qui eut lieu au Théâtre Municipal, en présence du Président de la République, des membres du Gouvernement, du corps diplomatique allié et d’une nombreuse et brillante assemblée. Les discours de M. Marcial Martinez et de M. Alberto Mackenna, empreints d’une ardente amitié pour la France, soulevèrent d’enthousiastes acclamations montrant combien leurs paroles traduisaient heureusement les sentiments de leurs auditeurs.
VI. — Le Comité de Santiago du Chili possède à Concepcion une filiale, de fondation récente, qui est dirigée par le Bureau suivant : président, Dr Victor M. Villagra ; vice-présidents, M. Antonio Aninat et M. Julio Parada Benavente ; secrétaire, M. Norberto Soto ; trésorier, M. Pablo Harosteguy. Ce groupement se propose d’exercer son influence, non seulement dans la ville de Concepcion, mais dans l’ensemble de la région, et il a inscrit à son programme d’action immédiate : la diffusion de la langue française; le concours à apporter pour la réalisation du projet de Lycée français à Santiago; la création d’une agence commerciale en vue de favoriser les rapports d’affaires entre les deux pays; l’érection d’un monument à la mémoire des Français et des Chiliens de la circonscription morts pour la France, etc.
VII. — Des Comités France-Amérique existent dans les capitales de la Bolivie et de l’Equateur. Celui de La Paz a pour président le Dr Carlos Calvo, ancien ministre de l’Instruction publique ; vice-président : M. Manuel V. Ballivian, directeur général de la Statistique ; secrétaire : M. Maurice Mollard, directeur des Mines; trésorier : M. Castro Rojas, directeur général des douanes; membres du Conseil : MM. Juan Teodomiro Camacho, recteur de l’Université de La Paz; Eugenio Carpentier, directeur du Banco National; Claudio Sanjines, professeur à la Faculté de Médecine, Lino Romero; Franz Tamayo; J. Luis Tejada; Felipe Guzman; José Maria Suarez, ancien sous-secrétaire d’Etat à l’Instruction publique.
Le Comité de Quito a pour président : M. D.-J. Trajano Mera, soussecrétaire d’Etat aux Affaires étrangères ; vice-président : M. D. Nicanor
Correa, syndic du Conseil municipal de Quito ; secrétaire : M. D. José Gabriel Navarro, directeur de l’Ecole nationale des Beaux-Arts; trésorier : M. D. Ricardo Ortiz; membres du Conseil : MM. Manuel Sotomayor y Luna ; Carlos Manuel Larrez, secrétaire de la Société équatorienne des Etudes historiques américaines ; D. Luis G. Davila, professeur à TUniversité centrale ; Lucindo Almeida B. ; coionel D. Angel Isaac Chiriboga, directeur de l’Ecole militaire.
L’influence exercée par les personnalités formant le Bureau et le Conseil de Direction de nos Comités, en Bolivie et en Equateur, a eu sa part dans la rupture des relations diplomatiques avec l'Allemagne proclamée par ces deux Etats, respectivement, le i4 avril et le 9 octobre 1917.
VIII. — Il en a été de même en Amérique Centrale, où notre Comité correspondant fonctionne, à Costa Rica, avec le Bureau suivant : président d’honneur : M. Ricardo Fernandez Guardia, ancien ministre des Affaires étrangères ; président : M. Leonidas Pacheco, ancien ministre de l’Instruction publique ; vice-président : M. Enrique Jiménez Nunez, ancien ministre de l’Agriculture et des Travaux publics; secrétaire : M. Àlejandro Alvarado Quiros, avocat ; trésorier : M, Gregorio Martin, de la Banque de Costa Rica; membres du Conseil : Dr Carlos Alvarado, docteur en médecine ; MM. Mario Sancho ; Victor Guardia ; Carlos Maria Jiménez, ancien ministre de l’Intérieur; Alfredo Esquivel; Mario Cruz; Emilio de Merzerville; Alfredo Mata, etc.
Sur les cinq Républiques de l’Amérique centrale,- une — le Guatémala (24 avril 1918) — s’est déclarée en état de guerre avec l’Allemagne; trois — le Honduras (17 mai 1917), le Nicaragua (19 mai 1917) et le Costa Rica (24 septembre 1917) — ont rompu les relations diplomatiques; la dernière — le San Salvador (6 octobre 1917) — a proclamé son entière solidarité avec les Etats-Unis.
