II
506 l.E COMMANDFXR DE MALTE.
(lit-il au bohémien d'une voix sourde avec une secrète épouvante.
— Que vous importe le songe , monseigneur ?
— Parle, tedis-je... parle.
— Pog-Reisa été emporté dans l'espace des visions— reprit lladji avec une emphase orientale. — Il a entendu la voix de l'esprit... Elle lui a dit : Regarde... et il a vu une femme dans un cercueil... et cette femme avait été frappée au cœur et sa blessure saignait. Et auprès de la femme morte, Pog-Reis a vu s'élever le fantôme d'un soldat du Christ... Ce fantôme , c'était toi.
— Moi... moi ! — s'écria le commandeur, immobile de stupeur.
— Toi... — ditHadji en contenant sa joie , car il voyait que le récit arrangé par Pog-Rois répondait aux vœux du pirate.
Pog(iM.de Montrcuil), jugeant du caractère religieux et exalté du commandeur par les lettres que le bohémien avait surprises dans la cabane du guetteur, ne doutait pas que Pierre des Anbiez ne fiU vivement frappé , et ne fût peut-être décidé au combat par la supposition