‹ Le commandeur de Malte (volume 2)Chapitre 53 sur 54 · CHAPITRE XLI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XLI

Ti'ois jours après le funeste combatdu commandeur des Anbiez et d'Éièbe, la galère noire et la polacre de Luquin étaient mouillées dans le port de la Ciotat.

Neuf heures du matin venaient de sonner à riiorloge de la Maison-For le.

Le capitaine Trinquetaille s'avança discrètement sur la pointe du pied dans la galerie où s'était passée la cérémonie de la Noël, et se dirigea vers l'appartement de mademoiselle des Anbiez.

Il frappa à la petite porte de 1 oratoire, Stéphanette en sortit bientôt.

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— Ehbicu! Luquin — dit la jeune lillctruii air inquiet — comment a-t-il passé la nuit T

— Mal, Stéphanette, très-mal, il n'y a plus d'espoir — dit M. l'abbé.

— Malheureux enfant ! — dit la jeune fille.-— Et monsieur le commandeur?

— Toujours dans le même état, assis à son chevet, comme une statue, sans remuer, sans parler... sans voir , sans entendre... Le père EIzéar dit que si monsieur le commandeur pouvait pleurer... il serait sauvé , sinon...

— Eh bien !

— Il craint que la tête... — et Luquin fît un geste indiquant qu'on pouvait redouter la folie.

— Ah ! mon Dieu, si cela était, quel nffieux malheur à ajouter aux autres.

— Et mademoiselle Reine — demanda Luquin — comment vn-l-elle?

— Toiijonis souffrante. Cette triste cérémonie du baptême d'hier l'a si émue; monseigneur a voulu qu'elle fiU, avec lui, marraine de ce pauvre jeune païen , que ces mécréants aj)pelaient Érèbe; sans cela , il ne pourrait pas mourir chrétien ! A cet âge , mon iMeu, il n é-

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