IX. — Avec ses correspondants du Pérou, — qui a également rompu les relations diplomatiques avec l'Allemagne, le 7 octobre 1917, — le Comité central de Paris n’a cessé d’entretenir des rapports très étroits, suscitant et encourageant leur action, alimentant leur propagande par l’envoi de publications, brochures et ouvrages, et en toute circonstance appuyant leur effort. Il a soutenu de la même manière nos amis du Vénézuéla, où l’on a eu un témoignage probant des sympathies dont jouit la France par le message, signé des noms les plus éminents, qui fut adressé, en 1917, au Président de la République, ainsi que par les fêtes du i4 juillet célébrées en l’honneur de notre pays.
X. — Il convient, en outre, de mentionner qu’en réponse à ses appels, d’importantes contributions sont parvenues de toutes ces Républiques au Comité France-Amérique de Paris, comme secours aux éprouvés de la guerre.
XI. — Dans les Antilles, notre Comité correspondant se trouve à La Havane et il groupe l’élite intellectuelle et sociale cubaine sous la présidence du sénateur Cosme de la Torriente, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, assisté, en qualité de vice-présidents du Comité, de MM. Enrique José Varona et Alfredo Zayas y Alfonso. l’un ec l’autre anciens vice-présidents de la République; Manuel Sanguilv, ancien secré-
taire d’Etat aux Affaires étrangères ; Emilio Ferrer y Picabia, ancien ministre plénipotentiaire de Cuba en France ; Juan Santos Fernandez, président de l’Académie des Sciences de La Havane; Fernando Sanchez de Fuentes, recteur de l’Université de La Havane. Le secrétaire général est M. René Dussaq ; vice-secrétaire : M. José Maria Collantes, membre de la Chambre des Représentants; trésorier : M. Sébastian Gelabert, ancien directeur de la Banqub de La Havane ; vice-trésorier : M. le Dr Antonio Diaz Albertini; délégué général du Comité à Paris : M. Manuel Tejedor, premier secrétaire de la Légation de Cuba à Paris. Parmi les membres de son Conseil, citons :
MM. Manuel de Ajuria, Rafael Maria Angulo, José A. Barnet. Ramon A. Catala, Manuel Maria Coronado, Gustavo G. Duplessis, Federico Edelman, Armando Etchegoyhen, Francisco Etchegoyhen, Alberto Falcôn, Domingo Figarola Canada, Carlos Fonts Sterling, Ezequiel Garcia Ensenat, Fermin Goicoechea, Juan de Dios Garcia Kohly, Pedro Lamotheh, Marcel Le Mat, Jorge Le Roy, Mario Lamar, Ernesto Perez de la Riva, José A. Presno, Miguel Angel Quevedo, Evelio Rodriguez Lendiân, José I. Rivero, Antonio Rodriguez Morey, Salvador Salazar, Eduardo Sanchez de Fuentes, Guillermo M. Tomés, Oscar Ugarte, Ciro de la Vega, Carlos de Yelasco, Manuel Yero Sagoî, Laura G. de Zayas Bazân, Raimundo Cabrera, Julio de Cérdenas, Raul de Cérdenas, J Lorenzo Castellanos, Alfredo Carnot, Francisco Dominguez Roldân, Wilfredo Fernandez, Leopoldo Figueroa, Armando Godoy, Miguel de Marcos, Manuel Marquez Sterling, Conrado W. Massaguer, Juan J. Maza y Artola, Fernando Mendez Capote, Gaston Mora, Vidal Morales, Luis Montané, Rafael Montoro, Fernando Ortiz, Guillermo Patterson, Antonio Gonzalo Perez, Luis Marino Perez, Alfredo Porta, Manuel Rodriguez Fuentes, Hector de Saavedra, Antonio Sanchez de Bustamante, Regino Truffin, Manuel Varona Suérez, José R. Villaverde, José R. Villaldn, Teodoro Zaldo, etc.
