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— J'ai un kandjar à ma ceinture!... — dit Ércbe.
— Et quand vous aurez poignardé un , deux, trois de ces honnêtes pirates, ne succomberez-vous pas tôt ou tard sous le nombre ? Croyez-moi donc, venez à bord de la Gallione rouge , Pog-Reis vous donnera ses ordres et son caïque ; vous irez trouver Raymond V, et demain vous pouvez être ici avec une bonne somme d'orque vous remettra de grand cœur le vieux baron pour revoir sa fille ; demain , vous dis-je , vous pouvez emmener ces deux infantes .
— Mon Dieu! que faire?. — s'écria Reine — cet homme dit peut-être vrai. Et mon père n'hésiterait pas à donner une somme si considérable qu'elle soit. Pourtant, si cet homme ment, nous perdons notre seul protecteur. . . — ajouta-t-elle en se retournant vers Erèbe.
Celui-ci setrouvaitdans la même perplexité. Il sentait qu'il serait toujours obligé de céder au nombre, et qu'en refusant d'obéir à Pog- Reis, il pouvait aggraver la situation de mademoiselle des Anbiez.