‹ Le commerce au dix-neuvième siècleChapitre 48 sur 87 · Industrie · texte numérisé non relu

Industrie

L’uae des premières nécessités des établissemens coloniaux de la France , est le perfectionnement de leur industrie manufacturière. Des expériences dont les détails sont trop étendus pour trouver place ici , ne laissent

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point douter, par exemple , que sans ajouter à l’étendue des cultures de la canne à sucre , on ne puisse obtenir des produits plus considérables d’un quart , ou même davantage , par la seule application des découvertes récentes dont se sont enrichis les arts chimiques. Mais de grands obstacles s’opposent à ce succès. Ce sont principalement : — La difficulté de fairê réussir quelque perfectionnement que ce soit , dont les opérations ont pour agens , des nègres esclaves qui manquent de soin , d’activité , d’intelligence , et presque toujours de bonne volonté. — L’esprit de dénigrement qui comprime toute espèce de désir d’échapper au joug imposé par la routine. — Le défaut d’exemples , de direction , d’encouragement, de lumières dont on puisse profiter pour mieux faire. — Le prix élevé de la main-d’œuvre et la lenteur du travail des ouvriers libres qu’on emploie, et qui sont presqu exclusivement des affranchis. — L’état précaire des colonies, dont on ne s’est point assez occupé depuis la paix , pour relever les espérances de leurs habitans , appaiser leurs craintes et encourager les travaux de perfectionnement que leurs fabriques exigent pour lutter de succès contre les avantages naturels des produits de l’Inde Britannique.

Cependant les causes de ces malheurs peuvent être taries , et la possibilité de faire le bien n’est pas au-delà du pouvoir que possède le Gouvernement.

Le commerce des colonies a pour élément :

i.° Les importations nationales, qui se composent des marchandises et comestibles provenant de l’industrie et

.lu sol de la France ; elles fournissent h la consommation intérieure des colonies et à l’approvisionnement de leur entrepôt, et forment le commerce réservé exclusivement aux navires appartenant à la métropole;

S.’ Les importations étrangères qui se composent des objets de consommât, on dont l’arrêt de ,784 permet l’in roductmn aux navires étrangers, en concurrence aveC‘

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