Chacune de ces personnalités a fourni, pendant la guerre, de multiples preuves de son zèle pour notre cause et de sa générosité pour nos œuvres. Une double action politique et charitable a été ainsi exercée : la première a trouvé son couronnement dans l’entrée en guerre de Cuba aux côtés des Alliés, le 9 avril 1917; la seconde s’est traduite par l’envoi en France de dons, en nature et en argent, considérables. Pour ne citer en exemple, ici encore, que le Président du Comité, rappelons que le sénateur Cosme 1 de la Torriente a été en même temps président de la Commission des Relations extérieures du Sénat et président de la Commission nationale cubaine de propagande pour la guerre et d’aide à ses victimes. Indiquons encore que l’un des membres du Conseil de notre Comité de La Havane, l’éminent jurisconsulte M. Antonio Sanchez de Bustamante, a été le délégué de la République de Cuba à la Conférence de la Paix.
XII. — A Panama, le Comité France-Amérique compte parmi les membres de son Bureau et de son Conseil de Direction les personnalités les plus importantes de la République : présidents d’honneur : Dr Pablo Arosemena, ancien président de la République, et Dr Porras, président de la République; président : M. Ricardo Arias, ancien secrétaire d’Etat; viçeprésident honoraire : M. Isidoro Hazera, ancien secrétaire d’Etat aux Finances; vice-président ; Dr A. Preciado, ancien secrétaire d’Etat; secrétaire : M. Jules Heurtematte; trésorier : M. Antonio Jiménez, ancien chargé d’affaires de Panama à Paris; membres du Conseil : MM. Tomas Arias, Aristide Arjona, Ramon Acevedo, Dr H. -F. Aîfaro, colonel O. Alfaro,
Frédéric Boyd, Charles Clément, Domingo Diaz, Manuel Espinoza, général S. de la Guardia, M.-L. de la Vega, Rafael Neira, général de Obarrio, Manuel Quintero, Nicolas Victoria J., etc...
Le Comité de Panama, marquant sa volonté d’action pratique et immédiate, s’est donné notamment cette tâche précise : constituer définitivement le Musée commercial français, avec dépôt de catalogues et d’échantillons, actuellement en cours d’installation, et en assurer le fonctionnement permanent; — associer la France avec toute la solennité désirable à la célébration du i4 juillet, devenu jour de fête nationale de la République; — rechercher et entretenir les tombes des Français (tombes qui sont au nombre de plusieurs milliers, aujourd’hui dans un pénible état d’abandon) morts dans l’Isthme à l’époque de la construction du canal; — enfin, faire aboutir la construction du monument dont la première pierre a été posée le i4 juillet 1919 et qui sera érigé à la mémoire de nos compatriotes : ingénieurs, ouvriers et employés, qui ont sacrifié leur vie à la réalisation de cette oeuvre immense.
XIII. — Enfin, des Comités correspondants France- Amérique sont actuellement en voie d’organisation dans un certain nombre d’autres grandes villes d’Amérique latine, en particulier dans les capitales suivantes : Bogota, avec l’appui de M. Carlos Arbelaez, ancien chargé d’affaires de la République de Colombie à Paris, et de M. Corredor La Torre ; — San Salvador, sous le patronage du Président Jorge Melendez ; — Mexico, avec le concours de MM. Lopez Portillo y Rojas, ancien ministre des Affaires étrangères; Antonio Caso, professeur à l’Université Nationale ; Jésus Urueta, sénateur ; Dr Margain ; José Manuel Gutierrez Zamora, ancien ministre; Jean Dupuy, etc...
XIV. — L’analyse qui précède, quoique sommaire, a montré, pensonsnous, l’œuvre d’un intérêt primordial accomplie par nos Comités correspondants du Nouveau Monde et le rôle de premier plan qu’ils ont joué pendant la guerre. Avec le retour de la paix, ils entendent que l’amitié politique des nations américaines pour la France et leur bienfaisante générosité à l’égard de nos régions dévastées contribuent à intensifier le courant des échanges intellectuels et économiques, également utiles de part et d’autre. C’est aussi le sentiment du Comité central de Paris et l’idée qui inspire ses initiatives nouvelles, initiatives qui, d’ailleurs, ne sont que le complément des modes d’action antérieurs, toujours opportuns et soigneusement maintenus.